logo
DOSSIER : Biodéchets : comment les trier en ville ?
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/355944/tri-mecano-biologique-une-mise-a-larret-qui-pose-question/

DÉCHETS
Tri mécano-biologique : une mise à l’arrêt qui pose question
Olivier Descamps | actus experts technique | Régions | Publié le 04/05/2015 | Mis à jour le 02/07/2015

Les déchets de l’agglomération angevine traités par le Biopôle sont depuis mi-avril envoyés à Laval pour des raisons de sécurité. La collectivité pourrait y laisser des plumes. Ces déboires mettent en lumière les interrogations qui pèsent en France sur le tri mécano-biologique, qu’il ne faudrait toutefois pas enterrer trop vite.

L’installation était annoncée comme une avancée majeure. Imaginée en 2005, l’utilisation conjointe d’une unité de méthanisation et d’une chaîne de tri mécano-biologique (TMB) devait permettre dès 2010 à Angers Loire Métropole de valoriser l’essentiel de ses déchets ménagers, évitant la construction d’un nouvel incinérateur. Dix ans plus tard, la société Géval, filiale de Veolia, a (temporairement ?) choisi d’arrêter les frais. À Saint-Barthélemy-d’Anjou, le Biopôle n’accueille plus les ordures ménagères résiduelles (OMR) de la collectivité depuis mi-avril « pour cas de force majeure lié à la sécurité et à la santé de ses salariés ».

« On a constaté une accélération des dysfonctionnements », justifie Franck Arlen, directeur régional chez Veolia. La médecine du travail a déclaré quatre agents inaptes au travail et jugé inquiétantes les émanations d’ammoniac et de poussières constatées après la phase de méthanisation des OMR. Cette goutte d’eau a suffi à faire déborder un vase déjà bien rempli. La collectivité n’a jamais réceptionné officiellement l’usine, « considérant que les dysfonctionnements techniques au sein de cet établissement conçu et construit par Vinci Environnement sont trop nombreux et trop importants ». Après une phase de mise en ...

POUR ALLER PLUS LOIN