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Justice, jurisprudence

Obligation de dénonciation de crimes

Publié le 06/10/2009 • Par La Rédaction • dans : Réponses ministérielles

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Un élu qui, dans l’exercice de ses fonctions aurait connaissance de la commission d’un crime ou d’un délit serait tenu d’en avertir le procureur de la République.

Aux termes de l’article 40 du Code de procédure pénale, «Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs». La notion d’autorité constituée n’est pas définie par le Code de procédure pénale. En droit, la notion d’autorité constituée assujettie à l’obligation de l’article 40 du Code de procédure pénale a été précisée par la jurisprudence qui donne des exemples de personnes morales ou physiques qui peuvent être considérées comme faisant partie des autorités constituées.

Ainsi, l’obligation de dénoncer s’impose non seulement aux fonctionnaires de police, mais à toutes les catégories de fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales. S’agissant des élus, la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité a créé deux nouveaux articles au Code général des collectivités territoriales qui imposent à des élus de dénoncer au parquet des infractions dont ils auraient connaissance. Ainsi l’article L2211-2 établit que, conformément à l’article 40 du Code de procédure pénale, le maire est tenu de signaler sans délai au procureur de la République les crimes ou les délits dont il acquiert la connaissance dans l’exercice de ses fonctions ; le maire est avisé des suites données conformément aux dispositions de l’article 40-2 du même code. En outre, le procureur de la République peut porter à la connaissance du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunale toutes les mesures ou décisions de justice, civiles ou pénales, dont la communication paraît nécessaire à la mise en oeuvre d’actions de prévention, de suivi et de soutien, engagées ou coordonnées par l’autorité municipale ou intercommunale.

L’article L2211-3 indique pour sa part que les maires sont informés sans délai par les responsables locaux de la police ou de la gendarmerie des infractions causant un trouble grave à l’ordre public commises sur le territoire de leur commune, ce dans le respect des dispositions de l’article 11 du Code de procédure pénale. S’agissant des autres catégories d’élus, il n’existe pas de texte équivalant aux textes précités. Il convient donc de se reporter aux dispositions générales de l’article 40 du Code de procédure pénale. Un élu qui, dans l’exercice de ses fonctions aurait connaissance de la commission d’un crime ou d’un délit serait donc tenu d’en avertir le procureur de la République. Il importe de préciser que la Cour de cassation a eu l’occasion de préciser que les prescriptions de l’article 40, alinéa 2, du Code de procédure pénale ne sont assorties d’aucune sanction pénale. Si les fonctionnaires et magistrats peuvent faire l’objet de sanctions disciplinaires pour avoir manqué à l’obligation de dénonciation de l’article 40 du Code de procédure pénale, il en va différemment des élus.

Néanmoins, il faut rappeler que, selon l’article 434-1 du Code pénal, la non-dénonciation d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets constitue un délit qui pourrait, le cas échéant et sous réserve des dispositions de l’article 26 de la Constitution, donner lieu à l’engagement de poursuites.

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