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SANTE PUBLIQUE

Groupes d’entraide mutuelle : animer, sans préjugés

Publié le 14/02/2013 • Par Laetitia Darmon • dans : Dossier Santé Social

A la croisée du médical, du social et de la promotion de la citoyenneté, les animateurs de GEM rompent l’isolement des personnes souffrant de troubles psychiques.

« Accompagner au maximum les membres, pour qu’ils puissent agir par eux-mêmes » : le métier d’animateur de groupe d’entraide mutuelle (GEM) est ainsi résumé par Roselyne Bessac, déléguée régionale de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et / ou handicapées psychiques (Unafam). Les GEM, associations loi 1901, réunissent des personnes souffrant de troubles psychiques, suivies en psychiatrie ou non. Ils ont pour objectif de leur offrir un lieu de soutien, où elles puissent sortir de la solitude, s’essayer à une vie sociale, accéder progressivement à l’autonomie et retrouver une place de citoyen.

« L’animateur aide les participants à faire fonctionner l’association », poursuit Roselyne Bessac. Cela signifie qu’il accompagne chacun dans ses missions, sachant que les adhérents peuvent aussi bien assumer les fonctions associatives – président, trésorier, etc. -, que gérer le budget des activités, faire les courses ou le ménage, voire animer des ateliers.

Formation

L’université Paris-8 et la Fnapsy proposent un diplôme universitaire « animation de groupes d’entraide mutuelle » qui se décline en quatre modules : constitution et fonctionnement d’un GEM ; initiation à la psychopathologie ; animation d’un groupe ; connaissance des partenaires et organisation du tissu médico-social. La formation dure 374 heures, dont 150 heures de stage pratique. Prochaine session : de janvier à décembre 2013.

Informations : info-sfp@uni-paris8.fr

Souplesse

Le professionnel coordonne les activités, en propose, et régule des situations complexes. « Les qualités essentielles sont l’ouverture d’esprit, l’écoute et la créativité. L’animateur doit être suffisamment solide pour maintenir le cadre, tout en faisant preuve de souplesse ; il recherche la relation la plus bienveillante possible », analyse Carmen Delavaloire, chef de service de sept GEM parrainés par l’Œuvre Falret. Comme l’explique Lyne Rosier, animatrice au GEM L’Emeraude, à Alès (Gard), les journées ne se déroulent jamais comme prévu. « Les adhérents déterminent les activités : de fait, nous nous adaptons. Et il peut y avoir des changements de dernière minute. » La dynamique de groupe est également porteuse d’aléas.

Cette dimension collective a conduit Carmen Delavaloire à changer sa stratégie de recrutement. « Au départ, je m’étais tournée vers des éducateurs spécialisés. Puis je me suis rendu compte que les compétences d’animation étaient essentielles. Il faut être à l’aise dans un groupe et pouvoir recourir à la boîte à outils de l’animation. Or les éducateurs spécialisés sont parfois davantage formés à la relation en face à face. »

Quid des connaissances en psychopathologie ? Elles sont essentielles pour affronter la réalité des maladies, estime la présidente de la Fédération nationale des associations d’usagers en psychiatrie (Fnapsy), Claude Finkelstein. A condition, toutefois, que ce savoir n’alimente pas des préjugés. « Si l’on se dit d’un patient psychotique : “Pourvu qu’il ne perde pas son contrôle en réunion avec le maire, c’est l’échec assuré, analyse Lyne Rosier. Ce risque est inhérent à la démarche. Sinon, on s’enferme, et on enferme les personnes dans l’idée qu’elles ne sont capables de rien. »

Hétérogénéité

Le profil des professionnels varie : infirmier, éducateur spécialisé, animateur, psychologue, ancien patient… Et les manières d’exercer semblent peu unifiées. « Dans certaines structures, les animateurs sont engagés à temps partiel, en contrat précaire ; ailleurs, ils travaillent à temps plein. De plus, tous les GEM ne mettent pas le même accent sur l’autonomisation des personnes, constate Roselyne Bessac. Il manque une réflexion globale sur le métier et la manière de l’exercer. » En outre, certains professionnels relèvent de la convention collective du 15 mars 1966 (*) ; d’autres, de celle de l’animation. Ce qui génère un sentiment d’inégalité.

Enfin, l’isolement guette, surtout lorsque les structures gestionnaires ne comptent qu’un GEM, et plus encore lorsque l’animateur exerce seul. D’où l’importance d’organiser des supervisions, de mobiliser des animateurs bénévoles et de nouer des partenariats.

