Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club Santé Social

Non-recours

À Marseille, Emmaüs Connect expérimente le « numérique pour tous »

Publié le 21/10/2016 • Par Sophie Le Gall • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

ordinateur-UNE
Kleymenov Evgenii
Le développement des démarches administratives en ligne aggrave le non-recours chez les publics fragiles. Emmaüs Connect s’attache à réduire cette fracture en ouvrant des points d’accueil.

Ma Gazette

Sélectionnez ce thème et créez votre newsletter personnalisée

Le plan pauvreté mise sur la dématérialisation pour simplifier les démarches administratives et ainsi lutter contre le non-recours.

En septembre 2015, était officiellement ouvert un simulateur d’aides sociales en ligne, mes-aides.gouv.fr.

Début 2016, la prime d’activité était lancée selon un processus 100 % dématérialisé. De nombreuses institutions sont dans la même dynamique, notamment la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), qui vise, elle aussi, le « 100 % dématérialisé ».

Or, l’utilisation du numérique se heurte à un obstacle de poids : les personnes concernées, les plus précaires, sont justement souvent celles qui maîtrisent le moins ces nouveaux usages. « La dématérialisation a été mise en place sans que l’on se demande si les administrés sont équipés », remarque Pierre Mazet, chercheur à l’Observatoire des non-recours aux droits et services.

Sensibiliser les travailleurs sociaux

L’association Emmaüs Connect, émanation du mouvement Emmaüs, s’emploie à travers le dispositif « connexions solidaires », à réduire cette fracture, avec la conviction que le numérique peut être un atout, par exemple en tant que créateur d’emplois ou accélérateur de projets, et non un obstacle.

Après l’Ile-de-France, c’est à Marseille (Bouches-du-Rhône) que l’association a ouvert, en 2013, son premier point d’accueil en province offrant différents services : achat de matériel de téléphonie et d’informatique à des prix solidaires (grâce à des partenariats avec des opérateurs), réparation du matériel, ateliers de formation à l’informatique…

« Nous avons pris contact avec les professionnels de l’action sociale et de l’insertion pour leur présenter notre projet et leur proposer de nous adresser du public. Il faut sensibiliser car l’initiation au numérique n’est pas toujours perçue comme une priorité. Mais, avec le boom des démarches dématérialisées, nous observons un intérêt plus marqué », explique Magali Pantobe, responsable régionale Paca de l’association.

Les personnes qui franchissent la porte du point d’accueil – en recherche d’emploi ou encore des personnes âgées – ont ainsi accès à une offre globale, « toujours avec une exigence de pédagogie et jusqu’à une montée en compétences dans la maîtrise des outils », précise Magali Pantobe.

Délocaliser les interventions

L’équipe vient de nouer un partenariat avec une association locale d’écrivains publics, l’Encre Bleue, afin de développer l’aide aux démarches administratives.

Au-delà du contact avec le public, Emmaüs Public a ouvert le dialogue avec les administrations, comme la CAF et Pôle Emploi, pour échanger sur les conséquences de la dématérialisation, en particulier le risque de suspension des droits.

« Nous envisageons d’être prochainement présents dans les dix plus grandes villes de France, et, dans le même temps, de délocaliser nos interventions en nous déplaçant dans des structures, comme les missions locales », annonce Magali Pantobe.

Jacques Angelier, président de l’association l’Encre Bleue

« L’ordinateur altère la communication entre le bénévole et la personne qui sollicite son aide »

« Les administrations, comme la CAF, imposent des démarches à effectuer via internet ou instruisent plus rapidement la demande quand elle est transmise par un support numérique. Cette mutation numérique bouleverse nos pratiques. Jusqu’à présent, nous écrivions les courriers à la main. Nous avions remarqué que l’introduction d’un ordinateur altère la communication entre le bénévole et la personne qui sollicite son aide. De même quand nous écrivons, nous ne gardons pas de trace du courrier que nous rédigeons alors qu’il reste présent dans l’ordinateur. Beaucoup de questions sont donc à résoudre : doit-on conserver les données et comment ? Comment garantir la confidentialité ? Devons-nous toujours répondre en présence de la personne ou intervenir sans elle pour tenir les délais ? Quelle est notre responsabilité légale ? Etc. Nous intervenons dans les locaux d’Emmaüs Connect, en dehors de notre activité historique –, en espérant trouver le bon modèle d’intervention. »

Thèmes abordés

1 Réagir à cet article
Prochain Webinaire

Accompagner au plus près les entreprises locales grâce au numérique

de Salesforce

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club Santé Social

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

À Marseille, Emmaüs Connect expérimente le « numérique pour tous »

Votre e-mail ne sera pas publié

micheloc

17/10/2016 07h44

Bravo pour cet éclairage marseillais. Je vous suggère de renoncer au terme « province », qui signale aux Parisiens un ailleurs nébuleux, partout égal, et ne correspond à aucune réalité des « provinciaux ». Le terme « régions » lui n’est pas perçu comme méprisant par les habitants de la « Province ».

Commenter
Club Santé Social

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement