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Cybersécurité

Pense-bête pour sécuriser sa ville intelligente

Publié le 20/01/2015 • Par Sabine Blanc • dans : Dossiers d'actualité, France

Dans le cadre du Forum international de la sécurité, qui se tient à Lille mardi 20 et mercredi 21 janvier, une table ronde a fourni l’occasion de revoir les enjeux de sécurité liés au déploiement des “smart cities”.

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Cet article fait partie du dossier

Smart city : les clés de la ville intelligente

La ville “intelligente”, définie comme une ville hyperconnectée, est un nid à problèmes potentiels liés à des défauts de sécurisation des systèmes d’information. A l’occasion du Forum international de la sécurité, qui se tient à Lille mardi 20 et mercredi 21 janvier, une table ronde a été l’occasion de rappeler quelques fondamentaux techniques mais aussi organisationnels, qui demandent aux décisionnaires de faire preuve de bon sens et de prudence, comme le résumait en conclusion Philippe Rondel, un des intervenants, directeur technique de Checkpoint, une société de conseil en sécurité :

Ne pas céder à la demande du citoyen et du politique pour que tout fonctionne tout de suite.

Le champ des risques est large et les enjeux variables, de l’accès à une base de données d’un site web à la fraude aux moyens de paiement en passant par les attaques contre les systèmes industriels.

Selon une étude de Symantec, citée par un de ses représentants, Paul Dominjon, on note “un changement sur les types de menaces : les attaques ciblées sont récentes et les administrations publiques arrivent en tête avec 31%.”

“Techniquement faisable, si on le pense dès le départ”

Un bon niveau de sécurité n’est pas un graal inaccessible. “Les différents SI sont gérés par des entreprises différentes et il faut les faire communiquer entre eux de façon sécurisée, souvent via IP. C’est techniquement faisable, si on le pense dès le départ. Les éditeurs de logiciels de systèmes industriels ont mis beaucoup de temps à prendre en compte la sécurité, les problèmes et les solutions sont connues depuis des années”, a indiqué Philippe Rondel.

Or les systèmes bâtis dè leur origine selon les standards de sécurité ne sont pas légions et la sécurisation a donc un coût supplémentaire quand elle intervient a posteriori. “La sécurité vient quand on passe au déploiement, parfois trop tard. Individuellement, les SI sont sécurisés, le problème concerne la sécurisation de l’interconnection”, a rajouté Chekib Gharbit, directeur général du Contactless Innovation Technology Center- EuraRFID (CITC-EuraRFID) et chargé des projets publics et innovants au sein du Technopole Lille Métropole-DigiPort.

“Nous sommes aptes à sécuriser, mais à quel prix ? Authentification, chiffrement, la plupart des systèmes ne permettent pas de mettre ça en place et il faut créer du cloisonnement. Qui a les moyens de mettre des protections contre les menaces, de les superviser et de les maintenir ?”, a encore rajouté Philippe Rondel.

L’échelle de prix du surcoût donne le vertige : “jusqu’à 15 fois plus cher”, a indiqué Paul Dominjon.

Mutualiser, avec une gouvernance globale

Pour faire face aux coûts, la piste de la mutualisation a été répétée : “les vulnérabilité arrivent par les petites communes, a détaillé Chekib Gharbit. Il faut penser la sécurité à l’échelle de l’intercommunalité, en la sortant de la DSI.

Cette gouvernance globale, dotée de moyens, n’est pas forcément aisée à mettre en place : “C’est une révolution qui a pris deux ans à Lille métropole. Nous avons réuni le patrimoine matériel et immatériel.”
Une mutualisation qui opère aussi “au niveau des prestataires externes”, a rajouté Sébastien Vinant, directeur offres et integration – Cofely Ineo, la filiale de GDF-Suez qui développe des solutions de “smart city”.

Dans la série des conseils de bon sens, soulevée dans le public, celle du degré d’interconnexion : “la pertinence du service rendu est le critère” a détaillé Chekib Gharbi.

Ce dernier prone aussi “l’éducation des élus et des citoyens”, une optique de long terme qui ne va pas forcément avec le fort aspect marketing qui teinte la smart city.

Les échanges ont été l’occasion de faire allusion au reportage d’Envoyé spécial, où l’on voyait Christian Estrosi affirmer que sa smart city était parfaitement sécurisée, avant qu’on ne lui montre comment un hacker avait pu récupérer facilement des données de carte bancaire et payer son parking avec ou éteindre les lampadaires à la luminosité modulable selon le passage et la lumière.
“Beaucoup ont tendance à dire la smart city est un pilote et ne s’occupe pas de sécurité” a déploré Sébastien Vinant.

Autre enjeu de moyen et long terme, encore soulevé par Sébastien Vinant : “Il ne faut pas recréer une fracture numérique et offrir des services accessibles à tous les territoires.” Et pour le moment, sécurisée ou pas, cette “smart city” hyperconnectée est plutôt l’affaire de territoires riches.

