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Insertion

Emplois d’avenir : ce sont les jeunes et les professionnels qui en parlent le mieux… Et en bien !

Publié le 06/02/2015 • Par Sophie Le Gall • dans : France, Toute l'actu RH

L’étude qualitative sur les emplois d’avenir de l’Institut Bertrand Schwartz, présentée ce jeudi 5 février 2015, détaille le point de vue des différents acteurs - professionnels des missions locales, jeunes, employeurs, services de l’Etat - sur le dispositif et sur les difficultés rencontrées. De ces regards croisés, se dégagent un satisfecit global et des pistes d'évolution.

Derrière les chiffres éloquents – 187 452 contrats signés (dont 17 973 emplois d’avenir professeur) au 31 décembre 2014 -, le vécu. Le rapport de l’Institut Bertrand Schwartz donne la parole, sur six territoires choisis(1), aux premiers intéressés, les jeunes les plus éloignés de l’emploi, et aux différents professionnels de l’insertion impliqués.

Valeur ajoutée

Pour ces professionnels comme pour les bénéficiaires, l’emploi d’avenir se distingue des autres contrats aidés par la durée du contrat (jusqu’à 3 ans) et l’obligation de mise en place d’un parcours de formation, deux gages de stabilité pour parvenir à se projeter. Les professionnels insistent sur les bénéfices de la logique de co-construction des parcours entre la mission locale, l’employeur et le jeune. Ce volet formation des emplois d’avenir ayant, d’ailleurs, été l’occasion pour les missions locales de se rapprocher des Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) et des services de Pôle emploi, sur la question du recueil des offres. Du côté des employeurs, le satisfecit est également au rendez-vous tant sur la qualité des orientations faites par les conseillers, que sur la préparation des candidats aux postes proposés ou encore sur la rapidité d’intervention des référents des jeunes en cas de problème, comme une possible démotivation.

Critères d’éligibilité en balance

Le fait de cibler les jeunes sans diplôme ou peu diplômés (CAP/BEP) et de ne permettre les dérogations que pour les jeunes bacheliers (jusqu’à bac +3) résidant dans les ZRR ou ZUS, est globalement apprécié mais constitue une limite pour un certain nombre d’interlocuteurs. Selon les professionnels des missions locales, ces critères ont parfois été difficiles à gérer et à défendre face à l’augmentation du nombre de jeunes diplômés au chômage inscrits dans les missions locales. Ces mêmes acteurs disent avoir souffert de la « précipitation » dans laquelle a été lancée le dispositif, couplée à un « déficit de préparation ». Des conditions qui leur ont donné l’impression d’avoir à répondre, dans l’urgence, à une « commande politique ».

Encore des efforts

Lors des séances de restitution de l’étude, les personnes interrogées ont évoqué une offre de formation encore limitée et la nécessité d’adapter davantage le dispositif aux spécificités de chaque territoire. Également, les professionnels des missions locales ont fait part de leur souhait de pouvoir échanger entre structures, et, au-delà du partage d’expériences, de mutualiser leurs moyens (en matière de formation, de recueil d’offres ou de regroupement de tuteurs).

Au final, sur les territoires étudiés, le bilan s’avère ainsi globalement positif, tant sur le fond, avec une légère diminution du chômage des jeunes, que sur la forme. Les professionnels disent avoir constaté une évolution du regard porté sur les jeunes peu qualifiés avec des employeurs « surpris par leur implication et leur capacité d’adaptation et d’évolution ». La DRH de la ville de Poitiers en témoigne : « Le dispositif nous a permis de voir comment on pouvait voir les choses différemment, comment on pouvait faire entrer dans nos viviers des jeunes avec des profils un peu atypiques (…) Et quand on suit les choses et qu’on voit ce que ça peut donner, c’est aussi très intéressant et ça permet de revoir sa copie, on ouvre son esprit et on travaille mieux. On a toujours travaillé sur de l’insertion mais différemment ; là, on est vraiment sur des emplois pérennes. »

Notes

Note 01 L’enquête a été réalisée sur six territoires, ceux des missions locales du Pays Salonais, de Nord Essonne, de l’agglomération de Montpellier, de l’arrondissement d’Aurillac, du Poitou et des Hautes-Pyrénées (Tarbes) entre novembre 2013 et juin 2014, dans une période de plein développement des emplois d’avenir. Ont été interrogés une trentaine de professionnels/conseillers mission locale, 3 élus de mission locale, 30 jeunes, 23 employeurs, 5 directions Pôle emploi, des unités territoriales Direccte, un préfet à l'égalité des chances (Essonne), une association régionale de missions locales, deux conseils généraux (Essonne et Hérault), un centre de formation à Aurillac et deux OPCA à Montpellier. Retour au texte

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Commentaires

Emplois d’avenir : ce sont les jeunes et les professionnels qui en parlent le mieux… Et en bien !

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ELIOTT

07/02/2015 11h02

ce satisfecit est inquiétant, pourquoi? D’abord, on ne précise pas qui sont les employeurs car il ne faut surtout pas mélanger privé et public.
ensuite, l’emploi, c’est comme un gateau, chaque fois qu’un emploi d’avenir est créé , c’en est un autre qui ne l’est pas, sauf si dans le public on se complet à créer des emplois inutiles …………
enfin, c’est toujours ce meme emplatre qui consiste à réparer les erreurs commises par l’éducation nationale qui fabrique 150 000 décrocheurs tous les ans. quand va t-on se décider à traiter ce problème de fond qui est aussi idéologique !
oui, je sais je rêve car on ne touche pas à ce ministère monolithique intégriste et opposé à tout changement.

lacotte

10/04/2015 07h00

Les offres d’emplois d’avenir sont précieusement gardées dans des fichiers cachés .On ne sait pas où les consulter , ils ne sont pas sur la toile et quand il faut attendre 4 semaines pour avoir un RDV à la Mission locale, on s’arrache les cheveux . Même sur le site de pole emploi ?
Au secours ,

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