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[Entretien] Hôpital

Faire de l’hôpital un lieu de vie à part entière grâce à l’art et la culture – Entretien avec Caroline Quessandier, déléguée culturelle au CHU-Hôpitaux de Rouen

Publié le 25/11/2016 • Par laredaction • dans : A la Une santé social, Toute l'actu Santé Social

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D.R.
Le colloque Art & Santé s’est tenu le 4 novembre dernier à l’École des hautes études en santé publique. Organisée par un groupe d’élèves, cette journée dédiée à l’art et la culture dans les établissements de santé, sociaux et médicosociaux a permis d’aborder le contexte et les enjeux des politiques culturelles, d’échanger autour de retours d’expériences et de performances artistiques. C’est à cette occasion que Caroline Quessandier déléguée culturelle, le professeur Pierre Michel, chef de service et le danseur et chorégraphe, Sylvain Groud, ont présenté la politique culturelle du CHU-Hôpitaux de Rouen.

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Caroline Quessandier a rejoint le CHU en 2010, après un Master 2 en conception et mise en œuvre de projets culturels et une première expérience au sein de structures culturelles et de compagnies artistiques.

Propos recueillis par Estelle Lucas et Prisca Orsonneau, élèves-directrices d’établissement

En quoi consiste votre fonction de déléguée culturelle au sein du CHU de Rouen ?

Mon rôle est d’impulser, en lien avec la direction, la politique culturelle de l’établissement, de concevoir les projets et de les accompagner et de rechercher les financements. Concrètement, cela se traduit par l’identification des structures et des artistes partenaires et des unités de soins souhaitant participer à un projet. Depuis 2005, la politique culturelle s’inscrit au cœur du projet d’établissement, elle en est un axe stratégique.

La fonction de déléguée culturelle nécessite à la fois une bonne connaissance du milieu culturel, de ses enjeux, de la création contemporaine et en même temps une bonne connaissance de l’univers sanitaire et médicosocial. C’est un poste pivot, transversal. Le monde de la santé et le monde de la culture ont leurs propres règles de fonctionnement. Il s’agit de les faire se rencontrer et de s’inspirer des problématiques de chaque monde pour les mettre en lien et qu’un sens commun, dans l’engagement réciproque, se crée.

Pourquoi développer une politique culturelle au sein d’un hôpital ou d’un établissement médicosocial ?

L’art peut agir sur les relations, les organisations, les représentations mais aussi nos imaginaires. Il peut s’offrir comme une ressource inattendue, pour les patients mais aussi pour les professionnels dans une démarche de prise en charge globale y compris sensible. On dit souvent que l’hôpital est une ville dans la ville. On y trouve une vraie mixité sociale et culturelle. Mettre en place une politique culturelle permet de développer une réflexion sur l’accessibilité. En travaillant avec les structures culturelles du territoire, on fait venir l’extérieur au sein de l’hôpital et inversement. Ces rencontres permettent aussi aux artistes de se nourrir de ce qui se passe à l’hôpital et de le remettre au cœur de la cité. Le projet culturel a vocation à décloisonner.

Il s’agit de faire en sorte que l’hôpital soit un lieu de vie à part entière. Dans ces moments très intenses que sont les moments de la maladie et du soin, il s’agit de permettre à tous de vivre quelque chose de l’ordre du beau et de l’incroyable et d’être encore émerveillé par une proposition artistique.

Quels sont les différents axes de la politique culturelle mise en œuvre au CHU de Rouen ?

Il y a plusieurs types d’actions qui sont développés. Dans la lignée du programme national culture-santé, il s’agit d’accueillir des artistes professionnels sur un temps long, en immersion, allant d’une à trois années. En 2016, six résidences d’artistes ont débuté en septembre. Ces résidences sont notamment l’occasion de créer des rencontres et des relations de confiance par des improvisations dans les services ou par des ateliers à la fois à destination des équipes soignantes et des patients. Nombreuses disciplines sont représentées : danse, musique, chant, nouveau cirque, magie nouvelle, arts plastiques, arts visuels …Un axe autour de la lecture et du patrimoine culturel immatériel est également développé.

Dans l’esprit de nourrir une dynamique tout au long de l’année, nous avons des partenariats avec de nombreux festivals de notre territoire. Il s’agit de faire en sorte que l’hôpital fasse partie à part entière de ce territoire de diffusion, cela répond à l’enjeu de démocratisation culturelle avec l’accessibilité de l’offre par tous, y compris à l’hôpital mais aussi de démystifier l’hôpital en faisant venir la population du territoire au sein de l’hôpital pour y vivre quelque chose de différent.

Le CHU de Rouen dispose également d’un espace d’exposition dédié, l’espace Porte 10. Environ cinq expositions ont lieu chaque année. Parallèlement, des cycles d’expositions temporaires se font dans les services avec des temps de médiation, notamment grâce à un partenariat avec le fonds régional d’art contemporain (Frac).

Enfin, nous accompagnons la mise en œuvre de commandes artistiques pour intégrer les œuvres à leur environnement.

Quels sont les apports d’une politique culturelle pour les patients ? En quoi peut-elle aussi aider les professionnels au quotidien ?

Quand un artiste de l’opéra vient jouer dans la chambre, cela est perçu comme un privilège. Les artistes avec lesquels le CHU travaille sont reconnus au niveau national et international, ils descendent du « plateau » artistique pour venir vers les autres et cela donne un autre sens à leur pratique. Les projets culturels permettent de s’évader, d’ouvrir les murs.

Du point de vue des professionnels, il est important de faire connaître les modes de financement des projets (mécénat, soutien des collectivités) et non le budget de l’hôpital sans quoi, dans un contexte économique contraint, il est plus difficile de faire s’ouvrir les portes. Par ailleurs, la présence artistique oblige à prendre du recul, faire un pas de côté. Il y a un temps d’acculturation qui est nécessaire.

Comment développer une politique culturelle dans des établissements de taille plus réduite ?

Lorsqu’il existe, le délégué culturel impulse et coordonne la politique culturelle mais il est toujours nécessaire d’avoir un référent en charge du projet au sein du service. Tous les établissements peuvent former des référents culturels. Pour s’emparer de cette question, ils peuvent être accompagnés par les coordonnateurs du dispositif Culture et santé présents au sein des directions régionales des affaires culturelles (Drac) et des agences régionales de santé (ARS).

Lorsque le territoire est éloigné de ressources culturelles, il est aussi possible de mobiliser les associations présentes sur le territoire sous réserve d’une qualité et d’une exigence conservées. Il ne faut pas se dire qu’il n’y a pas de moyens. Les collectivités peuvent parfois être également ressources.

Quels sont les points de vigilance et les principaux conseils que vous donneriez à des directeurs d’établissement qui souhaiteraient engager une politique culturelle ?

En tant que directeur, il importe de définir ce que l’on cherche. Cette première étape permet d’identifier les ressources dont on a besoin. Ma conviction est que dans l’absolu rien n’est antinomique, ni l’art-thérapie, ni l’animation, ni la notion d’art à l’hôpital, seulement les enjeux et les objectifs ne sont pas les mêmes. L’un peut être complémentaire de l’autre. Si l’on parle de « culture à l’hôpital » dans la lignée du programme national, il convient de reconnaître qu’il y a une spécificité propre à l’intervention d’artistes professionnels identifiés par les institutions culturelles en milieu sanitaire et médicosocial.

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