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Petite enfance

La mobilisation des professionnels de la petite enfance grandit contre un projet de décret du gouvernement

Publié le 11/03/2010 • Par avec l'AFP Romain Mazon • dans : A la une, France

Petit enfant qui joue
Getty Images
Les professionnels de la petite enfance ont manifesté par milliers dans toute la France, le 11 mars, contre l'assouplissement des règles d'accueil prévues dans un décret préparé par le gouvernement.

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Une délégation de professionnels a été reçue à Matignon à la mi-journée mais le gouvernement n’a pas du tout pris en compte notre mouvement, il n’y pas eu d’avancées, a estimé Pierre Suesser, du Syndicat des médecins des services de Protection maternelle et infantile, après la réunion.

Le texte, qui devrait, selon le secrétariat d’Etat à la Famille, être publié « dans les trois mois » prévoit d’abaisser de 50 à 40% le taux minimal de personnel « très qualifié » obligatoirement présent dans les crèches, augmentant du même coup le nombre de personnels moins qualifiés, comme les titulaires de CAP Petite enfance.
En France, environ 240.000 enfants de moins de trois ans sont accueillis en crèche, soit 10% de cette tranche d’âge.

L’entourage de la secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano n’était pas en mesure, à la mi-journée, de donner de chiffres sur le nombre de crèches fermées ou sur les taux de grévistes, en raison de la multiplicité des statuts des crèches (municipales, associatives…).
De même source, on estime que le décret n’apporte que des adaptations à la marge pour faciliter la vie des crèches et des parents sans toucher au taux d’encadrement qui est d’un adulte pour 5 bébés et d’un adulte pour 8 enfants qui marchent.
Il ne remet pas du tout en cause la qualité de l’accueil des enfants et il va permettre de répondre aux besoins des familles, a abondé le président de l’Union nationale des associations familiales (Unaf), François Fondard.

Impact de la réforme des collectivités
Jeudi matin, les syndicats qui ont appelé à ce mouvement ont également dénoncé, au cours d’une conférence de presse, les risques que ferait peser, selon eux, la réforme des collectivités territoriales. Ils ont aussi alerté sur les difficultés de financement que rencontrent les départements, et les communes, pour l’accueil de la petite enfance.

La municipalité de gauche de Strasbourg a d’ailleurs soutenu le mouvement de grève dans ses crèches, qualifiant de « légitimes » les revendications des personnels. La ville a regretté dans un communiqué « qu’une fois de plus le gouvernement privilégie les objectifs quantitatifs au détriment des objectifs qualitatifs » et soutient les « revendications légitimes » des personnels.
« Au-delà des conditions de travail déjà bien compliquées du personnel, il faut souligner que ce projet aboutira à la dégradation de la qualité d’accueil des plus petits », affirment les élus.

Forte mobilisation
A Bordeaux, Marseille ou Strasbourg, la plupart des crèches municipales sont restées fermées tandis que les organisateurs de la journée ont évoqué « 50 à 60% » de grévistes nationalement.
Près de 71% de grévistes étaient comptabilisés à Grenoble par le Centre communal d’action sociale et 44% par la mairie de Bordeaux.
A Paris, sur 439 établissements municipaux, 139 étaient fermés à midi et 97 partiellement ouverts, selon la mairie, qui avançait également 16,69% de grévistes.
Plus de 10.000 personnes selon les organisateurs, 4.500 selon la police, ont défilé dans la capitale. Brandissant poupons et couches-culottes, les manifestants – surtout des femmes – ont scandé « les bébés ne sont pas des sardines, pas de bébé à la consigne! ».
Selon la police, 500 personnes se sont rassemblées à Nantes (Loire-Atlantique), près de 300 à Quimper (Finistère) ou encore une petite centaine à Lyon.

A trois jours du premier tour des régionales, le Parti socialiste a vu dans ce décret « une régression exemplaire du tour de vis social préparé par le gouvernement », tandis que des municipalités de gauche (Villeurbanne, Strasbourg, Saint-Etienne) et le président (PS) de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon ont apporté leur soutien au mouvement.

On estime qu’il manque au moins 300.000 places d’accueil pour les moins de trois ans, qui sont 2,4 millions en France, dont 10% sont gardés en accueil collectif.

Témoignages de manifestant(e)s

Sylvie et Véronique ont manifesté au milieu de 400 collègues de différentes crèches bordelaises pour dire non au projet de décret du gouvernement sur l’accueil de la petite enfance qui ferait d’elles des gardiennes, une fonction loin de leur vocation.
Si cette réforme passe, on n’aura plus le temps d’être disponibles pour l’enfant, le materner et participer à son éveil, on deviendra de simples gardiennes, ce qui est loin d’être une vocation, souligne Véronique Piouceau.
A 43 ans, cette titulaire d’un CAP petite enfance qui travaille depuis huit ans dans une crèche associative bordelaise ne veut pas entendre parler de ce nouveau décret qui permettra d’accueillir plus d’enfants tout en réduisant le recrutement du personnel qualifié.
Si ce décret passe, je préfèrerais quitter le métier, l’enfant passera aux oubliettes et je me refuse à ça, assure sa collègue Sylvie Coucalon, 42 ans et auxiliaire de puériculture depuis 17 ans.
De concert, elles décrivent, tout en brandissant une pancarte « les bébés ne sont pas des sardines et les crèches ne sont pas des usines », ce que pourrait devenir leur quotidien si les « jardins d’enfants » avec un adulte pour 12 enfants de 2 à 3 ans voyaient le jour.
Les repas ne seront plus un moment de plaisir mais cela s’apparentera à du gavage, on verra un groupe et plus l’enfant individuellement, affirme Véronique Piouceau. Cette mère de trois enfants redoute que son métier n’en devienne que plus « stressant » et qu’elle se sente « frustrée » de ne pas avoir le temps de répondre aux attentes de chacun des enfants dont elle a la charge 8 heures par jour.

Actuellement, nous avons un adulte pour six enfants chez les plus grands et un pour quatre chez les plus petits, si on augmente les capacités d’accueil, on prendra moins en compte le rythme de chaque enfant et on leur portera beaucoup moins d’attention, regrette aussi Yolande Démart, directrice d’une crèche associative.

Pour ces professionnels, les projets pédagogiques, les sorties et les journées à thème seront également à remiser au placard. Pour organiser une sortie chez les pompiers, au potager ou au zoo, il faut un adulte pour deux enfants, ce ne sera donc plus possible, affirme Mme Démart.
Même chose pour les ateliers du goût ou activités pataugeoires qui demandent au personnel une grande disponibilité.

Pour Frédéric Bildet, directeur de quatre crèches associatives sur Bordeaux, il faut savoir ce que l’on veut faire des crèches à l’avenir. Soit elles deviendront des consignes pour les enfants, soit un véritable lieu de socialisation et d’éveil mais cela veut dire qu’il faut nous laisser les moyens de le faire, pointe-t-il.

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Commentaires

La mobilisation des professionnels de la petite enfance grandit contre un projet de décret du gouvernement

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Josy

12/03/2010 12h52

c’est + qu’un retour en arrière!pire que lorsque j’ai commencé mon métier dans la petite enfance en….1970!
ne laissons pas détériorer les conditions d’acceuil!!!

ALIMAS

12/03/2010 10h12

COMMENTAIRE (09A008A01). COMME VOUS Y ALLEZ ! CRÈCHE ET MATERNELLE, MÊME COMBAT ! Est-il nécessaire d’avoir fait bac+5 pour s’occuper des petits et tout petits ! Soins, cocooning, jeux, chant, lecture d’histoires, etc. … en somme tout ce que les parents devraient être capables de transmettre à leur enfant … à domicile ! Cela me rappelle une situation : Mon épouse, mère et éducatrice de nos cinq enfants (j’ai bien dit mère et éducatrice et non pas enseignante). Quand elle a voulu travailler après s’être chargée de l’éducation de ses enfants (sans aucun séjour en crèche et maternelle), elle n’a jamais pu être employée dans une crèche publique, au motif qu’elle n’était pas diplômée ! Y compris à la cantine … !

COMMENTAIRE (09A008A02). LA TYRANNIE DES DIPLÔMES ! Est-il vraiment logique amis contribuables, alors que nous sommes si soucieux de nos impôts et de la bonne utilisation des crédits délégués par l’État et les collectivités territoriales, que nous fassions passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des tout petits ou de leur changer les couches ? Si l’on retire les récréations, les collations, la sieste et les passages aux toilettes ou changement des couches, le «personnel qualifié» ne consacrerait qu’un peu plus d’une heure sur huit aux soins et apprentissages que ne sauraient effectuer les parents à domicile, sans être diplomé ? Les crèches et maternelles seraient mieux armées que les familles elles-mêmes, parce que faisant appel aux diplômés ?

COMMENTAIRE (09A008A03). NOTRE SOCIÉTÉ MARCHE SUR LA TÊTE ET PENSE AVEC SES PIEDS ! Notre société ne fait pas les bons choix ! Tous ces petits et tout-petits en garderie ! Tous ces jeunes et moins jeunes au chômage ! Tous ces délinquants dans les rues ! Tous ces «vieux» dans les maisons de retraites ! Tous ces couples qui se séparent dès la première difficulté et font trinquer les enfants, parce qu’ils ne peuvent ou ne veulent plus assumer les charges qu’ils ont engagées à deux ! Où sont les mères ? Où sont les pères ? Où sont les Grands-parents ? Où sont les transmetteurs des valeurs familiales ?

