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Enseignement

Les programmes de réussite éducative sont-ils inefficaces ?

Publié le 22/07/2016 • Par Stéphane Menu • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

Deux études commandées par le Commissariat général à l’égalité des territoires, aux conclusions diamétralement opposées, mettent en évidence la nécessité de réformer le dispositif des programmes de réussite éducative pour le rendre plus efficace. Notamment en en excluant les élèves très en difficulté pour prioriser une action volontariste sur ceux en capacité de s’en sortir.

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Les programmes de réussite éducative (PRE) sont-ils efficaces ? Impossible de répondre à cette question à la lecture de deux études contradictoires récemment publiées par le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et réalisées par l’Institut des politiques publiques (IPP) et le cabinet Trajectoires.

Absence d’effet

La première, réalisée par les économistes de l’IPP, met en relief « une absence d’effet des parcours PRE sur la situation des enfants ». Les chercheurs de l’IPP ont disséqué les parcours des élèves de 133 écoles de territoires prioritaires de la politique de la ville.

Deux échantillons pour l’IPP

Les chercheurs de l’IPP ont sondé les élèves mais aussi les parents, les enseignants et les coordonnateurs PRE. Une méthodologie précise a été suivie en sondant deux échantillons distincts : le premier formé autour de 102 écoles accueillant au moins un élève bénéficiaire d’un PRE, à savoir 404 enfants : le deuxième ciblant 31 écoles « témoins » implantées dans des territoires aux difficultés sociales comparables mais ne bénéficiant pas d’un PRE.

Avec un objectif explicite à atteindre : « Si les deux groupes d’enfants sont parfaitement comparables avant la mise en place des parcours, alors toute différence d’évolution entre les deux groupes est imputable au parcours », assure l’IPP.

La conclusion ne souffre pas la moindre nuance : les chercheurs n’ont remonté aucun « indice pouvant faire penser que les PRE ont, en moyenne, fait progresser les enfants bénéficiaires davantage que les enfants témoins ». Ils estiment au contraire que : « les relations aux autres (estime de soi sociale, problèmes avec d’autres enfants de l’école) se dégradent même légèrement pour les enfants en parcours relativement aux enfants du groupe témoin ».

Le PRE ne servirait qu’à renforcer « l’assiduité scolaire ».

La réussite éducative est meilleure à l’étranger

Un constat que l’Association nationale des acteurs de la réussite éducative (Anaré) réfute, jugeant l’estimation « à charge, réductrice et impressionniste ». Mais l’IPP persiste : le PRE est tout aussi inefficace concernant la prise de conscience parentale, jouant presque un rôle d’« intermédiaire » qui dispenserait ces derniers d’une plus forte implication.

Les autres pays font mieux, à lire l’étude de l’IPP, notamment aux États-Unis dont la démarche est sensiblement la même mais les résultats nettement plus valorisants. Le PRE serait balisé en France d’activités sportives, de séjours en centres de vacances ou encore de soutien scolaire, déjà disponibles sur le territoire et ne prenant pas en compte la spécificité de l’élève en difficulté. Aux USA, les programmes évalués « coûtent dix fois plus cher », ce qui pousse les chercheurs à encourager l’État à un effort autrement significatif.

Décrochage scolaire

Marc Gurgand, l’un des auteurs de l’étude de l’IPP, nous confie : « Je pense que si vous lisez les deux études, vous constaterez qu’elles n’ont pas du tout la même approche. L’une analyse le fonctionnement institutionnel, l’autre mesure l’impact sur les enfants bénéficiaires en comparant avec d’autres enfants. C’est la rhétorique administrative qui les met sur le même plan pour qu’elles se neutralisent ».

Concernant le décrochage scolaire, le chercheur explique la difficulté à établir une comparaison scientifiquement robuste : « La définition et la mesure du décrochage sont des choses compliquées, il y a différentes façons de faire et cela rend les comparaisons internationales difficiles. Mais en gros, le décrochage est d’environ 12 % en France ; il est plutôt de l’ordre de 7 % aux États-Unis ».

Analyse opposée

L’analyse est diamétralement opposée concernant l’étude qualitative du bureau d’études Trajectoires, réalisée à partir de 128 entretiens dans 8 PRE, même si, dans le détail, les consultants conviennent que le dispositif est incapable de trouver des solutions pour tous les décrochés.

Sur un plan méthodologique, quatre groupes ont été identifiés. Seuls deux groupes bénéficient réellement des objectifs du PRE. Il s’agit notamment des élèves exposés à une fragilité dans un domaine particulier, qui met en péril leurs capacités à apprendre. À lire l’étude, les bénéfices du PRE se traduisent par une réorientation positive des résultats scolaires.

4 groupes pour Trajectoires

Le premier groupe réunit des élèves confrontés à des difficultés scolaires liées à un manque de travail dans les apprentissages et qu’un soutien scolaire volontaire suffirait à ramener dans le droit chemin.
Le second groupe vise un public répondant aux critères du PRE, à savoir des élèves exposés « à une fragilité dans un domaine particulier qui met en péril leur capacité à apprendre », une mésestime de soi, un problème de santé, une difficulté familiale, etc.
Cette fragilité familiale est plus particulièrement ciblée dans le troisième groupe, où le référent PRE est chargé de retisser des liens de confiance entre l’élève, la famille et l’institution scolaire.
Le quatrième groupe réunit des élèves cumulant les difficultés : situation d’hébergement ou de logement très précaire, violences intrafamiliales, etc. Dans ce cas, les parents ne sont pas mobilisables dans un parcours PRE, la solution étant à trouver « en forte coordination avec le droit commun ».

L’échelle intercommunale plus pertinente

Le CGET entend utiliser ces deux études « pour faire évoluer significativement et rapidement le programme de réussite éducative ». Des groupes de travail se sont mis en place. Plusieurs objectifs sont fixés « pour mieux prendre en charge les enfants orientés vers les PRE ».

Première piste de discussion : centrer les PRE « sur les enfants pour qui le dispositif est le plus efficace ». Une connaissance plus fine des difficultés scolaires permettrait de « conduire à une modulation du type et du niveau de prise en charge des enfants repérés ».

Pour les enfants les plus en difficulté, où le PRE ne peut être à la hauteur du défi, une prise en charge spécifique mieux coordonnée avec les « services compétents » (CAF, conseils départementaux, services sociaux de l’Éducation nationale, etc.) s’impose urgemment.

Le CGET suggère aussi de multiplier les contacts entre l’enseignant et les coordonnateurs de PRE et de mieux mobiliser toutes les ressources disponibles sur le territoire, et ce, à une échelle intercommunale, jugée plus pertinente.

Il faudra donc encore du temps au CGET pour affiner ses propositions. Les raisons du décrochage scolaire sont si multifactorielles qu’on peut s’étonner qu’on en soit encore au stade de l’identification des cibles et des mesures à prendre.

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