(*) Texte applicable aux établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées.

Témoignage

« Proposer, ne jamais imposer »

Renata Petrajtis, animatrice au GEM Oisis à Nogent-Sur-Oise (Oise)

« Le mardi, les adhérents animent une grande réunion, où ils évoquent, entre autres, les activités à venir. Quand ils proposent des idées, il faut les soutenir et faire en sorte qu’elles aboutissent dès que possible : l’objectif est que les personnes prennent de plus en plus d’initiatives et gagnent en autonomie. Cela suppose de s’adapter à elles, de proposer sans jamais imposer, de faire ressortir les talents cachés de chacun. Nous avons accueilli un jeune homme en souffrance psychique qui avait perdu l’estime de lui-même. Comme il avait vécu pendant cinq ans en Grande-Bretagne, je lui ai proposé d’animer un cours d’anglais pour débutant. Cela lui a permis de reprendre confiance en lui. Aujourd’hui, nous l’aidons à trouver un emploi. »

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Commentaires

Groupes d’entraide mutuelle : animer, sans préjugés

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matilde

02/04/2014 07h07

Je souhaite faire part de mon expérience d’un GEM en midi Pyrénées.
Adhérente au départ, j’ai été propulsé par l’équipe au poste d’autoentrepreneur, pour être actuellement employée par chèque emploi associatif.
Cela m’offre une vision bien large d’un GEM qui, tout en étant aux petits soins des adhérents, dénigre ses salariés.
Le constat est terrible car ce qui a été une merveilleuse expérience à bien des niveaux, devient aujourd’hui une source d’anxiété causée mes supérieurs.
Le travail que je tente de faire avec et pour les adhérents a beau être récompensé chaque jour par leur reconnaissance, la pression psychologique que l’on exerce sur moi, elle, reste difficilement supportable.
Je voulais juste vous rappeler que même si un projet semble noble, les dirigeant ne le sont pas forcement!
Il est évident que l’ARS ne peux gérer dans la globalité toutes les associations qu’elle subventionne: Chaque GEM est différent! Les dirigeants, les objectifs et le fonctionnement.
Alors si les personnes qui emploient les pseudo-animateurs sont troubles, le vous laisse imaginez la situation!!
Je n’ai jamais été formé à l’exercice du poste que j’occupe; J’ai appris sur le tas et ne suis qu’une usager de la psychiatrie qui n’a que peu de ce fait de crédibilité.
Je vous laisse donc seul juge de cette expérience, où le plaisir côtoie bien des soucis!

solon

02/07/2014 07h30

réponse à Matilde
Visitez le site du Clubhouse de Paris. Ce n’est pas un GEM et les ressources ne sont pas du même ordre. Mais le but est le même. Cela pourra vous inspirer pour changer les perspectives dues à votre entourage et peut-être aussi à l’inexpérience. Faites le, essayez de vous imprégner de leur programme et réalisations, cela vous aidera, je crois. Et s’il vous plait, dites moi ce que vous en pensez

BOUBOU

27/05/2017 06h43

Comme je te comprend Mathilde!!! je vis la même chose, animateur dans un GEM je suis en train de le voir être défiguré par une direction qui ne pense qu’à faire des économies sur le dos des salariés et qui n’ont aucune idée de la charge de travail que l’on supporte et payé au smig! Sans compter, ce qui n’est pas normal que beaucoup de GEM par leur économies qui se traduisent en somme rondelette sur livret n’ont pas à s’en justifier quand ils renouvellent leur demande de subvention à l’ARS,une honte!

Tonneredebrest

23/08/2017 11h32

Désolé Boubou, mais les salariés des gems ne sont pas tous a la même enseigne niveau salaire, et pas tous rémunérer sur le montant du smig comme vous le dites, (dommage pour vous si vous l’êtes …)ils sont rémunérer sur la base de la convention collective de leur propre Gem …. et comme chaque gem n’a pas la même convention, et bien le salaire en dépends je l’accorde, ce qui n’est pas normal du reste je vous l’accorde et bien les salaires sont bien différents sachez le, ca peut allez du smig comme vous le dites a beaucoup beaucoup plus en changeant de convention collective, vous verrez et entourez vous de bon parrains et gestionnaire, je connais le sujet !
Cherchez sur le net vous trouverez les disparités que vous signalés !
Cordialement

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