logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/356801/le-sentiment-dinsecurite-plus-fort-dans-les-quartiers-prioritaires-la-delinquance-reelle-inferieure/

ENQUÊTE
Le sentiment d’insécurité plus fort dans les quartiers prioritaires, la délinquance réelle inférieure
Hervé Jouanneau | Actu experts prévention sécurité | Publié le 07/05/2015 | Mis à jour le 11/05/2015

Le rapport 2014 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles, publié le 6 mai 2015, montre que le sentiment d'insécurité "reste deux fois plus fort en ZUS qu'en dehors" et s'efforce d'identifier les raisons de cet écart observé chaque année. Il observe également que les faits de délinquance y sont moins nombreux, à l'exception des atteintes aux personnes.

Les habitants des zones urbaines sensibles (ZUS) se déclarent plus souvent en insécurité dans leur quartier que ceux vivant dans un autre quartier des mêmes agglomérations. En 2014, ils étaient 25% à éprouver un sentiment d’insécurité contre 14% des autres habitants des mêmes agglomérations.

Ce constat, relayé par le rapport 2014 de l’Observatoire national desZUS, n’est pas nouveau. Comment expliquer ce phénomène ?

Une analyse basée sur plusieurs enquêtes annuelles de l’enquête « Cadre de vie et sécurité » de l’Insee tente de répondre à cette question.

Effet « ZUS » – Cette analyse met en évidence un « effet ZUS » spécifique. « Un habitant de ZUS a ainsi 1,5 fois plus de risque de se déclarer en insécurité qu’un habitant qui réside en dehors d’une ZUS ».

Cependant, notent les rapporteurs, « l’environnement du quartier ou les ...

REFERENCES


POUR ALLER PLUS LOIN