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Décentralisation

Réforme territoriale : la potion magique des amis du MEDEF

Publié le 05/03/2015 • Par Sarah Belhadi • dans : France

A l'occasion d'une table-ronde organisée par le MEDEF, ce mardi 3 mars, les collectivités en ont pris pour leur grade. Les invités de l'organisation patronale ont appelé à une réduction drastique du nombre d'élus et à la fin du statut de la fonction publique.

Les oreilles des élus locaux ont sifflé, ce mardi 3 mars 2015. Les invités de la table-ronde du MEDEF intitulée « Réussir le défi de la réforme territoriale : l’enjeu économique » ont, pour la plupart, dénoncé la gestion publique locale. Ils en ont profité pour formuler trois propositions-choc.

Les élus au régime sec

« La France a la palme du nombre d’élus : 600 000 ! On en compte 24 000 au Royaume-Uni, assène Agnès Verdier-Molinié, la directrice de l’iFRAP- fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, avant de poursuivre :  il y a l’urgence du déficit. Il faut se poser un objectif commun de réduire le nombre total d’élus ».

Ainsi, le think tank libéral propose de les faire passer à 55 000 dans les prochaines années. « Cela coûte 2 milliards d’euros à la France de payer ses élus », assure sa directrice. Un vent libéral souffle dans l’auditorium du MEDEF.

De quoi faire bondir certains élus à l’instar de Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux, contacté ce 4 mars 2015 par téléphone. « La plupart des élus ne sont pas rémunérés pour le travail qu’ils font ! C’est un raisonnement complètement populiste », s’insurge l’édile, aussi vice-président en charge des finances à l’Association des maires de France.

Les collectivités locales ne sont pas épargnées par l’iFRAP puisqu’elles sont jugées bien trop nombreuses : 38 000 collectivités locales dans l’Hexagone, soit 40% des collectivités de l’U.E, selon l’organisme indépendant.

Les réduire permettrait-il des économies suffisantes ? Pas forcément. Les efforts doivent se faire à tout niveau. L’ancien ministre et ex-maire (UMP) du Havre, Antoine Rufenacht constate : « Tout concourt à l’augmentation des dépenses publiques locales. Nous vivons au-dessus de nos moyens : l’Etat, les collectivités, les organisations patronales ». Selon lui, la réforme territoriale n’est pas allée assez loin. « Pourquoi n’a t-on pas fait les 50 départements ? », s’interroge-il. Pour rappel, le projet de loi prévoyait initialement un train massif de transfert des compétences des départements aux régions.

La prime aux métropoles

S’il reste à définir plus clairement les compétences des régions, la mise en place de grandes métropoles à l’instar de Lyon doit permettre de mutualiser. Le sénateur-maire (PS) de Lyon, Gérard Collomb milite pour que le modèle des métropoles s’implante sur le territoire. Elles doivent avoir un rôle central. « Je ne crois pas à la production délocalisée dans les campagnes. Après, il peut y avoir une diffusion sur ces territoires ». Cette option, le maire de Lyon la défend d’abord pour des raisons de rayonnement économique : « La concentration de richesses se fait dans les grandes villes. Au niveau mondial, 300 villes génèrent 50% du PIB ». Mais aussi pour des réductions de coûts.

Ainsi, la toute nouvelle métropole de Lyon a fait le choix de croiser les compétences. « Le Grand Lyon faisait de l’aménagement urbain, du logement, de la culture, du tourisme … comme le département. Nous allons mutualiser les services pour réduire les coûts de fonctionnement ».

La fin de l’emploi à vie

Mais cette concentration de moyens ne doit pas être dépourvue d’une vraie réflexion.« Une action publique doit d’abord être dirigée par une stratégie », assure David Carassus, professeur à l’Université de Pau, qui a imaginé plusieurs voies d’innovation. Il juge que « peu de collectivités ont des stratégies, connaissent leurs territoires, leurs usagers ».

Il préconise « d’évaluer les politiques publiques, de travailler sur le marketing territorial, de définir des priorités, et d’optimiser le patrimoine ». Et ce n’est pas tout, face à la directrice de l’iFRAP qui pointe du doigt le taux d’absentéisme des fonctionnaires dans les collectivités locales (Montpellier totaliserait 39 jours d’absence par an et par agent), il propose qu’une réflexion sur les ressources humaines soit menée en profondeur.« Quand un agent ne vient pas au travail, c’est souvent qu’il n’est pas dans des conditions qui lui permettent de bien travailler », analyse le spécialiste du management local.

