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FONCTION PUBLIQUE
Un livre blanc sur la FPT au programme du nouveau mandat du CSFPT
Agathe Vovard | France | Toute l'actu RH | Publié le 11/03/2015 | Mis à jour le 13/03/2015

Le maire (UDI) de Sceaux a été réélu président du conseil supérieur de la fonction publique territoriale, ce mercredi 11 mars 2015. Les cinq formations spécialisées, qui préparent le travail des séances plénières, restent en outre présidées par les mêmes organisations syndicales et élus locaux. Au grand dam de la CFDT notamment, qui estime que sa représentativité dans la territoriale devait lui permettre d’obtenir un siège. Et qui présentait, elle, des candidates.

Candidat à sa succession – il occupe cette fonction depuis septembre 2011 – Philippe Laurent a été réélu président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) ce mercredi 11 mars 2015, à l’unanimité des suffrages exprimés. Durant son discours, il a notamment appelé de ses vœux la rédaction d’un livre blanc de la fonction publique territoriale porté par tous les acteurs de la FPT, qui permettra au Conseil supérieur de définir les grandes lignes de son action pour l’ensemble de la mandature.
Ce document pourrait comporter « un diagnostic, un état des lieux objectif et partagé de la fonction publique territoriale : ses forces, ses difficultés, ses points de tension, les réformes les plus urgentes à engager… », a souligné l’élu lors de son discours.

« Il s’agirait de peser sur les discussions à venir, précise Philippe Laurent, contacté par La Gazette. On est dans une grande confusion. Si on ne veut plus de la libre administration des collectivités, il faut le dire clairement. On grignote par-ci, par-là, on accuse… Il faut clarifier sur ce qu’on veut faire du service public local et de la FPT. »

Baromètre RH

Lors de son discours, l’élu local a également plaidé pour l’instauration d’un « outil de diagnostic simple, objectif et lisible sur l’évolution des ressources humaines dans la FPT », qui pourrait prendre la forme d’un baromètre réalisé par l’Association des maires de France.

Durant cette séance d’installation du CSFPT, ont par ailleurs été élus :

Ces présidents étaient déjà en fonction lors de la précédente mandature, sauf Jésus de Carlos qui remplace son homologue de la CGT, Claude Michel, qui n’est plus membre du CSFPT.

La CFDT a exprimé son mécontentement quant à ces résultats. D’abord, en raison de sa représentativité (2ème formation de la FPT), elle estime qu’une présidence de formation spécialisée devait lui revenir. « Les trois formations spécialisées qui reviennent aux syndicats doivent être présidées par les trois organisations arrivées en tête aux élections professionnelles », soutient Claire Le Calonnec, de l’Interco-CFDT.

La CFDT présentait en outre des candidates, ce qui aurait permis d’instaurer un peu de parité. « Le CSFPT ne compte aucune présidente, du côté des syndicats comme de celui des élus. C’est inexcusable trois jours après la journée internationale des femmes », insiste Claire Le Calonnec.

Pour parvenir à une telle continuité, les syndicats CGT, FO et FA-FPT pourraient s’être mis d’accord avant le vote. Bruno Collignon, président de la FA-FPT, dément. « Je présidais la formation spécialisée n°5 auparavant. De plus, nous n’avons pas la possibilité de « contraindre » la CGT ou FO de voter pour nous. Et à elles deux, ces organisations recueillent déjà la majorité des voix (11 voix sur un total de 20). »

Mandat difficile

« Cette polémique soulève un problème de fonctionnement. Nous avons proposé une sorte de co-présidence pour les cinq formations spécialisées employeurs/organisations syndicales, ce qui permettrait de renforcer l’intérêt des élus qui sont peu présents dans certaines instances », souligne pour sa part Patrick Campagnolo, de l’Unsa territoriaux.
Pour le représentant syndical, le mandat s’annonce « quelque peu difficile, alors que les organisations doivent travailler ensemble sur des projets importants tels que la loi NOTRe, et surtout le projet d’accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations ».