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PROFESSIONNELS DE SANTE

La mastérisation, point de mire des spécialités infirmières

Publié le 06/02/2012 • Par Laetitia Darmon • dans : Dossier Santé Social

Pour l’heure, seule la reconnaissance de la formation des infirmiers anesthésistes au niveau master 2 est acquise.

Le Syndicat national des infirmiers anesthésistes peut souffler. Après des années d’efforts, voilà leur diplôme enfin reconnu au grade de master, pour les étudiants entrés en formation depuis la rentrée 2012. La profession peut apprécier, tant la France est longue à inscrire ses cursus infirmiers dans le processus de Bologne (lire l’encadré Définition). « En 2009, lorsque la formation initiale des infirmiers a été reconnue au niveau licence, nous étions parmi les tout derniers pays de l’Union européenne à entrer dans ce système », déplore le secrétaire général du SNPI CFE-CGC (1), Thierry Amouroux. Il aura fallu l’action musclée des infirmiers anesthésistes – avec le blocage de la gare Montparnasse en 2010 notamment – pour que le ministère de la Santé s’engage à valider leur diplôme au niveau master 2.

Perspectives d’évolution

« Pourtant, il s’agit seulement d’être reconnus pour ce que l’on est et ce que l’on fait », explique Thierry Amouroux. En effet, la spécialisation des infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat (Iade) durait d’ores et déjà deux ans, et leurs compétences et responsabilités ne sont plus à démontrer. « Nombre de blocs opératoires fonctionnent essentiellement avec des Iade, sous la supervision d’un médecin anesthésiste pour six à huit blocs », poursuit le syndicaliste. Par ailleurs, la « mastérisation » doit ouvrir des perspectives d’évolution, vers la recherche notamment. Une dimension fortement valorisée dans la nouvelle mouture du référentiel de formation.

A travers cette reconnaissance universitaire, c’est bien l’attractivité du métier qui est en jeu, dans un contexte démographique tendu. Un constat identique dans les autres spécialités. En novembre 2011, les infirmiers de bloc opératoire diplômés d’Etat (Ibode) ont ainsi adressé aux sénateurs une lettre, dans laquelle ils évoquent des écoles désertées et une « déqualification dans les blocs opératoires des secteurs publics et privés [atteignant] un seuil non acceptable ».

S’appuyant sur les avancées obtenues par les Iade, les Ibode et les infirmiers puériculteurs revendiquent une égalité de traitement des trois spécialités. Mais, pour l’heure, sans succès. Pourtant, le parcours des Ibode – désormais formés en dix-huit mois – a été repensé pour atteindre les deux ans requis. « Les référentiels sont prêts, mais le dossier est bloqué politiquement et budgétairement, du fait des revalorisations salariales à prévoir et du coût de la formation », rapporte Thierry Amouroux.

Concernant les infirmiers puériculteurs, un travail de réingénierie du diplôme est également mené. La formation s’effectue aujourd’hui en 1 500 heures, soit 42 semaines à temps plein. Bien davantage, donc, qu’une année universitaire, mais bien moins que deux. Selon les organisations professionnelles, la « mastérisation » serait l’occasion de repenser la profession pour mieux répondre aux besoins des populations et offrir un champ de compétences élargi et spécifique aux infirmiers puériculteurs (lire le témoignage).

Réorganisation

« Les infirmiers puériculteurs seront sans doute les derniers à obtenir le niveau master 2, parce que cela implique une réorganisation complète de leur parcours », pronostique Thierry Amouroux. Ce dernier a cependant bon espoir que d’autres formations infirmières entrent dans le cadre de la « mastérisation », notamment celles relatives aux « pratiques avancées » ou aux « métiers en santé de niveau intermédiaire » décrits dans le rapport « Hénart » de janvier 2011 (2).

NOTES

(1) Syndicat national des professionnels infirmiers – Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres.

(2) Rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire. Professionnels d’aujourd’hui et nouveaux métiers : des pistes pour avancer. 

Témoignage

Sébastien Colson, président de l’ANPDE (*)

« Mieux couvrir les besoins en santé »

« La “mastérisation” de notre diplôme serait l’occasion de construire un référentiel de formation, d’activités et de compétences qui nous permettrait de mieux couvrir les besoins en santé des familles. Les enjeux sont importants : la France a le taux de fécondité le plus élevé d’Europe ; les sorties de maternité sont précoces ; le nombre de prématurés augmente, tout comme les maladies chroniques. En outre, en crèche et en halte-garderie, il est nécessaire d’améliorer la couverture vaccinale et de favoriser l’accueil des enfants handicapés. Il y aurait également intérêt à développer une activité libérale pour accompagner les familles à domicile, possibilité qui n’existe pas dans notre spécialité. »

(*) Association nationale des puéricultrices diplômées et étudiantes.

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  • Le processus de Bologne, lancé en 1999, marque l’engagement des pays de l’Union européenne à construire un espace commun de l’enseignement supérieur, pour favoriser la comparabilité des titres et la mobilité des étudiants. Il s’est notamment traduit par la mise en place du système licence-master-doctorat (LMD) et l’organisation des enseignements en crédits (ECTS) transférables entre les établissements.

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