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[OPINION] FONCTION PUBLIQUE
Il ne faut pas oublier les attachés territoriaux
Auteur associé | France | Opinions | Toute l'actu RH | Publié le 09/12/2014

Le métier de cadre territorial a considérablement évolué depuis une quinzaine d’années, sous l’effet, d’une demande accrue d’adaptabilité, de l’exigence constante d’une association plus forte des habitants aux politiques publiques, d’une intensification des risques juridiques pour les élus qui demandent donc une expertise accrue aux agents de la collectivité, des réformes complexes et successives du code des marchés publics, etc.

Certains profils de postes se confirment dans une technicité administrative, d’autres se rapprochent de ceux des ingénieurs territoriaux, eux aussi en évolution. C’est ainsi que près de 30 % des postes proposés aux attachés demandent, en réalité, un niveau bac + 5 ou sont indifféremment ouverts aux attachés et ingénieurs, selon les profils et expériences du candidat.

50 000 personnes – Parallèlement, les contraintes budgétaires, au demeurant indispensables, conduisent à une progressive érosion de la grille des rémunérations et accroissent de fait les inégalités entre filières. Or il est indispensable d’agir sur cette question pour revaloriser l’expertise administrative, avancer sur l’égalité réelle femmes-hommes et renforcer la cohésion des équipes !

En effet, l’aspiration à l’équité et à l’intérêt général sont au cœur de la motivation professionnelle pour travailler dans la fonction publique. Loin d’être dépassées, ces valeurs se trouvent confortées dans des sociétés en quête de nouvelles formes de démocratie locale, de transparence et de recherche d’un équilibre efficace avec les services marchands.

Il est problématique que ces valeurs ne se traduisent pas systématiquement par une égalité professionnelle au sein des collectivités. Dans ce domaine, le secteur public ne se distingue pas vraiment de l’ensemble du monde du travail. Le cas des attachés territoriaux est peu souvent évoqué dans ce constat. Sans doute, faute d’un manque d’organisation de ses agents, souvent peu nombreux dans l’effectif global d’une collectivité, même s’ils représentent tout de même près de 50 000 personnes. Il s’agit également d’une catégorie d’emploi hétérogène dans ses recrutements.

C’est le message que portera 2ACT lors de son audition devant le Conseil supérieur de la FPT, prévu début 2015.