Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Métier

Des travailleurs sociaux fragilisés par la crise

Publié le 16/01/2015 • Par Sophie Le Gall • dans : Dossiers Emploi

Le projet des états généraux du travail social, qui sont censés « donner aux politiques sociales les professionnels dont elles ont besoin », semble en décalage avec les préoccupations du terrain.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Cet article fait partie du dossier

Travail social : une nécessaire refondation

Quand on demande à Jean-Marie Vauchez, président de l’Organisation nationale des éducateurs spécialisés, de caractériser le climat qui règne dans le secteur social, il répond « fébrilité ». Effectivement, les signes de tension sont récurrents.

Début décembre 2014, des agents du conseil général de la Haute-Vienne entamaient une longue grève pour protester contre la décision de la collectivité de limiter l’aide sociale à l’enfance pour les jeunes majeurs. Mi-décembre, c’est une manifestation nationale qui mettait en lumière un autre malaise. Les professionnels exprimaient leur refus d’un projet de « réingénierie » de leurs diplômes qui gommerait les différences entre métiers – assistant de service social, éducateur… – pour créer une fonction unifiée d’« intervenant social ».

Deux exemples qui résument l’état d’esprit des travailleurs sociaux : ils estiment que leur action n’est pas reconnue et souffrent d’une relation de plus en plus complexe avec le public.

Frustrations – « Le décalage n’a jamais été aussi grand entre les politiques publiques et les aspirations des professionnels de terrain », estime Henri Pascal, sociologue et spécialiste de l’histoire du travail social. « La distance s’est accrue entre l’usager et les institutions. Tout le monde en pâtit, le public comme les agents », considère Anne-Brigitte Cosson, présidente de l’Association nationale des assistants de service social.

En mai 2012, une quarantaine de directeurs généraux des services de département signaient le texte « L’action sociale : boulet financier ou renouveau de la solidarité ? » et livraient cette analyse : « La multiplication des dispositifs qui caractérise le champ social depuis ces vingt dernières années transforme les services sociaux en guichets et tend à placer l’ensemble des professionnels, et les travailleurs sociaux en particulier, dans une posture d’offre de prestations plus que d’accompagnement. »

Cette évolution du travail social, qui peut conduire au repli et à l’usure professionnelle, s’inscrit dans un contexte particulier, celui de la montée de la précarité. Et, si le nombre de personnes pauvres, environ 8,6 millions, a légèrement diminué en 2012 (1), c’est parce que le revenu médian a lui aussi reculé. Ce mouvement « constitue un tournant dans l’histoire sociale de notre pays depuis les années 1960 », pointe l’Observatoire des inégalités.

Acteurs des politiques publiques – En décembre 2012, la conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale avait alerté sur « une remise en cause de la posture traditionnelle des professionnels, avec des attentes de plus en plus nombreuses et parfois contradictoires ».

Le Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, engagé en janvier 2013, a intégré cette analyse. Entre autres mesures, des états généraux du travail social ont été proposés « afin de préparer un plan d’actions pour donner aux politiques sociales les professionnels dont elles ont besoin pour leur mise en œuvre ». La démarche vise à « soutenir le travail social en rendant les travailleurs sociaux acteurs des politiques publiques de cohésion sociale […] et en mettant en adéquation les besoins des usagers et les réponses aux problématiques sociales actuelles ».

Mais cette volonté de refondation du travail social a bien du mal à se concrétiser : les états généraux, qui devraient finalement se tenir à la fin du premier semestre 2015, ont été repoussés à plusieurs reprises, court-circuités par la réforme territoriale et vraisemblablement impactés par les résultats des différentes élections à venir.

Les groupes de travail nationaux qui continuent de préparer l’événement planchent sur des thèmes aussi divers que la place des usagers, la coordination des acteurs ou le développement social et le travail collectif. Les objectifs, ambitieux, seront-ils atteints ?

Sur le terrain, l’heure est au doute. Syndicats et associations de professionnels dénoncent le manque de représentativité des personnes consultées et « des travaux qui se sont éloignés de la question du sens du travail social », comme le souligne Jean-Marie Vauchez.

Urgence – Roland Giraud, président de l’Association nationale des directeurs d’action sociale et de santé des départements et des métropoles, veut rester optimiste : « Il se passe beaucoup de choses sur le terrain que les états généraux vont rendre visibles et permettre de capitaliser. » Face à tant d’attentes, il est urgent de remettre l’événement sur les rails. D’autant plus qu’un tel chantier n’a pas été entrepris depuis la réflexion lancée par Nicole Questiaux, ministre de la Solidarité nationale, en… 1982 !

Un calendrier qui s’étire

La conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale a lancé, en décembre 2012, la démarche des états généraux du travail social. En janvier 2013, le plan pluriannuel contre la pauvreté en fixait le cadre. Depuis, le calendrier n’a cessé de s’étirer. De fin 2013 à l’été 2014, se sont tenues des assises interrégionales avec la perspective d’un événement national annoncé fin 2014, puis début 2015, pour enfin être reporté à la fin du premier semestre 2015, sans date précise.

La secrétaire d’Etat chargée de la Lutte contre l’exclusion a indiqué que le début de l’année 2015 serait consacré à une consultation des employeurs. Attendu fin janvier, le rapport d’évaluation du plan de lutte contre la pauvreté confié à François Chérèque apportera, peut-être, des précisions.

Cet article est en relation avec les dossiers

Notes

Note 01 Insee, dernier recensement disponible. Retour au texte

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Des travailleurs sociaux fragilisés par la crise

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement