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PROFESSIONNELS DE SANTE

Un Ifsi réservé aux étudiants en situation de handicap

Publié le 06/05/2012 • Par Isabelle Verbaere • dans : Dossier Santé Social

Les futurs infirmiers ne bénéficient d’aucune aide technique pour décrocher leur diplôme, mais d’un accompagnement plus personnalisé.

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Etre infirmier, tout en étant en situation de handicap ? Depuis plus de trente ans, l’institut de formation en soins infirmiers (Ifsi) du centre de rééducation et d’insertion professionnelle (Crip) de Castelnau-le-Lez, dans l’Hérault, fait de cet apparent paradoxe une réalité. Mais comme le précise d’emblée Patrice Thuaud, son directeur, « les étudiants ne décrochent pas un titre d’infirmier handicapé ! Les critères de sélection et les référentiels du diplôme sont les mêmes que dans les autres instituts ».

Nombre de places limité

Le handicap doit donc être compatible avec toutes les fonctions exercées, ce qui exclut, de fait, les incapacités physiques lourdes, les troubles psychiques importants, les déficiences intellectuelles, etc. « Les étudiants peuvent présenter un déficit auditif et être appareillés, être atteints d’une maladie chronique comme le diabète, d’une infection par le VIH ou d’une allergie…, énumère Patrice Thuaud. Je pense, par exemple, à un étudiant boulanger devenu allergique à la farine. »

Préalablement au concours, les candidats doivent avoir obtenu le statut de travailleur handicapé et fait valider leur demande d’orientation professionnelle par la commission départementale pour l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Celle-ci statue au bout d’un an environ, une fois l’état de santé de la personne stabilisé et après l’étude de ses aptitudes physiques et psychiques. Seuls les dix-sept premiers au concours intègrent la formation, ce qui crée beaucoup de déception. « Nous serions prêts à accueillir le double d’étudiants, mais les quotas sont fixés par le ministère de la Santé », regrette Patrice Thuaud.

La formation n’exige aucune adaptation technique. « Quand j’élabore le contenu des stages de chaque étudiant, je ne tiens pas compte de leur handicap, mais de leur niveau de compétences », illustre Yannick Ledreux. Toutefois, l’Ifsi du Crip n’est pas tout à fait comme les autres. « Le fait de réduire la promotion à quelques dizaines d’étudiants permet un accompagnement pédagogique personnalisé, poursuit le formateur. C’est important car lorsqu’ils intègrent l’institut, la plupart sont pétris de doutes. Ils ne sont pas certains de réussir, ont du mal à s’accepter… Par ailleurs, certains viennent de loin et cela leur pèse d’être éloignés de leurs proches. »

Rémunération

Du fait de leur statut de travailleur handicapé, les étudiants de l’Ifsi du Crip sont rémunérés entre 650 et 1 900 euros, selon leur ancienneté professionnelle et leur ancien salaire, pour ceux qui avaient un emploi. Ils peuvent aussi percevoir un salaire, dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation avec un établissement de santé public ou privé.

Mentalités

Le Crip dispose d’un service médico-social qui propose un suivi par un médecin du travail, une infirmière, des psychologues, des assistantes sociales et des chargés d’insertion. Cet accompagnement aide surtout les étudiants à affronter les représentations négatives du handicap qui subsistent dans la communauté soignante. « Lors de leur stage, les étudiants handicapés doivent davantage faire leurs preuves que les autres, regrette Yannick Ledreux. Cela est d’autant plus injuste qu’ils sont certainement plus motivés que de nombreux jeunes qui n’ont pas de tels parcours. Pour eux, l’enjeu de réinsertion sociale est considérable. »

L’Ifsi agit donc à différents niveaux, afin que les mentalités évoluent. « Nous organisons des conférences au sein des établissements où les étudiants sont acceptés en stage et nous rencontrons les professionnels qui les encadreront, détaille Patrice Thuaud. Nous développons également des conventions de partenariat avec plusieurs organismes [Générale de santé, centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard de Lyon, etc.] et avec les hôpitaux publics, dans le cadre de leur politique en faveur des travailleurs handicapés. » « La route est longue, conclut le directeur de l’Ifsi. Par peur d’être stigmatisés, la moitié des infirmiers formés ne révèlent pas leur handicap à leurs collègues, même après des années d’exercice. »

Témoignage

« On doute de mes capacités »

Julie, 24 ans, étudiante en 3e année à l’Ifsi du centre de rééducation et d’insertion professionnelle de Castelnau-le-Lez

« Après une maladie dont j’ai gardé des séquelles neurologiques, j’ai arrêté mes études de biologie au niveau licence. L’Ifsi constitue une deuxième chance. Malgré mon handicap, je n’ai aucune difficulté à réaliser les gestes techniques, même les plus fins. Toutefois, en stage, je sens que les soignants doutent de mes capacités. Comme ils ignorent quel est mon handicap, ils imaginent que je suis déficiente mentale, psychique, etc. Pour gagner leur confiance, je suis donc contrainte d’en faire deux fois plus que les autres. Cette stigmatisation n’existe pas dans les services de psychiatrie où le personnel, amené à s’interroger quotidiennement sur la notion de normalité, n’a pas de préjugé. Quand je serai diplômée, il n’y a pas de raison que cette suspicion perdure. Du moins, je l’espère. »

Retrouvez cet article dans le numéro 85 de mai 2012 de la Gazette Santé-Social

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Commentaires

Un Ifsi réservé aux étudiants en situation de handicap

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Moustin

12/12/2020 11h02

Bjr je suis intéressée par la formation d aide soignante ou voir d infirmier.
Je suis RTQH et je possède comme diplômes Un BEP CARRIÈRE SANITAIRE ET SOCIALE , MENTION COMPLÉMENTAIRE: AIDE À DOMICILE ET D ‘AIDE MEDICO- PSYCHOLOGIQUE. Étant donné que je vis en MARTINIQUE qu elles sont les informations pour pourvoir intégré ces formations.
. Cordialement
Mme Moustin Vanessa

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