S’il assure qu’il faut revoir le management de la fonction publique, l’économiste Michel Godet s’interroge sur la pérennité du statut : « faut-il maintenir des fonctionnaires qui ne fonctionnent pas ? ». Il prône également la fin de la professionnalisation de la politique. « Il faut interdire aux fonctionnaires de le rester s’ils se présentent aux élections », et aspire à « des élus qui pensent au long-terme, à l’intérêt général et qui ne font pas de clientélisme ».

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Commentaires

Réforme territoriale : la potion magique des amis du MEDEF

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pov citoyen

06/03/2015 07h17

Mon dieu, je suis loin des pensées du Medef, de Marine ou de Nicolas. Mais voilà beaucoup de propos, sous une forme provocante certes comme à l’habitude, pleins de bons sens ! Quand nos élus sont bénévoles et pas dispensés de travail à l’excès comme on le voit trop (mais payés par l’employeur, en plus de la collectivité bien sûr, double peine pour le pov citoyen), alors oui chapeau bas, normal ! Sinon, honte à eux !

X.Nelson

06/03/2015 08h39

Une caricature de l’idéologie néolibérale qui doit faire honte aux libéraux dotés d’un cerveau ! Des poncifs sans pertinence aucune, car n’en déplaise à ces « spécialistes », la plupart des collectivités sont aussi bien gérées que la plupart de leurs entreprises.
Ces personnes vivent sur des mythes et au fond, empêchent que les vrais progrès de gestion locale voit le jour.

François

06/03/2015 08h41

Comme c’est commode : le privé est vertueux, et le public inefficace.
Oui c’est vrai que les politiques publiques doivent être mieux définies et déclinées auprès des fonctionnaires, dans chaque collectivité ou établissement.
Oui c’est vrai qu’il y a un fort absentéisme, mais dû aussi à une trop forte protection en cas d’absence, et un certain nombre en abusent avec la complaisance de certains médecins.
De là à démanteler le service public pour confier les missions au vertueux privé, il y a une marche, car le vertueux privé est lui aussi victime du clientélisme et surtout cherche à faire du profit. La différence hôpital/clinique est à ce sujet frappant. Allez aux urgences d’une clinique et ayez un cas compliqué et peu rémunérateur, vous verrez le traitement…
Nous avons des efforts à faire, indispensables, ils sont en cours de réalisation. Laissons un peu de temps pour la réforme.

songuette 73

06/03/2015 08h42

Bonjour,
D’abord permettez moi de réagir sur les propos du Medef qui ferait mieux de s’occuper de ses missions et laisser la fonction publique à ceux qui la pratique.
En second lieu, je réagirai au cumul des mandats des élus: je suis défavorable au cumul des mandats et je pense que cela est possible si on professionnalise le statut des élus, cela me semble incontournable pour que les élus s’investissent à fond dans leur mandat.
Cordialement.

songuette73

06/03/2015 09h19

Bonjour,
D’abord permettez moi de réagir sur les propos des amis du Medef : la fonction publique n’a pas vocation à être dirigée comme une entreprise privée et son organisation est à la charge de l’Etat qui rempli parfaitement son rôle.
En second lieu, je réagirai au cumul des mandats des élus: je suis défavorable au cumul des mandats et je pense que cela est possible si on professionnalise le statut des élus, cela me semble incontournable pour que les élus s’investissent à fond dans leur mandat.
Cordialement.

aquarius74

06/03/2015 12h36

Le libéralisme est une oligarchie, par définition cela veut dire justement qu’il y a des postes à vie réservés à une caste (exemple : les fils Lagardère et Dassault, qui pourraient très bien vivre de leurs rentes sans avoir à être PDG et toucher un salaire) : la polémique vient juste du fait qu’ils considèrent que les fonctionnaires ne sont pas dignes d’en faire partie !

Edwige

06/03/2015 03h08

Le MEDEF qui donne des leçons de gestion. Ils ont la mémoire très courte, il me semble qu’ils ont obtenu pour le « Développement économique et emploi Aides aux entreprises en faveur de l’emploi : une manne de 40 milliards d’euros en avril 2013,et de plus sous le sein des socialistes.
Et à ce propos, il ne me semble pas avoir vu ou apperçu une baisse du chomâge, et pourtant cela fait bientôt deux ans.
En tant que citoyen, qui paie ses impôts et qui ont permis de verser cette aide aux entreprises, vu le manque de résultat, puis-je demander le remboursement de ma contribution ?
Alors le MEDEF, un peu de sérieux, regarder ce qui se passe chez vous, entre les aides obtenues, plus les salaires , et plus les primes qui dépassent l’entendement. Par pitié de donner pas de leçon.

