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SIG

L’ouverture des données au service de l’environnement en PACA

Publié le 28/05/2015 • Par Sabine Blanc • dans : Régions

Quatre parcs naturels régionaux (PNR) partagent leurs informations sur un web SIG, accessible également en grande partie au public. Entamée en 2006, la démarche se développe.

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Les Parcs naturels régionaux (PNR) de Provence-Alpes-Côte d’Azur n’ont pas attendu que l’ouverture des données soit à la mode pour se lancer : dès 2006, l’année du lancement de Google maps en France, le PNR du Lubéron est allé voir son alter ego du Verdon pour lui proposer d’entamer une démarche de système d’information du territoire (SIT) inter-parc sur le web. “Nous voulions passer à une politique de mise en ligne de l’information géographique et la sortir des services techniques”, explique Arnoul Hamel, chargé de mission SIT Luberon et animateur de l’outil dont il a poussé la création.

L’enjeu est important dans cette région au contexte particulier, comme le soulignait Jean-Louis Joseph, président du PNR du Luberon et vice-président de PACA dans IGN magazine : “La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est soumise à des tensions liés à sa géographie. Ses paysages naturels très divers, sources d’une biodiversité remarquable, subissent par ailleurs de fortes pressions urbaines et sociétales.” Une connaissance fine du terrain, au-delà des limites administratives de chaque PNR, constitue donc un élément précieux dans l’accomplissement des missions des PNR : concilier développement du territoire et protection d’un patrimoine naturel fragile. “Toutes les analyses passent par le filtre de la donnée, au quotidien”, résume Arnoul Hamel.

Cette évolution lui apparait somme toute logique : “nous avons une obligation d’innovation dans notre charte”, rappelle Arnoul Hamel. Le SIT est lancé avec une mise de départ de 70 000 euros du fonds européen FEDER et de la région.  Pour faciliter ses premiers pas, la case “convention”, source de lourdeurs administratives, a même été sautée dans un premier temps.

“Économies de matière grise et d’argent”

L’innovation a transformé l’essai puisque qu’aujourd’hui, quatre PNR se sont joints à la démarche, sur sept. “La démarche a suscité un appel d’air”, indique encore Arnoul Hamel. Il faut dire que le système ne présente pour le moment que des atouts puisqu’il engendre “économies de matière grise et d’argent”. Le budget n’est que de 5500 euros par parc pour la maintenance du logiciel et le matériel”, rajoute-t-il. Aucun droit d’entrée n’est demandé, comme l’outil est financé avec des fonds publics, justifie-t-il.

Toutefois, afin d’assurer un bon niveau de qualité des données, seul un PNR doté d’un administrateurs de données peut signer la convention, ce qui bloque l’extension. La mutualisation implique une mise en forme commune par base, pour assurer son harmonisation d’un territoire à l’autre.

Ressource en eau, crues et inondations, zones humides, pollution lumineuse, énergies renouvelables, climatologie, altitudes, pentes,occupation du sol, réseaux de randonnées pédestre…, l”éventail des bases de données est large. L’accès se fait d’abord par parc puis par grand thème.

Aujourd’hui, le système semble bien intégré dans les pratiques : “L’outil est très facile à utiliser, témoigne Aurélie Lassus-Debat, technicienne de suivi des eaux et milieux aquatiques qui travaille à la mise en place d’un réseau sur sa thématique, en lien avec des partenaires. On peut faire des cartes, les échanger avec nos partenaires, partager des commentaires dessus. Il est largement utilisé par les gestionnaires d’espace naturels. Je ne vois pas de réfractaires.”

Grand public curieux, collectivités locales, associations, naturalistes…, toutes les parties intéressées peuvent consulter le web-SIG. 90% des données sont en effet accessibles à tout le monde, les 10% restant sont en accès restreint car elles sont sensibles : “certaines carapaces d’insecte valent 3000 euros”, donne en exemple le responsable du SIT. Par contre, seuls les utilisateurs référencés ont le droit de remplir les bases.  “Nous luttons contre les réflexes propriétaires, on a plus à perdre à craindre l’ouverture”, affirme-t-il encore.

Les utilisateurs apprécient aussi de pouvoir l’alimenter pendant leurs loisirs, un plus pour ces professionnels souvent mordus d’environnement. Autre atout, la possibilité de rentrer des données en mobilité, une pratique de plus en plus courante.

Les arachnides dans le PNR du LUbéron

Les arachnides dans le Lubéron. Les cartes générées peuvent être téléchargées.

Évangélisation laborieuse

Les premières années ont tout de même été une période d’évangélisation laborieuse : “il faut changer les habitudes de travail, nous avons fait du porte à porte, cela prend du temps, se souvient Arnoul Hamel. 2010 a marqué le tournant : les agents ont commencé à la consommer. Aujourd’hui, le SIT inter-parc représente leur principal vecteur d’information. Le SIG interne sert surtout à l’administrateur ou pour des besoins spécifiques. Demain, un web SIG fera la même chose qu’un SIG interne.”

Cette initiative fait partie des projets qui ressemblent fortement à de l’open data, dans la philosophie, même si stricto sensu, elle n’est pas complètement dans les clous.

L’objectif dans les années qui viennent est d’aller encore plus vers l’open data, un dossier de subvention a été déposé dans ce sens. Autre axe de développement, rendre les données plus accessibles au grand public, en rajoutant une couche de présentation des informations plus légère. Et bien sûr, poursuivre l’objectif initial, mieux guider les choix en s’appuyant sur les données. Un technicien SIG va ainsi être embauché pour seconder Arnoul Hamel, et lui permettre de passer du temps sur ce qui fait la plus-value des données, leur analyse, et intégrer une dimension d’évaluation des politiques publiques.

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