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Violences faites aux femmes

Le gouvernement se mobilise contre les morts violentes au sein des couples, en baisse en 2014

Publié le 12/06/2015 • Par avec l'AFP Hugo Soutra • dans : Actu experts prévention sécurité

Alors que 143 personnes sont décédées sous les coups de leurs conjoints, compagnons ou "ex" en 2014 contre 146 en 2013, le gouvernement a rappelé sa détermination à lutter contre les violences au sein des couples. Du téléphone d’alerte jusqu’à l’optimisation du traitement de l’information judiciaire, plusieurs chantiers sont en cours pour faire face à ce fléau touchant certaines régions plus que d’autres.

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« En France, tous les deux jours et demi, un homicide est commis au sein du couple », souligne cette étude de la délégation aux victimes du ministère de l’Intérieur, publiée mercredi 10 juin et qui met en relief les inégalités régionales en la matière (voir tableau ci-dessous).

En moyenne, une femme décède tous les trois jours, et un homme tous les 14,5 jours. Les morts violentes dans le couple représentent 18,74% des homicides noncrapuleux et violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner.

Sur les 23 femmes auteurs d’homicides sur leur conjoint ou compagnon, 5 étaient victimes de violences de la part de leur partenaire (soit près de 22%). En outre, deux hommes ont été tués par leur compagnon. Dans 17 cas sur les 118 où la victime est une femme (soit 14,5%), celle-ci avait commis antérieurement des violences sur son partenaire.

Dispute ou refus de la séparation

Si l’on inclut 7 enfants tués par leur père en même temps que leur mère, 8 autres victimes collatérales et 44 suicides d’auteurs d’homicides, le nombre total de décès liés à ces violences conjugales atteint 202, 19 de moins qu’en 2013. Les décès sont survenus pour 56% au sein de couples mariés et près de 33% au sein de couples en concubinage, les autres concernant des couples divorcés ou séparés.

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Les agresseurs ont utilisé à près de 75% une arme blanche ou arme à feu, les autres ayant donné la mort par strangulation, porté des coups de poing ou de pied fatals, empoisonné ou défenestré leur victime. Pour les hommes, le refus de la séparation reste la cause majeure du passage à l’acte, juste devant la dispute, tandis que pour les femmes, c’est plutôt la dispute.

Dans un communiqué diffusé mercredi 10 juin, les ministres Marisol Touraine (Affaires sociales et santé), Bernard Cazeneuve (Intérieur) et la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes Pascale Boistard ont réaffirmé que « la détermination du gouvernement est totale pour faire reculer ces violences insupportables ».

Priorité du gouvernement

Ils ont rappelé que « la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité du gouvernement », qui a lancé en 2014 le 4ème plan interministériel de prévention et de lutte contre ces violences puis promulgué, le 4 août 2014, la loi en faveur de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Créées en 2009, les brigades de protection de la famille constituées (1 532 policiers et 1 903 gendarmes) doivent améliorer la la prise en charge de ces infractions. Ces dernières sont aussi en charge de proposer un soutien et une assistance aux victimes, en les orientant vers les 202 intervenants sociaux, les 57 psychologues et les professionnels des associations d’aide aux victimes.

L’ensemble de ces acteurs est épaulé par 144 correspondants départementaux « aide aux victimes », 442 correspondants locaux et 158 référents violences conjugales de la police nationale, apprend-on dans cette étude. Côté gendarmerie nationale, 103 officiers « prévention, partenariats, aide aux victimes » sont assistés de 1 800 référents « aînés-violences intra-familiales ».

Recueil de bonnes pratiques

Selon le gouvernement, la spécialisation de tous ces effectifs sur la question des violences faites aux femmes a permis plusieurs avancées au cours des derniers mois :

  • Création d’un protocole-cadre permettant une optimisation du traitement des mains courantes et des procès-verbaux de renseignement judiciaire, afin d’assurer de manière systématique leur transmission au Parquet et pour la victime, une réponse sociale adaptée ;
  • Octroi d’un téléphone portable d’alerte à des femmes victimes de violences conjugales et/ou de viols ;
  • Amélioration de la formation des personnels de la police et de la gendarmerie nationales par la création d’un kit pédagogique permettant de mieux appréhender le repérage d’une situation à risque, l’évaluation du phénomène d’emprise et faciliter la rédaction d’une audition.

Par ailleurs,le gouvernement a souligné que Fatiha Benatsou, préfète coordinatrice de la mission permanente d’évaluation de la politique de prévention de la délinquance auprès du Premier ministre, vient d’être chargée d’une évaluation des dispositifs existants de prévention des violences faites aux femmes et de soutien aux victimes.

Sa lettre de mission est ambitieuse : à côté du suivi de la mise en œuvre de la déclinaison du volet « Violences faites aux femmes » de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2013-2017, Fatiha Benatsou est donc appelée à analyser en détail diverses bonnes pratiques (dispositifs d’hébergement des victimes, stages de responsabilisation des auteurs, etc) pour tenter de les faire essaimer, à terme, au  niveau national.

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