COMMENTAIRE (09A008A04). NOTRE MONDE MODERNE ET EN PLEINE CONFUSION ! Pourquoi y a-t-il une demande aussi forte de substitution des responsabilités éducatives parentales ? À l’ère de la révolution numérique, ou de plus en plus de personnes se retrouvent et se retrouveront chez elles à cause du chômage, pourquoi ne pas rémunérer les mères (ou pères) de familles ? Pourquoi ne pas les former et les accompagner à éduquer elles-mêmes leurs petits et tout-petits ? Pourquoi ne pas aider les familles à s’occuper elles-mêmes de leurs enfants, de leurs vieux parents et de leurs handicapés ? Pourquoi ne pas aider les parents à créer des mini structures de proximité ou ils pourraient se grouper en cellules d’aide éducatives et palliatives ?

COMMENTAIRE (09A008A05). L’ÉDUCATION N’EST PAS L’INSTRUCTION ! L’éducation est la transmission des comportements de vie sociale, apaisés et harmonieux à partir du premier cercle qu’est la vie en famille. L’instruction est la transmission de la connaissance universelle faite par les enseignants, pour que chaque vie à soi soit bonne avec le monde pour tous. Pourquoi l’éducation de ses petits et tout-petits, est-elle confiée à l’État et à ses collectivités territoriales ? Pourquoi supposer que l’apprentissage des premiers savoirs de nos petits et tout-petits, passe nécessairement par d’autres mains et cerveaux que ceux des parents ? C’est dans les familles que doivent s’organiser les soins, les apprentissages et l’éducation. Ce sont les parents qu’il faut aider et accompagner dans les soins, les apprentissages et l’éducation de leurs enfants, à domicile. Chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose. À chacun selon ses capacités, son rôle, son temps, ses choix et son savoir, puisé dans la connaissance du monde pour tous.

loly

28/03/2010 08h52

oui oui, vu que je sais faire mes comptes, je peux faire ceux d’une multi nationale,…. Je me suis arraché mes dents de lait enfant, alors c’est bon, je peux etre chirurgien dentiste !

s’occuper des enfants des autres demande de la formation, etre parent non ! et si pour vous s’occuper d’enfants se résume à pipi caca dodo et manger…. et bien faites le !

FTEYSSIER

12/03/2010 10h13

Ce n’est pas en réduisant l’encadrement des professionnels de la petite enfance et en augmentant l’accueil de nos chers bambins, que l’on vise l’accès à la socialisation, à la réduction des incivilités et de la violence !!!
En effet, l’adulte, l’institution a un impératif devoir d’antécédence. Nous ne pouvons abandonner l’enfant sans l’inscrire dans une histoire, notre histoire, nos habitus, et lui donner les moyens de se développer, de s’émanciper dans la collectivité qui l’accueille. Ceci passe bien évidemment par un devoir de transmission, d’accueil, d’éducation, de contenus d’enseignement et d’actions pédagogiques dès le plus jeune âge.

Comment s’adapter aux besoins éducatifs et à l’accueil des enfants de plus en plus hétérogènes, si nous continuons à ponctionner les moyens humains et physiques de l’ensemble des institutions éducatives, spécialisées, écoles (+ RGPP impact de la collectivité sur ces structures) ?

Et, en ce qui nous concerne, la filière sportive, nous pouvons toujours imaginer des dispositifs d’insertion, d’intégration et d’éducation par les APS, mais ces actions, trop souvent aux finalités occupationnelles, resteront sans effet sur le développement des compétences sociales. De la mayonnaise au bâtiment en passant par l’éducation, tous shémas, codes et principes se construisent sur des bases et des fondamentaux.

Les projets pludisciplinaires, porteurs de sens et d’apprentissage par transfert d’acquis, accès sur la découverte du monde, de l’autre, du milieu, disparaitront, nos fameuses « sorties » pédagogiques.
La qualité éducative du service public intègrera donc des logiques d’entreprise et de rendement opposées à celles d’une vision éducative.
Bonne journée

magali

12/03/2010 11h33

j’ai beau relire l’article, je ne vois nulle part qu’on parle de « bac+5″…

Valérie91

13/03/2010 06h19

BAC + 5 : il s’agit du niveau d’un poste de direction de crèche.
Les auxiliaires de puériculture ont un diplome équivalent à un bac + 1 etles éducatrices jeunes enfants à un BAC + 3 …..

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