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Médiation sociale

La médiation sociale réfléchit à une norme pour se professionnaliser

Publié le 03/07/2015 • Par Hugo Soutra • dans : Actu experts prévention sécurité, France

Un partenariat entre l'AFNOR, France Médiation, le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et le Comité interministériel de prévention de la délinquance (CIPD) a été noué, vendredi 26 juin, pour créer une norme expérimentale relative à la médiation sociale. Objectif : professionnaliser et pérenniser ce secteur en proie à des difficultés financières. Explications.

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« Nous ne sommes pas des agents de sécurité, mais nous ne faisons pas d’animation non plus. La médiation sociale est un secteur à part entière » témoigne Laurent Giraud, directeur du réseau France Médiation. « Les acteurs de ce secteur – dont certains se qualifient encore d’assistants de service social ou de conseillers conjugal et familial  – doivent en prendre conscience, mais également et surtout les commanditaires et les différents partenaires. »

Pour ce faire, une norme expérimentale sera prochainement créée en vue de formaliser le fonctionnement des structures de médiation sociale, clarifier leurs missions et renforcer leur légitimité. L’annonce a été faite par l’AFNOR, vendredi 26 juin, lors de l’assemblée générale de France Médiation à laquelle était présente des représentants du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et du Comité interministériel de prévention de la délinquance (CIPD).

Groupe de travail – Après six mois de négociations, un groupe de travail a été mis en place. Assumant seuls les frais de cette expérimentation, le directeur de la politique de la ville au CGET, Raphaël Le Méhauté, accompagné de Pierre N’Gahane, secrétaire général du CIPD, nommés respectivement président et vice-président de cette instance, devront élaborer dans les semaines à venir un cahier des charges faisant consensus auprès des différents acteurs de la médiation.

« La norme expérimentale est une étape intermédiaire et n’a pas encore la valeur d’une norme homologuée. Notre idée est de prendre le temps de créer et de tester ce cahier des charges auprès des acteurs du marché, puis de le consolider afin que la norme réponde, dans sa version définitive, le plus précisément possible à votre métier et à vos besoins » tente de rassurer Eric Laurençon, directeur du développement « Certification de produit, de service et des labels » à l’AFNOR.

Ensuite, seulement, viendra la phase d’audit et de mise en  conformité. Objectif à terme : faire reconnaître l’activité de médiation, professionnaliser le secteur, se différencier des structures non-professionnelles et des activités connexes s’en réclamant injustement, ainsi que faire valoir une certification auprès des partenaires financiers publics comme privés.

Démarche de professionnalisation – L’enjeu est grand, de surcroît dans un contexte budgétaire contraint. « Nous travaillons depuis quatre ans sur la qualification des activités de médiation, qu’il s’agisse de médiation sociale, culturelle ou de prévention des conflits et de la délinquance dans les transports en commun. Avec cette norme, nous faisons un pas supplémentaire dans notre démarche de professionnalisation » se félicite Antonio Furtado, directeur d’exploitation, projet et qualité de Citéo.

France Médiation, qui accompagne déjà une partie de ses adhérents dans la réorganisation de leur structure, mettra à disposition de ce groupe de travail son « cadre de référence. » Il liste déjà les valeurs, règles déontologiques et autres modes de gouvernance préconisés pour les structures de médiation sociale. Chargés en quelque sorte de le toiletter et de le moderniser pour qu’il réponde au mieux aux pratiques du terrain et aux besoins du quotidien, l’AFNOR, le CGET et le CIPD pourront également s’appuyer sur la synthèse des audits préalablement menés par le réseau.

D’avril à juin 2015, cinq adhérents – de taille différente, exerçant des activités de médiation variées – se sont effectivement déjà confrontés à ce cadre théorique co-construit en 2011. « Le référentiel, et bientôt la norme, permet de ne pas utiliser la médiation à n’importe quelle fin » estime par exemple Christiana Linus, responsable de la médiation, citoyenneté et prévention chez Optima 44 pour le compte de la ville d’Orvault.

« Pour nous qui nous questionnons si souvent sur notre rôle à force de mener des missions plus variées les unes que les autres, c’est une aubaine d’être audité. Nous avons ainsi eu confirmation que nous nous faisons bel et bien de la médiation, que nous étions bien un acteur tiers entre les usagers et leur environnement – qu’il s’agisse des services publics ou d’entreprises privées» raconte Sala Sassi, directrice de Médiance 13, lors de l’assemblée générale de France Médiation.

Faire évoluer la médiation – Le retour sur expérience de ces cinq structures déjà auditées alimentera utilement la réflexion des créateurs du futur dispositif normatif. En effet, l’association des Femmes relais et médiateurs interculturels d’Aulnay-sous-Bois a, par exemple, déjà fait remonter plusieurs craintes à la direction de France Médiation et à l’AFNOR.

« Poser un cadre rendant plus lisible nos actions peut être une opportunité » convient Candice Vincent, chef de projet à Profession Banlieue qui les représente. « Mais à condition de faire de l’accompagnement en parallèle ! Ces bénévoles ont professionnalisé leur petite structure au cours des dernières années, sans formaliser pour autant leurs pratiques. Or, les écrits, référentiels et autres chartes ne font pas la qualité de l’intervention sur le terrain » fait-elle remarquer.

Ne croyant pas à ce risque d’institutionnalisation, bridant l’innovation de proximité de certaines structures associatives, Eric Laurencon se montre compréhensif. « Le terme ‘Normalisation’ fait peur. Mais l’AFNOR ne cherche pas à complexifier vos pratiques, mais simplement à faire reconnaître, évoluer et vivre la filière de la médiation. Cela peut paraître prétentieux de notre part, mais il nous semble que ce sont les enjeux qui se posent à vous aujourd’hui » explique-t-il.

« Cette normalisation sera un point d’appui réel aux pratiques… seulement si elle s’inspire des pratiques du quotidien » avertit Bénédicte Madelin, qui ne souhaite pas d’un processus descendant et imposé. Au contraire, l’ancienne directrice de Profession Banlieue réclame une co-construction de la norme expérimentale avec les acteurs de terrain.

Prix de la certification – « Il n’y a pas de risques de standardisation des services de médiation si nous décidons, tous ensemble, que le cadre reste ouvert à l’innovation » tente de la rassurer Laurent Giraud. « La logique de formalisation va peut-être marginaliser certaines structures, mais aussi nous donner des arguments face à la concurrence naissante émanant du secteur de la sécurité privée » justifie, pour sa part, Antonio Furtado de Citéo.

Autre point d’inquiétude : le prix de la certification. « Je ne suis pas encore en capacité de vous dire combien cela vous coûtera. Tout dépendra du contenu de la norme définie, de la méthodologie de travail et de la taille des structures auditées » soutient Eric Laurencon, de l’AFNOR. Une réflexion est en cours au sein du CGET et du CIPD pour, éventuellement, soutenir la démarche de labellisation des plus petites structures.

Si plusieurs détails restent donc encore à régler, la majorité des acteurs semblent, aujourd’hui, prêts à transformer l’essai du « cadre de référence » pour aboutir à une réelle norme de la médiation sociale.

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