logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/350023/est-il-envisageable-de-prevoir-une-dissolution-automatique-des-associations-foncieres-de-remembrement-quand-les-missions-sont-realisees/

CHEMINS RURAUX
Est-il envisageable de prévoir une dissolution automatique des associations foncières de remembrement quand les missions sont réalisées ?
Ugo Chauvin | Réponses ministérielles | Publié le 16/04/2015 | Mis à jour le 15/04/2015

Les associations foncières de remembrement (AFR) sont des associations syndicales autorisées régies par l’ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 (JO 2 juill.) [1] relative aux associations syndicales de propriétaires et par les dispositions législatives et réglementaires spécifiques du code rural et de la pêche maritime (CRPM).

Ces associations ont pour mission exclusive de réaliser, entretenir et gérer les ouvrages et travaux décidés, conformément aux dispositions des articles L. 123-8 [2]et L. 133-3 du Code rural et de la pêche maritime [3], par les commissions d’aménagement foncier. En outre, les articles L. 133-4 et L. 133-5 autorisent les AFR ou leurs unions à assurer, poursuivre et exécuter un certain nombre d’autres travaux limitativement énumérés. La réglementation permet, par ailleurs, de faire disparaître des associations en sommeil ou connaissant des difficultés de fonctionnement telles, que leur dissolution apparaît comme la seule solution possible.

A cet égard, l’article R. 133-9 du Code rural et de la pêche maritime [4] prévoit que l’association foncière qui a épuisé son objet peut être dissoute mais uniquement sur décision de son bureau et proposition au préfet. Cette dissolution est prononcée par arrêté préfectoral, après délibération du conseil municipal acceptant l’incorporation des biens de l’association dans le patrimoine privé de la commune ainsi que la reprise de l’actif et du passif de l’association, puis réalisation des actes administratifs de cession des biens à la commune. L’AFR peut, en outre, être dissoute d’office par acte motivé de l’autorité administrative lorsqu’elle est sans activité réelle avec son objet depuis plus de trois ans, lorsque son maintien fait obstacle à la réalisation de projets d’intérêt public ou lorsqu’elle connaît des difficultés graves et persistantes entravant son fonctionnement, cas prévus à l’article 40 de l’ordonnance susmentionnée du 1er juillet 2004.

Dans le prolongement de la décentralisation des opérations d’aménagement foncier effectuée en 2006, le ministère de l’intérieur a envisagé le transfert aux conseils généraux du suivi de l’ensemble des associations foncières constituées dans le cadre de remembrements. Dans ces conditions, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement déjà interrogé sur le sujet, n’estime pas nécessaire d’apporter des aménagements réglementaires aux principes ci-dessus rappelés.

REFERENCES