Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Protection de l'enfance

Accompagnement des jeunes majeurs : une politique largement perfectible

Publié le 05/02/2015 • Par Sophie Le Gall • dans : France

Le rapport de l'Observatoire national de l'enfance en danger, « L'accompagnement vers l'autonomie des jeunes majeurs », réitère les critiques sur l'hétérogénéité des actions menées par les départements et appelle à une autre approche de l'autonomie.

Jean-Marie Müller, président de la fédération nationale des associations d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance (FNADEPAPE), use d’une image très parlante pour expliquer le gâchis que représente la rupture de prise en charge pour le mineur devenu majeur : « C’est comme si on bâtissait une maison et que, au dernier moment, on renonçait à mettre des tuiles sur le toit… ».

Avec d’autres mots, le rapport de l’Observatoire national de l’enfance en danger,« L’accompagnement vers l’autonomie des jeunes majeurs », basé, notamment, sur l’analyse de schémas départementaux de la protection de l’enfance et des questionnaires aux directeurs Enfance-Famille des conseils généraux et auprès de jeunes majeurs, souligne le « manque d’articulation » entre les différentes politiques publiques qui s’adressent au moins de 21 ans en difficulté. Avec, d’un côté, la politique de protection de l’enfance, et, de l’autre, les politiques d’insertion sociale et professionnelle. A l’échelon territorial, « La décentralisation de l’aide et de l’action sociales a pour conséquence une forte hétérogénéité des actions menées en faveur des jeunes majeurs et interroge le maintien d’une égalité de traitement sur l’ensemble du territoire », constate l’Oned.

Manque de progressivité

Du point de vue des jeunes majeurs, ces derniers soulignent la difficulté d’un « passage à l’âge adulte brutal qui manque de progressivité et peut se traduire par des ruptures de prise en charge et un sentiment de solitude et d’isolement ». Les témoignages recueillis mettent également en évidence des attentes et des besoins différents et variés en fonction de leur parcours. Enfin, ils soulignent la courte durée et le caractère restrictif de certains critères d’attribution des aides jeune majeur qui peuvent être « sources de pression et d’angoisse ».

Jean-Marie Müller, dont l’association reçoit régulièrement des jeunes en rupture de parcours, confirme : « Il faut un panel de réponses. Savoir accompagner et aussi savoir mettre un terme, dans les meilleures conditions, à ce suivi. Que les jeunes soient en relation avec des professionnels mais aussi avec des pairs qui comprennent leur questionnement ».

Durcissement des conditions d’accès

En 2009, déjà, l’Oned s’inquiétait, dans une étude, de ces jeunes, vulnérables à l’issue d’un parcours de placement, en évoquant des « risques d’exclusion, d’errance et de désaffiliation sociale plus élevés ».

Depuis, plusieurs départements, comme le Loiret, invoquant des difficultés budgétaires, ont durci les conditions d’accès aux aides dédiées au public jeune majeur, dont le contrat jeune majeur.

En réaction, la FNADEPAPE s’est adressée, en octobre 2013, à l’ensemble des présidents des conseils généraux, à travers une lettre ouverte intitulée « Jeunes sortant de l’ASE : La rue pour toit ». Elle appelait à un « droit à un parcours d’insertion » pour les 18/25 ans au titre de « l’égalité des chances », en particulier pour les jeunes sans famille.

Suite à cet appel, « une douzaine de départements nous ont répondu, disant qu’ils allaient se montrer plus attentifs au suivi de ce public, confie Jean-Marie Müller.

Sa fédération a ainsi conventionné avec deux départements, le Finistère et le Nord, pour assurer le suivi des jeunes majeurs. « Nous avons ce partenariat depuis 1988 avec la Meurthe-et-Moselle, nous sommes satisfaits de pouvoir, enfin, reproduire cette expérience », précise-t-il.

Si la loi du 5 mars 2007 a confirmé le principe de l’aide des conseils généraux aux jeunes majeurs, son caractère obligatoire est sujet à controverse. Le Code de l’action sociale et des familles prévoit en effet cette prise en charge comme une « possibilité » (article L.222-5) et donne peu de précisions sur les critères d’attribution.

Aujourd’hui, la FNADEPAE se mobilise pour réclamer une « représentation des usagers de la protection de l’enfance » au sein des collectivités territoriales et  instaurer « un droit d’évaluation ».

Les principales préconisations du rapport de l’Oned

  • Sur le plan juridique :

– Créer pour le jeune pris en charge lors de sa minorité un droit de suite à la charge du président du conseil général, par la garantie d’une aide éducative avant 21 ans et au-delà en cas de poursuite d’études et/ou une formation.

– Garantir à tout jeune majeur âgé de 18 à 21 ans qui en fait la demande le droit à une évaluation de sa situation par les services départementaux, une évaluation qui pourrait être systématique pour les jeunes sortant de l’ASE.

  • Sur le plan des pratiques :

– Garantir la continuité et la cohérence de l’accompagnement éducatif, lors du passage à l’âge adulte, en organisant le relais entre le référent lors de la minorité et le référent à l’âge majeur.

– Donner une place plus importante à la parole des jeunes majeurs en développant des instances participatives.

  • Sur le plan institutionnel :

– Élaborer un diagnostic partagé entre les principaux acteurs sur les besoins des jeunes majeurs rencontrant des difficultés avec l’objectif de décloisonner les politiques et la mutualisation des moyens.

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Fournisseurs public expo Public Expo

Commentaires

Accompagnement des jeunes majeurs : une politique largement perfectible

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement