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Enseignement musical

Les conservatoires de musique doivent-ils faire confiance à Fleur Pellerin ?

Publié le 19/06/2015 • Par Emmanuel Guillemain d'Echon • dans : France

La ministre de la Culture, Fleur Pellerin, a annoncé le 9 juin 2015 un possible «réengagement » de l’État, dès 2016, dans le financement des conservatoires de musique, dont il s’était retiré cette année. Les professionnels restent sceptiques.

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À l’approche du festival d’Avignon, le ministère de la Culture chercherait-il à arrondir les angles ? Dans une lettre adressée le 9 juin à trois fédérations CGT- SNAM (1), FNSAC (2) et FSP (3), à la veille de leur appel national à la grève dans les conservatoires, Fleur Pellerin a annoncé vouloir « réengager l’État » auprès de ces derniers et « travailler sur cette question dans le cadre du budget 2016 ».

L’arrêt brutal, par la loi de finances pour 2015, des subventions étatiques aux quelque 150 conservatoires à rayonnement départemental et régional, certes modestes (6,8 % de leur budget en moyenne), mais cruciales en cette période de disette budgétaires, avait été vécu comme un véritable désaveu par le monde musical et par les syndicats. Le gouvernement avait tenté un premier retour en arrière en essayant de régler la question grâce aux pactes culturels mis en place avec les collectivités locales dans le contexte plus global de la baisse de leurs dotations. Mais Fleur Pellerin a rapidement dû reconnaître que ce n’était pas suffisant.

Situation critique dans certains établissements

Les plus touchés sont les petits conservatoires, n’ayant ni la réputation d’établissements prestigieux ni la chance d’être adossés à une commune riche. À Châteauroux (Indre), par exemple, le maire a annoncé une coupe de 20 % dans le budget du conservatoire ; six professeurs contractuels ont été remerciés, ce qui aboutira à des fermetures de classes comme le tuba, l’accordéon diatonique ou le hip-hop.

De fortes hausses des tarifs sont attendues, notamment pour les élèves résidant hors de la commune, comme cela s’est produit à Évreux (Eure) où ils vont presque doubler à la rentrée 2015 pour les élèves non-résidents. Car si le rayonnement de ces conservatoires est labellisé par l’État comme « régional »  ou « départemental », ce sont les communes ou les intercommunalités qui assument la quasi-intégralité du budget.

 

Concert au Conservatoire de musique de Reims, Garitan CC BY SA 3.0

Concert au Conservatoire de musique de Reims, Garitan CC BY SA 3.0

Enseignement musical vs éducation culturelle

Là où le bât blesse, c’est que les coupes budgétaires décidées par les villes devraient porter sur les actions de sensibilisation et d’éducation culturelle, thématique à laquelle le gouvernement veut réaffecter les crédits retirés aux conservatoires, ces derniers étant jugés trop conservateurs. « On nous critique pour notre élitisme, notre incapacité à nous ouvrir. Ce discours est mal perçu par ceux qui ont œuvré depuis des années à cette même ouverture au grand public, à la diversification de l’enseignement : ils ont l’impression qu’on s’est arrêté sur une image figée des conservatoires, sans se rendre compte que beaucoup avaient évolué », observe Jean-Mar Kipfer, président  de Conservatoires de France, une association qui rassemble environ deux cents établissements.

« Le gouvernement veut plus d’ouverture, nous le voulons aussi ! Mais pour ça il faut plus de moyens et embaucher des professeurs, or il fait le contraire », critique un professeur de piano d’un conservatoire parisien. Nombre d’enseignants s’opposent au remplacement progressif du travail individuel des instruments, très coûteux, par des cours collectifs et autres actions du type « orchestre à l’école », déjà menées par les conservatoires.

Quel retour pour l’Etat ?

Le « réengagement » de l’État se ferait notamment sur la base de projets d’établissement. « Quels sont ces projets, comment et par qui seront-ils validés, sur quelles bases ? On ne sait pas bien encore », explique Jean-Marcel Kipfer, qui voit quand même dans l’annonce un « signal positif ».

