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Présidentielles

L’Uniopss veut une loi de programmation contre la pauvreté

Publié le 03/03/2017 • Par Christelle Destombes • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

Les candidats à l’élection présidentielle ont dépêché leurs représentants pour réagir au ''projet de société'' présenté par l’Uniopss le 27 février. L’Uniopss souhaite replacer la ''solidarité au cœur de la société'' et a présenté son projet politique à ses membres et aux représentants de quatre candidats (LR, En marche, la France insoumise et PS-EELV). Sept priorités ont été définies : la solidarité en acte et ''l’accès de tous aux droits de tous'', la participation de tous à un projet commun, la lutte contre la précarité et contre les inégalités, la protection, la révolution numérique, la prévention et une meilleure reconnaissance des associations. Tous les candidats se sont engagés en faveur d’une loi de programmation contre la pauvreté.

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Si Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss a regretté l’absence des candidats, il s’est félicité d’un débat sans langue de bois et des engagements pris : « on s’assurera qu’ils soient tenus », a-t-il indiqué.

Fillon : remettre l’homme au cœur des politiques sociales

Isabelle Le Callennec, députée LR d’Ille-et-Vilaine, a affirmé que François Fillon était un gaulliste social qui « remettrait l’homme au cœur des politiques sociales » avec un accompagnement simplifié et humanisé.

Pour parvenir au plein emploi souhaité par F. Fillon, sont annoncés une politique de formation, la généralisation de l’expérimentation 0 chômeur, le maintien des contrats aidés et de la garantie jeunes. La création d’une allocation sociale unique fusionnant ASS, prime d’activité, RSA et allocation logement fait également partie du programme.

Hamon : un nouveau paradigme de partage des richesses

« On ne peut pas défendre la Sécurité sociale, promettre la couverture de besoins sociaux peu couverts et ne pas mettre de moyens » a répliqué Jérôme Guedj, ancien député de l’Essonne pour Benoît Hamon. Il a exprimé « se sentir très largement en résonance » avec le projet de société de l’Uniopss, et prône un « nouveau paradigme du partage des richesses », dont le revenu minimum universel constitue le point d’entrée.

La préservation de la Sécurité sociale, la participation des acteurs et la coproduction des solutions (testée avec le Conseil citoyen développé lors de la campagne) ont été affirmées, de même que la priorité à l’éducation. Inspiré par le modèle républicain et social français, Jérôme Guedj a évoqué la revalorisation de 10 % et l’automatisation du RSA, dès l’élection.

Il a dévoilé une promesse que le candidat devrait préciser : un « bouclier de service public, pour que chaque Français soit à moins d’une demi-heure d’une Poste, d’une école, d’une CPAM », etc. Affirmant que « le social c’est du régalien », Jérôme Guedj a assumé le volontarisme de lois de programmation pour la santé ou le social.

Mélenchon : priorité à la lutte contre la pauvreté fabriquée par notre système économique

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon pour la campagne, a affirmé que la « pauvreté fabriquée par notre système économique » était la priorité de la France insoumise.

Jugeant inacceptables les 500 morts dans la rue par an, et les discours banalisant le chômage (notamment les 300 000 emplois non fournis, un mensonge selon lui), il a affirmé une politique volontariste d’investissement (100 milliards d’euros) dans l’économie, dont 33 pour lutter contre la pauvreté.

Doubler le RSA, installer une « garantie dignité » pour que les aides sociales ne soient pas en dessous du seuil de pauvreté, la Sécurité sociale intégrale et une allocation autonomie jeunesse font partie des mesures allant dans ce sens.

Macron : un écosystème plus robuste et stable pour les associations

Le représentant d’En Marche, Christophe Itier, s’est quant à lui focalisé sur la place des associations, ne répondant pas à la question du projet de société de l’Uniopss.

Président de la Sauvegarde du Nord, une association médicosociale, il est passé du « nous » dirigeant d’association au « nous » d’En marche dans un exercice difficile, le programme finalisé devant être annoncé le 2 mars.

Il a cependant affirmé la construction d’un « écosystème plus robuste et stable » pour que les associations travaillent dans la durée et un nouveau dispositif juridique leur offrant plus de visibilité.

Un « accélérateur d’innovation » est annoncé, pour accompagner les projets et offrir un droit à l’expérimentation.

Questionné sur le programme de lutte contre les inégalités territoriales, Christophe Itier a répété les engagements de son candidat : doublement des maisons de santé sur le territoire en cinq ans et investissement de 50 milliards d’euros sur le quinquennat tous azimuts.

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