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LUTTE CONTRE L'EXCLUSION

Pour Julien Damon, «la politique familiale centrée sur les familles nombreuses n’est plus adaptée pour faire face aux défis contemporains»

Publié le 19/09/2012 • Par Hélène Delmotte • dans : Dossier Santé Social

Julien Damon, professeur associé à Sciences-Po, livre à notre rédaction les enseignements qu'il tire de la lecture du baromètre Gazette Santé-Social-Unccas.

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Si vous deviez retenir trois enseignements du baromètre Gazette Santé-Social – Unccas, quels seraient-ils ?

Selon l’enquête « Les niveaux de vie en 2010 » publiée par l’Insee en septembre 2012, la France a compté 500.000 pauvres de plus entre 2009 et 2010 (1). Si notre appareil statistique est défaillant, en raison du retard avec lequel les analyses nous parviennent, le baromètre GSS-Unccas montre que la crise continue de produire ses effets, avec une accentuation de la pression sur les services sociaux de proximité. C’est le premier enseignement.
L’épicentre de la crise économique et sociale se mesure dans les CCAS car les personnes les plus précaires se tournent vers leurs élus.

Julien Damon, professeur associé à Sciences-Po

Deuxième élément, la précarité énergétique devient très préoccupante, et ce quelle que soit la taille de la commune. Il faut mettre un terme aux « passoires thermiques » Si l’urgence consiste à payer les factures, il faut aussi investir massivement pour en réduire les montants en mettant un terme à ce que j’appelle les « passoires thermiques » pour promouvoir des logements de haute qualité environnementale.

Enfin, les familles monoparentales sont les plus exposées à la pauvreté. Là encore, force est de constater que la politique familiale, centrée sur les familles nombreuses, n’est plus adaptée pour faire face aux défis contemporains. Pourquoi ne pas forfaitiser la prestation et la verser dès la naissance du premier enfant ? Une autre solution à la monoparentalité – et donc à la précarité – est la famille recomposée. Les CCAS, qui sont très attachés au lien social, pourraient développer des initiatives aboutissant à ce que des personnes se rencontrent et à ce que des familles se recomposent.

Cette demande massive d’aides extra-légales pour la quatrième année consécutive signe-t-elle l’échec de notre modèle de protection sociale ?

La France est régulièrement mise à l’honneur pour son modèle de protection sociale qui est effectivement un amortisseur efficace de la crise dans le sens où il en limite les effets. Si le chômage continue de progresser, son taux est bien en-deçà de celui d’autres pays européens, comme l’Espagne par exemple. Mais les coûts sont élevés et nous sommes dans une situation d’hyper endettement public. En outre, ce bel amortisseur de crise n’est-il pas aussi, paradoxalement, un amortisseur de reprise ? Pourrons-nous retrouver une bonne place dans le combat pour la productivité ?

Avec le Danemark, nous sommes l’un des pays dans lesquels le coût de la protection sociale est élevé. Il représente 30 % de notre produit intérieur brut. Le coût de la protection sociale est élevé : il représente 30 % de notre PIB La dynamique de notre système de protection sociale n’a pas été réformée depuis 1945. Il devient urgent d’engager des transformations structurelles et d’arrêter d’ajouter de nouvelles couches de protection sociale. Il faut peut-être identifier les « gagnants » et les « perdants », ceux qui ne bénéficieront plus du système.

Par ailleurs, les caisses primaires d’assurance-maladie et les caisses d’allocations familiales ne sont toujours pas départementalisées, ce qui est une aberration, sans compter que cela multiplie le nombre d’interlocuteurs, pour les CCAS notamment.

NOTES

(1) Le seuil de pauvreté est défini à 60 % du niveau de vie médian. En 2010, 8,6 millions de personnes vivent en dessous de ce seuil (964 euros par mois).

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Pour Julien Damon, «la politique familiale centrée sur les familles nombreuses n’est plus adaptée pour faire face aux défis contemporains»

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