FRAP

06/03/2015 03h37

L’iFRAP est très certainement un organisme qui dispose d’un personnel compétent. Nous en sommes persuadés.
Mais dès lors que les propositions s’appuient sur des dogmes et non pas des éléments étayés, par respect nous ne diront pas qu’elles sont ridicules mais notre pensée ira en ce sens.

Il est caricatural de s’appuyer sur un exemple non représentatif (qui ne prend pas en compte les différentes natures d’arrêts de travail) pour le généraliser.

De très bons amis nous disaient (ils exercent des fonctions de resonsabilité dans des entreprises importantes) qu’avec l’ensemble des contraintes que l’on rencontre dans le public, eux ne seraient pas en mesure d’assurer l’équilibre financier de la structure. Bien sûr, ils ne sont pas représentatifs de tous les cadres du secteur privé. Mais voila plus de trente ans qu’ils assurent des fonctions au sein d’entreprises privées. Il est certain que s’ils n’étaient pas compétents…

En conclusion, il y a bien évidemment des améliorations à apporter au bon fonctionnement des collectivités locales. Mais n ‘en est-il pas de même pour les entreprises privées?

Concernant l’excès du nombre de fonctionnaires, un ami dirigeant une grosse entreprise de matériaux pour les chantiers nous disait il y a encore peu de temps qu’heureusement il y a des collectivités pour construire et pour rénover les bâtiments.
Enfin, il constatait que le samedi matin sa clientèle se composait presque uniquement de fonctionnaires et d’entrepeneurs qui, nous ne comprenons pas pourquoi, payaient ces dépenses sans demander de facture à leur nom.

Il est de bon ton d’affirmer qu’il y a trop d’élus. C’est certain. Mais nous serions curieux de savoir sur le nombre quelle est la quantité de ceux percevant une indemnité (rémunération). Si nous étions curieux, nous demanderions également à connaître le montant de ces revenus par tranches.
Nous sommes convaincus, sans pouvoir le démontrer, que seujl un nombre très restreint d’élus cumule la plupart des indemintés (quelques milliers pour la France entière). Sur ce point, il est facile pour l’Etat de l’établir; s’il le veut bien.

Pour terminer nous dirons que les questions posées par l’iFRAP sont pertinentes (même s’ils oublient les questions des administrateurs co-optés dans les grands groupes…) mais les réponses sont loin d’être à la hauteur de la qualité des auditeurs de cette conférence.

jylbaire

06/03/2015 03h45

Mme Verdier-Molinié et M Godet sont des habitués des radios et télés d’où ils déversent très régulièrement leur haine arrogante de prétendus « experts » sur les services publics et les structures collectives de solidarité.
Ce sont des mercenaires de la lutte des classes au service des politiques économiques libérales du PS au FN en passant par l’UMP et les centristes.

inanimé

08/03/2015 06h49

non mais surtout : de quoi se mêle le MEDEF ?
pourquoi viennent-ils fourrer leur nez dans le public alors qu’il n’en comprennent ni le fondement ni la logique ?

Burgou23

09/03/2015 03h36

Autant je valide le fait de diminuer le nombre des élus, c’est tout simplement un vœu national, autant se mêler de discourir sur la fonction publique et territoriale de leur part, je dis chacun à sa place.

chablais

10/03/2015 02h12

Cet article ne fait que rappeler des urgences et des exigences qui découlent de notre niveau d’endettement. Mais il ne fait que le rappeler.
Pour ma part, à l’instar du pacte écologique proposé par Nicolas Hulot aux candidats à la présidentielle il y a 10 ans, je préconise que les partis de gouvernement (donc pas le FN) s’accordent également sur un socle de réformes indispensables pour le pays. Après, chacun votera pour qui il l’entend et le front national se réunira à nouveau dans une cabine téléphonique.
Il y a urgence car nos enfants ne trouveront pas de boulot.
Quant à nos politiques, avec leur DirCab, leur chef de cabinet + leur chef adjoint de cabinet, Directeur de la Comm, etc…….. ils sont vraiment très bien placés pour donner des leçons aux fonctionnares. et je ne parle pas de leur décision de ne pas limiter les élus des futurs conseils régionaux. A ce rythme là, les économies risquent de tarder à voir le jour.

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