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Prospective

Un think tank, laboratoire d’idées, pour repenser l’action publique locale.

Publié le 15/12/2014 • Par Fabienne Proux • dans : France

Réforme territoriale, crise des finances publiques, dérives de certains élus, opposition musclée à des projets d’infrastructures…, les institutions traversent une période de turbulences qui exacerbe la défiance des citoyens vis-à-vis d’élus désarmés. Le nouveau think tank de Fontevraud se propose de réinterroger les valeurs fondamentales de la société française pour relégitimer la décision politique.

Une quinzaine d’élus, chercheurs, juristes, économistes, entrepreneurs, territoriaux de toute sensibilité, a répondu à l’appel de Jacques Auxiette, président (PS) de la région Pays de la Loire, pour poser les fondations du think tank de Fontevraud. L’ambition de ce laboratoire d’idées basé à l’abbaye de Fontevraud (Maine-et-Loire) est de faire émerger de nouvelles façons d’appréhender l’action publique pour qu’elle retrouve toute sa légitimité face à des citoyens de plus en plus suspicieux. « Pour que la démocratie fonctionne il faut que ceux qui décident aient la légitimité », rappelle Jacques Auxiette.

Force est de constater que la défiance vis-à-vis de la décision politique s’exprime de plus en plus violemment, l’opposition à des projets tels l’aéroport Notre-Dame-des-Landes ou le barrage de Sivens en sont des exemples marquants. « Les réactions sur les grands projets inutiles sont le révélateur d’autre chose de plus profond », prévient Jean-Charles Ringard, inspecteur général de l’Education nationale.

Cette désaffection pour l’action publique se traduit entre autre par l’abstention électorale et la montée des extrémismes. « On se trouve face à un échec des institutions de la république », déplore Jacques Auxiette qui souligne également « la méconnaissance totale des institutions et de leur utilité par une grande partie de la population quel que soit le milieu social et intellectuel ».

« Epuisement démocratique » – Un constat partagé par le député (UMP) du Maine-et-Loire, Michel Piron, qui signale « l’état d’épuisement démocratique ». « Beaucoup de citoyens ne savent plus au nom de quoi la légitimité s’exerce et ne perçoivent plus l’intérêt général », ajoute-t-il avant d’inviter à « réinterroger la question de la politique et de la distance de plus en plus grande vis-à-vis des citoyens ».

Outre la légitimité des acteurs publics, Jacques Auxiette veut aussi mettre au cœur de la réflexion menée dans le cadre du think tank « l’autorité, la citoyenneté, la démocratie et l’état de droit, car il n’y a pas de légitimité sans respect de l’Etat de droit », développe le président ligérien. Des notions fondamentales qui seront déclinées en trois axes :

  • l’éducation,
  • l’entreprise (démocratie sociale)
  • et les institutions.

« Je souhaite que la réflexion permette de mener des expérimentations pour innover et démontrer qu’à partir du moment où l’on se met d’accord sur les principes, des initiatives peuvent émerger », précise Jacques Auxiette.

Le comité d’orientation (1) de ce groupe de réflexion a profité de sa première réunion de travail les 12 et 13 décembre pour formuler quelques constats sur les dysfonctionnements actuels et les prémices d’un nouveau système d’organisation. Très inquiet des inégalités territoriales, Jean-Charles Ringard considère comme priorité d’avoir « une vraie réflexion sur l’éducation du citoyen ».

Démocratie participative et intelligence collective – La formation des élus serait également indispensable pour Philippe Valletoux, président du comité stratégique de Stratégies locales et Romain Pasquier, directeur de recherche CNRS au centre de recherches sur l’action politique en Europe de Sciences Po Rennes, qui préconise aussi de « remettre le citoyen au cœur de la décision ». Ce dernier pointe du doigt une « crise de la verticalité du modèle français » et milite en faveur d’un « fédéralisme territorial » à inventer. La représentation politique doit selon lui être réformée, avec « moins d’élus, des élus mieux formés et des mandats plus courts ».

Un modèle qui pourrait puiser son inspiration dans celui développé par le chantre de la démocratie participative et de l’intelligence collective, Michel Hervé. Le fondateur et ancien dirigent du groupe industriel Hervé Thermique (2 800 salariés, 500 millions d’euros de chiffre d’affaires) défend cette « organisation professionnelle idéale » fondée sur la co-construction, la liberté et l’autonomie des salariés avec des règles du jeu acceptées.

Mais à la question de Robin Salacroix, conseiller municipal PC de Nantes, de savoir quelle place il accordait à l’égalité, Michel Hervé a répondu qu’il privilégiait « la fraternité à l’égalité, car la fraternité conduit à l’égalité ». Reste à savoir si cette méthode peut s’appliquer à l’organisation politique ? Un premier axe de travail tout trouvé pour les membres think tank de Fontevraud.

Cet article est en relation avec le dossier

Notes

Note 01 Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire ; Géraldine Chavrier, avocate ; Michel Hervé, fondateur et ancien dirigent du groupe industriel Hervé Thermique ; Valérie Jousseaume, enseignant- chercheur géographe à l’université de Nantes ; Hervé Le Bras, démographe ; Jean-Marc Legrand, directeur régional du CNFPT ; David Martin, directeur général de l’abbaye de Fontevraud ; Simon Munsch, DGS de la région Pays de la Loire ; Romain Pasquier, directeur de recherche CNRS au centre de recherches sur l’action politique en Europe de Sciences Po Rennes ; Michel Piron, député (UMP) ; Vincent Potier, directeur général du CNFPT ; Jean-Charles Ringard, inspecteur général de l’Education nationale ; Robin Salecroix, conseiller municipal de Nantes ; Michel Urvoy, journaliste à Ouest-France ; Philippe Valletoux, président du comité stratégique de Stratégies locales ; Martin Vanier, géographe. Retour au texte

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Commentaires

Un think tank, laboratoire d’idées, pour repenser l’action publique locale.

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Jean-Jacques

16/12/2014 09h58

« Le nouveau think tank de Fontevraud se propose de réinterroger les valeurs fondamentales de la société française…. »
en réfléchissant à l’abus du franglais ?

Yann

16/12/2014 10h23

Ou comment faire croire à une évolution sans rien changer…

Les occasions n’ont pourtant pas manqué à ces messieurs (M. Auxiette en particulier) pour écouter le peuple: Pourquoi ne souhaite-il pas de référendum au sujet de la réunification de la Bretagne par exemple?

Comment les mêmes personnes qui ont le pouvoir aujourd’hui, et depuis des années pourraient-elles être crédibles pour changer le système, si ce n’est à la marge?

Si l’on veut de nouvelles idées, il suffit d’aller les chercher là où elles se trouvent: dans les ZAD, la société civile, les associations, les organistaions altermodialistes…

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