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Grand Paris

Grand Paris : un préfet à poigne pour la « dernière ligne droite »

Publié le 16/04/2015 • Par Emmanuel Guillemain d'Echon • dans : Régions

Le nouveau préfet de la région Île-de-France, Jean-François Carenco, est ressorti optimiste de son baptême du feu à la coprésidence de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris. Même s’il reconnaît que la métropole ne pourra être qu’une structure « progressive ».

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De l’aveu de Patrick Devedjian, co-président avec lui de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris (MGP), le préfet Carenco n’est pas venu à Paris pour faire du tourisme, mais bien pour « booster la mécanique » d’une métropole souffrant de « difficultés de construction ». Le nouveau représentant de l’État dans la région Île-de-France, nommé en mars en remplacement de Jean Daubigny, se veut cependant optimiste… et résolu.
« Ce qui m’a frappé, c’est que tous les élus s’accordent sur le fait que la création de la métropole est une évidence. Au 1er janvier, il y aura une métropole, c’est clair et indisputé. C’est déjà un pas considérable », martèle Jean-François Carenco, que chagrine la « prégnance de l’inquiétude, au lieu de l’espoir », chez les élus, qu’il rencontrait aujourd’hui pour la première fois en séance plénière de la mission de préfiguration.

Mettre en œuvre une « gouvernance claire »

Après avoir porté sur les fonts baptismaux la métropole de Lyon, l’ancien directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo s’attaque toutefois à un plus gros morceau, qui plus est dans « la dernière ligne droite », à neuf mois de la création du Grand Paris. Pour la parcourir sans encombre, Jean-François Carenco fait appel au bon sens des élus… sans mâcher ses mots : « Paris métropole doit démontrer que l’idée d’une opposition permanente entre l’État central et les élus locaux est une idée vieille, dépassée, qui sera un boulet dans la compétition mondiale entre les régions capitales ». Quant au flou qui règne actuellement sur la notion d’intérêt métropolitain, il sera « éclairci assez rapidement une fois qu’une gouvernance claire sera établie ».
À ce propos, Patrick Devedjian salue les « évolutions » évoquées hier par le Premier ministre lors du salon des maires d’Île-de-France et notamment son souhait de voir réduire le nombre d’élus au conseil métropolitain. Selon les termes de la loi Maptam, ils devraient être 348, mais les deux présidents de la mission pensent que des modifications devraient être apportées lors de la deuxième lecture du projet de loi Notre, qui commence le 26 mai au Sénat.

Des élus plus présents dans l’OIN ?

Les élus ont vu un de leurs motifs d’inquiétude partiellement levé par Manuel Valls au Parc floral : l’ouverture aux élus de la mise en place d’une opération d’intérêt national (OIN) pour la construction de logements dans la métropole. « Sur les 32 sites retenus à l’origine par l’Agence foncière technique de la région parisienne, il n’en reste plus que deux présentés comme OIN : le parc Valbon en Seine-Saint-Denis et la Porte sud dans l’Essonne », affirme Patrick Devedjian. Le préfet Carenco, quant à lui, a laissé entendre que la gouvernance de ces opérations pourrait être ouverte aux élus locaux : « Les OIN ne sont pas nécessairement menées par un opérateur étatique et ça c’est clair ! » La gestion des projets sur les sites identifiés pourrait donc être confiée à des établissements publics locaux, ou à des sociétés d’économie mixte.

Roissy, La Défense : des dossiers prioritaires

Le nouveau maître d’œuvre du chantier de la métropole ne semble pas inquiet de heurter les susceptibilités ou les résistances des élus. Sa priorité, affirme-t-il, c’est « l’emploi, mère de toutes les batailles ». Alors, « quand à La Défense, il s’agit de rénover 40 % des tours, faute de quoi l’attractivité du quartier d’affaires va chuter, la question du partage de la gouvernance entre État et élus est tout à fait secondaire ! » Une position, est-il utile de le préciser, que Patrick Devedjian ne partage absolument pas…
Pour le préfet, la question administrative est également secondaire pour l’aéroport de Roissy, dont l’implantation délicate au carrefour de trois départements implique « qu’on ne peut pas faire exactement comme ailleurs ». « Il y a un seul acteur principal, c’est Aéroports de Paris. Et ça marche du feu de dieu ! Le problème ce n’est pas de savoir qui va faire quoi, mais qui profite de quoi » – allusion à peine déguisée à la bataille que se livrent les élus de Seine-et-Marne et du Val-d’Oise (lien) pour le contrôle de la zone d’activités de Mitry-Compans. « Il y a du travail à faire », résume le préfet.

Logements sociaux : un message de fermeté aux élus

Ce message de fermeté intervient au lendemain de la présentation de 20 mesures en faveur de la « mixité sociale » dans le logement, par la ministre du Logement Sylvia Pinel, qui a demandé aux préfets de « s’emparer pleinement » des outils légaux (droit de préemption, délivrance des permis de construire en lieu et place des élus) à leur disposition.

Lire aussi : Les préfets en première ligne de la mixité sociale : décryptage

« Les amendes doivent être portées à leur taux maximum » pour les maires réticents à se mettre en conformité avec la loi SRU, a déclaré M. Carenco lors d’une rencontre avec la presse. « Je n’ai pas d’états d’âme (…) Je suis sans hésitation pour multiplier par cinq les amendes (et les porter à leur taux maximum, NDLR) », a-t-il dit. Avant d’assurer « Je suis sans hésitation pour réquisitionner des bâtiments (…) mais je n’ai pas la réquisition sauvage ».
Enfin, s’il n’entend « pas passer son temps à signer des permis de construire », « s’il faut le faire je le ferai », a-t-il assumé.
Plus globalement sur la question sensible du logement, en Ile-de-France où la pénurie est chronique, Jean-François Carenco a rappelé que « des mesures fiscales et organisationnelles ont été prises : tous les clignotants de la disponibilité des outils sont fortement verts ». Estimant que la puissance publique « abat les bêtises qui empêchaient de construire », M. Carenco a déclaré avoir « assez confiance » dans « l’appétence » des constructeurs.
Le préfet a annoncé une prochaine réunion avec les principaux bailleurs sociaux de la région, consacrée tant à la construction de logements HLM qu’à leurs modes d’attribution. « Nous avons un problème de terrains », a-t-il reconnu, tout en annonçant que « si crise il y avait » avec la Mairie de Paris sur la mise à disposition de foncier de l’Etat, « elle était passée ».

De plus, Etat, région, Ville de Paris et gestionnaires du 1% doivent « travailler ensemble à des règles d’attribution partagées », a-t-il souligné.

AFP

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