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Club RH - Paris - 12 décembre

« Le travail bien fait est un puissant facteur de santé au travail »

Publié le 30/12/2014 • Par Maud Parnaudeau • dans : compte rendu des dernières rencontres du club RH

Yvon Miossec, maître de conférences en psychologie du travail au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), explique à l’occasion du Club RH du 12 décembre à Paris, qu’en tant que chercheur, mais aussi intervenant dans les organisations, il explore les « ressources psychosociales » comme facteur d’amélioration de la santé au travail.

Vous préconisez de travailler sur le développement de « ressources psychosociales » pour favoriser la santé au travail. En quoi consiste cette approche ?

Pour améliorer la santé au travail, nous pensons qu’il est possible d’échapper à la gestion des risques psychosociaux à proprement parler, de « faire autrement » en interrogeant le travail et en mettant l’accent sur les conditions nécessaires à une bonne réalisation des tâches. Autrement dit, il faut traiter le travail pour développer les « ressources psychosociales » qui vont améliorer la qualité du travail. Car le travail bien fait est un puissant facteur de santé au travail. Les recherches menées au sein de la chaire de psychologie du travail du Cnam nous ont conduits à donner une définition de la santé au travail. Traiter la santé au travail, c’est d’abord s’occuper de travail. Deuxièmement, la santé au travail est une affaire collective, et troisièmement elle passe par une amélioration des conditions de travail.

Comment parvenir à développer ces « ressources psychosociales » ?

Ce qui compte le plus, c’est le travail ordinaire, les gestes qui font le quotidien du travail. C’est ce travail ordinaire qu’il faut interroger, analyser. Il s’agit de donner des outils, comme faire des films pour que les gens se voient travailler, mais aussi de générer des échanges entre pairs pour aider les agents à faire cette auto-analyse, qui ne va pas de soi. Il faut confronter les pratiques, réfléchir ensemble pour fabriquer de la ressource psychosociale. Aider les gens à ne pas chercher uniquement en eux les ressources pour bien faire, mais leur donner les moyens d’agir collectivement. En voyant comment on travaille, on voit comment on pourrait travailler autrement. Il faut faire prendre conscience du travail.

A quoi va servir cette analyse du travail ordinaire ?

Elle va permettre de constater qu’il existe plusieurs manières de s’y prendre pour faire la même chose. Il faut rompre avec l’illusion de la bonne pratique unique. Il existe plusieurs « bonnes pratiques ». Il ne faut pas tomber dans le réflexe « un problème = une solution ».

Et puis, grâce à la comparaison, on va pouvoir fabriquer du collectif. Sans vouloir faire d’angélisme, il existe des ressources insoupçonnées dans les organisations de travail, des possibilités inexplorées qui permettent d’améliorer la santé au travail. Quand on arrive à parler de travail ordinaire et à trouver des solutions ensemble, on fait reculer les risques psychosociaux.

Il existe des ressources insoupçonnées dans les organisations de travail, des possibilités inexplorées qui permettent d’améliorer la santé au travail.

Quelles sont les limites de cette approche ?

La principale limite est qu’on touche à des questions stratégiques, des réformes ou changements radicaux de process de travail. Une autre difficulté tient dans le refus de certains de jouer le jeu, de s’engager dans la démarche. Car quand on s’occupe de santé de travail, il faut travailler avec tous ceux qui sont en mesure d’apporter concrètement des modifications au travail, à savoir les directions opérationnelles. Donc, si les élus ou la direction générale ne sont pas d’accord pour aller sur ce terrain, rien n’est possible.

 

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