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Familles

Politiques familiales : une Europe très hétérogène

Publié le 09/12/2016 • Par Michèle Foin • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

politiques familiales-Europe-UNE
jpgon - Fotolia
L’Europe consacre une part importante de son PIB aux familles, mais les politiques varient grandement d’un pays à l’autre entre les interventions en espèces, en nature, ou fiscales.

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En 2012, les dépenses pour la famille et les enfants représentent 7,5 % des dépenses de protection sociale de l’Union européenne (1). C’est dire l’importance que constituent les politiques d’aides aux familles pour les systèmes de protection sociale européens. Les modes d’intervention varient pourtant énormément d’un pays à l’autre.

Ainsi, les pays nordiques se caractérisent par des dispositifs très favorables à la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle : un service d’accueil de la petite enfance universel et financièrement abordable, et un congé parental plutôt court et bien rémunéré.

Cibler les familles pauvres

Au Danemark par exemple, un ménage ne doit pas supporter plus du quart du coût total de la garde, et la municipalité est tenue de rembourser les trois quarts des frais occasionnés si elle ne propose pas de solution d’accueil.

En Suède, pour quinze heures d’accueil par semaine, le coût ne peut excéder 3 % du revenu familial mensuel, avec un maximum de 146 euros par mois.

A contrario, en Irlande, au Royaume Uni et au Luxembourg, les frais d’accueil ­de la petite enfance dépassent la moitié du salaire moyen.

L’Allemagne et la France offrent quant à elles d’importants avantages fiscaux aux familles avec enfants. « Jusqu’en 2013 et la réforme du quotient familial, il n’y avait qu’en France où les réductions fiscales pour charges de famille croissaient avec le revenu. Les autres pays européens ciblent leurs aides sur les familles pauvres », souligne ­Olivier Thévenon, analyste des politiques sociales à l’OCDE.

Dans les pays d’Europe du Sud et de l’Est, le congé parental est plus long, et mal rémunéré. Si les services d’accueil de la petite enfance y sont en expansion, ils sont beaucoup moins développés que dans le Nord, et leur coût est beaucoup plus élevé.

Allocation ou service ?

Dans les pays d’Europe continentale, comme en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas, l’aide aux familles prend davantage la forme d’une allocation, et moins le développement des services d’accueil. En matière de dépenses (2), les disparités sont très importantes.

Le Royaume Uni arrive en tête avec 3,97 % du PIB consacré aux familles. Ce niveau élevé est en partie lié à une entrée tardive dans le système éducatif, ce qui induit un besoin de financement plus important de la garde des enfants de moins de 5 ans. Il est suivi par la France, avec 3,7 % de son PIB.

En queue de peloton, on retrouve la Grèce, le Portugal et l’Espagne avec respectivement 1,28 %, 1,38 % et 1,42 % de leur PIB consacré aux familles.

Olivier Thévenon, analyste des politiques sociales à l’OCDE

« Nous manquons de données sur les politiques familiales à l’échelon local »

« Nous disposons d’assez peu d’informations sur les actions des différents échelons locaux à l’intention des familles car il n’y a pas d’obligation à transmettre leurs comptes sociaux. Ils interviennent sur les prestations extra-légales pour donner des suppléments d’allocation, beaucoup dans l’aide au logement. Ils sont également très actifs pour définir les services d’accueil pour la petite enfance, mais tout cela reste très hétérogène en matière de critères d’éligibilité. Plus largement, en matière sociale, on estime que les administrations locales participent en France à hauteur de 5 % de la dépense publique.
Au Royaume-Uni, c’est autour de 12 % quand en Finlande et en Suède les administrations locales jouent un rôle extrêmement important dans l’action sociale, avec respectivement 30 % et 42 % des dépenses sociales publiques.
En Europe du Nord, la gestion des services et des aides sociales est donc très locale, quand en Europe du Sud, elle très centralisée. »

Thèmes abordés

Notes

Note 01 Source Eurostat. Retour au texte

Note 02 Source OCDE, 2013. Retour au texte

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