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Politique de la ville

Ville & Banlieue appelle l’Education nationale et Pôle Emploi à fournir plus d’efforts dans les quartiers prioritaires

Publié le 22/04/2015 • Par Hugo Soutra • dans : France

Lors d'une journée d'échanges organisée mercredi 22 avril à Paris, l'association d'élus Ville & Banlieue a alerté sur la difficulté de signer des contrats de ville avec de nombreux partenaires, faute de moyens précis et d'engagements clairs de la part des services de l'Etat. Les nouveaux délais de signature annoncés par la secrétaire d'Etat à la Ville, Myriam El Khomri, n'auront pas suffi à rassurer les acteurs locaux.

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A 70 jours de la date-butoir de la signature des contrats de ville, l’association apolitique « Ville & Banlieue » souhaitait réaliser un bilan d’étape franc et pragmatique sur la mise en œuvre de la loi Lamy dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Un programme qu’a bien failli bousculer Myriam El Khomri.

Dès l’introduction de cette journée d’échanges, la secrétaire d’Etat à la Ville a offert de nouveaux délais de signature aux acteurs locaux : « la date du 30 juin 2015 doit rester un horizon, mais ce n’est pas une date-couperet » a-t-elle tenu à les rassurer. « Le calendrier est complexe, je l’admets, mais sachez néanmoins que la mobilisation des services de l’Etat est lancée et qu’elle ne s’essoufflera pas. Un comité de suivi hebdomadaire est organisé à Matignon, depuis le comité interministériel du 6 mars dernier. »

Objectif de la secrétaire d’Etat : déminer les débats, alors que les échanges entre la soixantaine d’élus et de professionnels présents mercredi 22 avril au musée social de Paris, s’annonçaient pour le moins houleux. Partie dans la foulée participer au conseil des ministres, Myriam El Khomri n’aura pas pu entendre le coup de colère de Catherine Arenou, la vice-présidente de Ville & Banlieue, décidée à ne pas se laisser acheter par l’annonce ministérielle.

Refus de vendre « de faux-espoirs »

« La signature à marche forcée des contrats de ville – alors que les préfets ne sont toujours pas capables de nous donner des chiffres et des moyens prévisionnels – remettent directement en cause notre crédibilité. Ne souhaitant pas être partie prenante de cet irrespect, je refuse de créer un conseil citoyen s’il ne s’agit que de vendre de faux-espoirs aux habitants des quartiers prioritaires » promet ainsi la maire (UMP) de Chanteloup-les-Vignes.

Le lest lâché par Myriam El Khomri n’aura pas suffi pour faire décolérer les élus de Ville & Banlieue, alors que seuls une cinquantaine de contrats de ville (sur près de 400 attendus) ont pu être signés jusqu’ici. « Les restrictions budgétaires s’appliquant aux collectivités comme à certaines administrations décentralisées rendent difficiles la déclinaison locale de la loi Lamy » euphémise, pour sa part, Damien Carême, maire (EELV) de Grande-Synthe et président de ce réseau d’élus.

Un « retour de l’État » variable

A les entendre, l’implication des services de l’Etat se ferait encore de façon trop disparate selon les territoires. Ce dont convenait, également, Myriam El Khomri, dans son discours d’introduction. « Je vois bien que malgré les différentes conventions d’engagement signées avec les élus locaux et l’administration d’Etat, la pleine association des intercommunalités, des conseils départementaux, parfois même des conseils régionaux, ainsi que de l’ensemble des services publics ne se réalise pas de façon homogène sur l’ensemble des quartiers prioritaires » reconnaît la secrétaire d’Etat à la Ville, minimisant au passage la mobilisation passive du droit commun de l’Etat.

C’est le cas notamment à Sarcelles et au sein de l’agglomération Val-de-France, selon le député-maire François Pupponi. « Le préfet de Seine-Saint-Denis va prochainement signer notre contrat de ville… sans que n’apparaisse la signature du directeur des services départementaux de l’Education nationale ! Qu’est-ce que signifie « le retour de l’Etat dans les quartiers » quand le préfet n’arrive pas à s’affirmer et que certains de ses services dérogent ainsi à la règle ? » s’interroge celui qui est également président de l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) et partisan d’un transfert de la politique de la ville sous l’autorité de Matignon.

Une joute verbale et pas de réponses

« L’Éducation nationale, la CAF, Pôle Emploi, la Justice ou encore l’Intérieur sont autant d’États dans l’État. Face à notre difficulté à les faire participer à nos contrats de ville, ils nous répondent qu’ils n’ont pas d’indicateurs territorialisés permettant de cibler leurs actions sur les quartiers prioritaires. Est-ce une réalité technocratique ou une stratégie qui masque la sous-dotation de certains territoires ? Sans doute un peu des deux » s’efforce de croire Marcellin d’Almeida, directeur de la rénovation urbaine et de la politique de la ville à Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis.

Venus montrer patte blanche et tenir tête aux acteurs locaux « qui devraient rester optimistes » selon leurs dires, les deux représentants de l’Éducation nationale et Pôle Emploi n’ont pas convaincu l’assemblée.
« Cela ne s’est pas forcément encore vu, mais les choses sont fortement engagées à Pôle Emploi depuis 2013 : fléchage de 400 nouveaux conseillers, renforcement des liens avec les missions locales et les entreprises, etc. Et nous ne sommes qu’en 2015 » a martelé Claude Gorges, directrice des partenariats et de la territorialisation.
Elle n’a pas connu plus de succès que Christian Zamuner, inspecteur de l’Education nationale en charge de l’éducation prioritaire en Seine-Saint-Denis : « notre administration a ses lourdeurs, ses personnalités, mais soyez convaincus qu’elle n’a pas attendu la manifestation des « Bonnets d’âne » pour alerter le ministère sur les besoins du 93. Nous ne sommes pas toujours d’accord, mais nous devons nous mettre autour de la table dans l’intérêt des élèves. »

« Entendre les services de l’Etat dire « nous faisons de notre possible » me réjouit. Mais je préfèrerai que Pôle Emploi prenne l’engagement qu’un conseiller travaillant dans un quartier prioritaire – là où les besoins sont les plus forts – n’ait plus autant de dossiers à traiter en 2020 qu’un agent travaillant dans les beaux quartiers parisiens. Ou encore que, à défaut d’accepter d’ouvrir des salles de révisions pour les élèves préparant actuellement leur bac, l’Éducation nationale ne laisse pas ma commune financer seule cet équipement et l’encadrement nécessaire » illustre encore François Pupponi.

L’impossible équité territoriale ?

Ces échanges vifs entre élus locaux et services de l’État, à l’occasion de cette journée de débats témoigne de la difficulté d’inscrire un principe d’équité territoriale dans le fonctionnement des administrations. « Plus que l’ambition de la politique de la ville, c’est son contexte d’application qui a changé : les ressources budgétaires se font de plus en plus rares. François Lamy s’était montré quelque peu hâtif lorsqu’il disait attendre des différentes conventions interministérielles signées en 2013 une véritable « révolution culturelle » dans les administrations » a souligné le sociologue Thomas Kirszbaum.

Nouveaux délais ou non, la négociation des contrats de ville s’annonce donc encore compliquée dans de nombreux territoires prioritaires.

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