« Autrement dit, on passe d’une dotation de fonctionnement à une contractualisation. Le ministère parle de moyens constants, mais à quoi correspondent-ils ? Aux 30 millions versés en 2007 ou aux 15 millions de 2014 ? », questionne pour sa part Marc Sureau, professeur au conservatoire de musique de Béziers et secrétaire de la section CGT de la communauté d’agglomération.

Les élus à la recherche d’un diagnostic partagé

La Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC) annonce vouloir lancer un groupe de travail avec le ministère, les conservatoires et les associations de parents pour établir un diagnostic. « Il faut prendre en compte la démocratisation des établissements qui s’est faite avec l’encouragement très fort des collectivités », affirme Florian Salazar-Martin, maire-adjoint (PC) de Martigues (Bouches-du-Rhône) et président de la FNCC.

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Commentaires

Les conservatoires de musique doivent-ils faire confiance à Fleur Pellerin ?

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parents pour la musique

19/06/2015 10h22

L’ouverture vue par les conservatoire, c’est une position défensive lorsque les budgets sont remis en cause. Cela fait des décennies que cette institution défend sa conception élitiste de la musique au mépris des attentes de ses concitoyens. Aujourd’hui, « il faut que tout change pour que rien ne change » : mais il est bien tard pour se réveiller.
Plus d’info sur : http://parentspourlamusique.blogspot.fr/

Henri Tanson

20/06/2015 08h46

Pour comprendre ce qui se passe, il faut se poser les bonnes questions.
Est-ce que Fleur Pellerin décide de quoi que ce soit? A-t-elle les moyens de sa politique?
Est-ce qu’un seul ministre Français décide ou obéit?
Est-ce que le président détermine lui-même sa politique économique ou a-t-il un « supérieur »?
Qui décide et dans quel but?
Peut-on agir contre l’austérité? Remettre en cause la dette de notre État, de notre Banque centrale? Qui l’a décidée?
Si vous vous posez ces questions-là, vous comprenez que le pouvoir est à Bruxelles, à la Commission et dans les traités européens dont la Commission est garante de leur application.
C’est la Commission qui a imposé l’austérité, qui impose à la France de rembourser sa dette, maintenant.
Ce sont les traités qui imposent la mise en concurrence tout ce qui dépend du privé: les Conservatoires, les Théâtres municipaux, les Orchestres… Par exemple, mais pas seulement. L’ensemble de ce qui est public, ou protégé par le public.
C’est à cause de l’austérité imposée de l’extérieur, que notre gouvernement n’a plus d’argent, de moins en moins de revenus et donc, réduit ses dépenses, ses dotations, ses aides, subventionnés.
C’est pour la même raison que l’on détruit les acquis sociaux, le droit du travail….
Les professions réglementées, pharmaciens, taxis, notaires, auto-écoles… Etc… La société française se désintègre, lentement. Parce que Bruxelles l’a décidé et ne s’en émeut pas; parce que nous avons ratifié les traités sans les lire et sans les comprendre…
La solution?
Laisser faire et constater notre déchéance, sans rêver, sans s’affoler: c’est inéluctable si nous restons dans ce modèle économique imposé, les traités et la Commission qui décident pour nous. Dans un intérêt qui n’est pas le nôtre. Nous devons nous préparer à rejoindre la Grèce, par exemple. Sans rire.
Ou comprendre qu’il y a un autre chemin, légal, autorisé, dont personne ne veut parler.
C’est politique et c’est le seul chemin pour ne pas aller dans le mur qui se dessine à gros traits.
Merci.

Un de Midi-Pyrénées

23/06/2015 10h05

Tout changer pour rendre plus ludique, attractif, etc. Sauf que…
Voir d’abord l’objectif : former de futur professionnesl ou des amateurs éclairés ?
Le besoin n’est alors pas le même…
Prenons, pour une fois, exemple sur le sport : jouer à la baballe n’exclut pas les tours de terrain pour acquérir le foncier et les tours de terrain, c’est tout sauf ludique. C’est peut-être un brin provocatuer mais…

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