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Landivisiau – Cinov – Manifestations – Bois-énergie – Boues rouges – 100% EnR – Tramway toulousain – Nitrates…
La Rédaction | Actu ingénierie publique | Publié le 14/04/2015

La synthèse de l'actualité du 7 au 13 avril 2015 sur les thématiques qui intéressent l'ingénierie publique : énergie, voirie, ingénierie privée, pollution de l'air, déchets, urbanisme...

Scénario 100% EnR  La fuite du rapport de l’Ademe sur un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 [1] relance le débat sur la part du nucléaire et des EnR [2] dans le modèle énergétique français. On y apprend notamment qu’il existe un potentiel d’énergies renouvelables trois fois plus important que la demande électrique projetée en 2050, et que le coût d’un mix 100 % renouvelable ne serait pas beaucoup plus coûteux qu’avec une part de 40 %. Nul doute que cela va relancer les débats sur la question nucléaire dans le cadre de l’examen en deuxième lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi sur la transition énergétique [3].

Ingénierie publique vs ingénierie privée  Sous le titre « Comment l’ingénierie publique cannibalise le privé [4]« , nos confrères du Moniteur ont détaillé le contenu d’une étude qui pointe la « concurrence » des collectivités et des structures parapubliques vis-à-vis de l’offre privée. S’appuyant sur ce rapport, Cinov, syndicat patronal des TPE-PME de l’ingénierie, du conseil et du numérique, accuse la prétendue « croissance exponentielle » des effectifs de l’ingénierie publique d’avoir entrainé « un manque à gagner évalué à 7 milliards d’euros par an entre 2011 et 2017 » pour le secteur privé. Une grande partie de ce « manque à gagner » correspond en fait à des missions qu’assurait l’État, à travers notamment l’Atesat, et sur lesquelles les collectivités ont dû prendre le relai, via par exemple les agences techniques départementales. Le Club Technique reviendra très vite sur cette étude, et sur les erreurs d’interprétation qu’elle peut susciter.

Pics de pollution – Nouvel épisode de pollution de l’air en Ile-de-France [5], et nouvelle passe d’armes entre la municipalité parisienne et le gouvernement sur les mesures à prendre… Dans un entretien donné au Parisien [6], la ministre de l’Écologie Ségolène Royal plaide notamment pour que « tous les taxis et les bus soient électriques en ville » d’ici 5 ans. Elle répète également que son ministère publiera avant l’été la classification des véhicules « propres », et lancera un appel à projets « ville et territoire respirables ».

 

Et aussi…

Boues rouges – Depuis plusieurs jours, Ségolène Royal et l’industriel Alteo se livrent à une bataille [7] sur la nocivité des déchets de l’usine d’alumine de Gardanne, qui rejette depuis des dizaines d’années des « boues rouges » au large des Calanques.

Landivisiau – La future centrale au gaz à Landivisiau (Finistère), destinée à sécuriser l’approvisionnement en électricité de la Bretagne, continue de susciter l’opposition d’une partie de la population locale : plusieurs centaines de personnes ont à nouveau manifesté contre ce projet samedi 11 avril [8].

Tramway – Une autre manifestation locale, en Seine-Saint-Denis, soulève la question du « vivre-ensemble » : près de 300 personnes ont défilé à Livry-Gargan, à l’appel de la municipalité, pour protester contre le tracé de la future branche du tramway T4 [9], censée désenclaver les communes voisines de Montfermeil et Clichy-sous-Bois. Le maire de cette dernière évoque « la peur […] d’un lien physique entre Livry-Gargan et Clichy-Montfermeil » comme possible motivation des manifestants.

Tramway (bis) – Une nouvelle ligne de tramway, baptisée T2, a été mise en service à Toulouse [10] samedi 11 avril. Elle permettra de relier le centre-ville à l’aéroport Toulouse-Blagnac. Ce tronçon de 2,4 km, qui comporte trois stations, aura coûté 74 millions d’euros. Le maire de Toulouse a par ailleurs réaffirmé que le projet de troisième ligne de métro serait maintenu.

Loi Macron et autocars – Le Sénat a donné son feu vert à la libéralisation du transport par car longue distance [11], dans le cadre du projet de loi Macron, mais a relevé de 100 à 200 km le seuil en-dessous duquel les liaisons pourront être interdites ou limitées par l’autorité organisatrice publique.

Bois-énergie – Un rapport sénatorial déplore qu’en dépit de 910 millions d’euros de soutiens publics, la filière forêt-bois est aujourd’hui « sans pilote, sans stratégie et sans résultats ». Les sénateurs dénoncent aussi un trop fort soutien au bois-énergie et les conflits d’usages qui en découlent [Batiactu.com [12]].

Simplification – Visiblement, le « choc » de simplification n’a pas été ressenti très fort par les élus locaux [13], révèle une consultation en ligne menée par le Sénat.

Nitrates et pesticides – Les agriculteurs de Midi-Pyrénées avaient appelé jeudi 9 avril à une mobilisation contre l’extension des « zones vulnérables » aux nitrates [14] dans la région. Une manifestation qui fait écho aux situations conflictuelles que rencontrent certaines communes « zéro phyto » avec les agriculteurs locaux [15].

Autoroutes – Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a annoncé le 9 avril qu’un accord a été trouvé entre le gouvernement et les sociétés concessionnaires d’autoroutes [16], validant ainsi le plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d’euros, en échange d’un allongement moyen de deux ans de la durée des concessions.

Végétalisation – 41 murs végétalisés vont être installés à Paris, a annoncé la municipalité dans un communiqué [17], qui souligne que ce projet intitulé « Des jardins sur les murs » est arrivé en tête de la votation citoyenne du budget participatif 2014.

Déchets diffus spécifiques – l’éco-organisme EcoDDS a lancé un appel d’offres à destination des professionnels des déchets, qui doit le mener au renouvellement de ses contrats de prestations [actu-environnement.com [18]].

Bus à biberonnage – Amiens Métropole va expérimenter un bus électrique à biberonnage [19] (recharge rapide en station), le BeeBus de Siemens. A (re)lire également, notre article « Pourquoi le bus à biberonnage a le vent en poupe [20]« .