Cet article fait partie du Dossier

Smart city : les clés de la ville intelligente

Sommaire du dossier

  1. Rendre la ville intelligente permet de faire des économies
  2. Et si la ville intelligente n’était pas connectée ?
  3. La smart city est-elle autoritaire ?
  4. La ville de Montréal veut réguler l’intelligence artificielle et se rêve en chef de file mondial
  5. La ville selon Google est-elle transposable en France ?
  6. Innovation : quatrième édition pour Datacity qui va changer d’échelle
  7. Ville intelligente : une modélisation des impacts à affiner
  8. L’information est la matrice de la ville intelligente
  9. Smart city : bientôt une bataille de la donnée
  10. Les villes moyennes peuvent aussi être des villes intelligentes
  11. Ville intelligente : les enjeux du financement de la numérisation des collectivités
  12. Rueil-Malmaison mise sur la blockchain
  13. Construire son smart territoire, intelligemment
  14. Smart city : rassembler les données en vue de piloter la ville
  15. La smart city, du rêve à la réalité
  16. Traiter les données, un défi pour construire les territoires intelligents
  17. Les intelligences de la smart city
  18. Le potentiel d’un territoire révélé grâce aux données
  19. Smart city : les données utilisées doivent être interrogées
  20. A l’étranger aussi, les villes testent et se transforment en laboratoire
  21. Data city : duel public-privé autour de la donnée locale
  22. Data city : A l’heure des data, « l’ubérisation » de l’intérêt général menace
  23. Data city : équipes, outils, budget…, à chaque collectivité son organisation
  24. Les grands moyens pour redynamiser une ville sur le déclin
  25. Data city : « Une nouvelle structure de confiance pour superviser le traitement des données »
  26. La smart city, à quel prix ?
  27. Services urbains numériques : la clé, c’est le partage des données
  28. Smart city : « L’hyper-technicisation laisse peu de place au citoyen »
  29. Les promesses à double tranchant de la ville intelligente
  30. Avec son contrat multiservice, Dijon dessine la ville d’après-demain
  31. Les collectivités locales méconnaissent les métiers du numérique
  32. « Permettre aux collectivités d’avoir accès à des données collectées par des acteurs privés »
  33. Les collectivités désarmées face à Uber et Airbnb
  34. A la recherche du citoyen intelligent
  35. Une smart city de 10 000 habitants, c’est possible et rapidement rentable
  36. La ville intelligente, une big mother en puissance ?
  37. La smart city, ce n’est pas que pour les grandes villes !
  38. La ville numérique : progrès social ou empilement technologique ?
  39. « Il faut rendre la smart city humaine »
  40. « Il faut créer un statut pour les données d’intérêt territorial » – Luc Belot
  41. La Smart city à la recherche de modèles économiques
  42. « La smart city doit être construite avec le citoyen » – Gaël Musquet
  43. La smart city, un concept qui a du mal à éclore
  44. Retour sur investissement : la smart city est-elle une bonne affaire ?
  45. Google, fournisseur officiel de services publics
  46. « Smart water » : comment le partenariat entre Veolia et IBM préfigure l’évolution des services urbains
  47. Maîtriser la donnée, un enjeu central pour la ville intelligente
  48. L’innovation ouverte, un concept au cœur de la ville intelligente
  49. Living Labs : l’innovation par l’usage
  50. Éclairage public : vous avez dit smart ?
  51. Objets connectés : de l’optimisation de coûts aux services de demain (1/4)
  52. Les objets connectés, mais de quoi parle-t-on ?
  53. Objets connectés : « C’est à chaque collectivité de définir les solutions qui lui semblent pertinentes » (4/4)
  54. L’entrepôt de données publiques-privées, prochain graal ou nouvelle usine à gaz ?
  55. Smart city, smart passoire potentielle
  56. Objets connectés : le regroupement des données aide à mieux œuvrer pour le bien commun (2/4)
  57. Pense-bête pour sécuriser sa ville intelligente
  58. Smart city : un portage politique fort pour monter des projets transversaux
  59. Objets connectés : un développement tous azimuts exige des démarches cohérentes (3/4)
  60. Smart city : la formation des agents, un passage obligé pourtant négligé
  61. Smart city : « Réfléchir avec attention, de façon collective et sciemment » aux objectifs assignés à la technologie
  62. La communauté urbaine de Lyon met les données au coeur de sa stratégie smart city
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Commentaires

Pense-bête pour sécuriser sa ville intelligente

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Henri Tanson

21/01/2015 08h37

Tiens, tout ça me rappelle « Big brother is watching You »…
Des caméras de surveillances connectées; on ne peut plus faire un pas dans la rue sans être filmé… C’est pour notre bien……
Dans peu de temps, toutes les webcam des ordinateurs personnels seront enregistrées aussi. Intrusion, vie privée… C’est juste contraire à la Constitution française il me semble, non?
Une petite question: les services de renseignement français étaient au courant de la dangerosité de ces trois terroristes français? Ils avaient suffisamment d’infos pour les contrôler… Au lieu de cela, ils ont pu commettre en toute tranquillité (…) leurs assassinats.. Pour moins que ça, un ministre de l’intérieur et un premier ministre auraient donné leur démission… Eh non, M. Valls défilait en tête du cortège en demandant plus de sécurité à son gouvernement… Y’a comme un problème……

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