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Economie

Investissement : les entreprises du BTP alertent sur le rôle, menacé, des collectivités territoriales

Publié le 24/11/2014 • Par Delphine Gerbeau Laurence Madoui • dans : A la une, France

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Flickr by CC audrey aït kheddache / Hénin-Beaumont
Le congrès des maires, qui se tient à Paris du 25 au 27 novembre, va être l’occasion pour les différents corps de métiers du bâtiment, des travaux publics, des transports et des réseaux de tirer la sonnette d’alarme. Tous mettent en garde contre un arrêt brutal des investissements.

Le 14 octobre 2014, des centaines de professionnels du bâtiment et des travaux publics ont manifesté dans toute la France pour réclamer une relance des investissements publics. Au-delà de la crise économique qui touche le secteur depuis plusieurs années, la baisse des dotations aux collectivités locales de 3,6 milliards prévue en 2015, et les annonces alarmistes des élus locaux qui ont suivi, ont achevé d’inquiéter les entreprises.

Car, même si, en période post-électorale, leurs carnets de commandes se font d’abord plus légers, la crainte s’enracine que les investissements ne redécollent pas.

Lire aussi : Les maires bâtisseurs, espèce en voie de disparition ?

D’autant que certains grands programmes, comme celui de la rénovation urbaine, arrivent en fin de chantier, et que les nouvelles conventions mettront du temps à se concrétiser, avec un volume moindre.

La réforme territoriale, qui laisse les départements – chargés notamment des routes – dans l’incertitude sur leur avenir et, plus largement, les collectivités dans un grand flou, n’aide pas à s’engager sur des projets à long terme. Les chiffres en témoignent : la Fédération nationale des travaux publics, dont l’activité dépend à 70 % de la commande publique, fait état d’une diminution de 27 % des appels d’offres et de 30 à 40 % des commandes.

Fin des grands chantiers – Le président de Canalisateurs de France, Jacques Grizaud, explique que « le chiffre d’affaires des entreprises s’inscrira en fin d’année en baisse de 9 % par rapport à 2013, année où il avait déjà reculé de 3 % par rapport à la précédente. Les conséquences sur l’emploi ont été significatives dans l’intérim, variable d’ajustement.
Le rebond traditionnellement observé après les élections municipales ne se fait pas encore ressentir et les carnets de commandes ont atteint des niveaux très bas, souvent inférieurs à deux mois. En cette fin 2014, certaines entreprises sont engagées dans des procédures de demande d’activité partielle : la situation des salariés est réellement préoccupante ».

Lire aussi : Canalisateurs de France réclame l’aide des agences de l’eau pour investir sur les réseaux

Dans le domaine des travaux publics, les entreprises travaillant sur les routes voient s’accélérer la baisse des commandes et les terrassiers devraient aussi connaître prochainement des difficultés, avec la fin d’un certain nombre de grands chantiers. « Nous avons les meilleurs groupes mondiaux, encore faut-il une vitrine française pour les mettre en valeur », prévient Bruno Cavagné.

Du côté des transports, l’inquiétude est aussi forte : 122 projets portés par 79 collectivités, inscrits dans le troisième appel à projets « transports collectifs », sont bloqués du fait des atermoiements sur le financement de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France.

A cause notamment des élections municipales et des inquiétudes liées à la baisse des dotations, plusieurs projets locaux ont été remis en cause. « S’il n’y a pas de dégradation de l’entretien des réseaux de transports publics urbains, la qualité de l’offre pourrait souffrir de la baisse des investissements, dans un contexte de concurrence accrue du transport routier, ce qui va à l’encontre des engagements internationaux pour lutter contre le changement climatique. Nous avons besoin de mesures structurelles pour renverser la tendance », explique Claude Faucher, délégué général de l’Union des transports publics et ferroviaires.

Dans le ferroviaire, fret comme voyageurs, dont le réseau doit être modernisé, les besoins sont extrêmement importants. Selon Claude Faucher, « ces retards sont préjudiciables à toute la filière : des entreprises d’ingénierie aux entreprises de travaux, des constructeurs de matériel aux opérateurs de transports ».

Recenser le patrimoine – L’entretien du patrimoine existant a souvent tendance à se transformer en variable d’ajustement. Le livre blanc de l’Institut des routes, des rues et des infrastructures pour la mobilité (Idrrim), intitulé « Entretenir et préserver le patrimoine d’infrastructures de transport : une exigence pour la France », donne des arguments aux entreprises de gros œuvre pour convaincre les élus de l’urgence du sujet.

« L’entretien des routes est un investissement d’avenir, résume Marc Tassone, directeur général de l’Idrrim. Pour optimiser les projets, les collectivités pourraient autoriser plus souvent les variantes dans les appels d’offres, sur les matériaux, les processus de construction. On pourrait aussi expérimenter les marchés sur performances pour l’entretien des routes, mais cela nécessite de bien connaître l’état de son patrimoine et de suivre précisément l’exécution du marché ».

L’Iddrim alerte également sur la nécessité de continuer à prendre en compte les enjeux liés au développement durable dans la rédaction des appels d’offres, car les entreprises ont beaucoup investi en ce sens, ce qui se traduit par un coût.

En Midi-Pyrénées, la fédération régionale des travaux publics travaille, avec les collectivités et l’Observatoire régional de la qualité de service des infrastructures, au recensement du patrimoine public, que ce soit en matière de réseaux d’eau, de routes et d’éclairage. « Le but est d’aider les élus à connaître leur patrimoine et à arbitrer entre les investissements les plus urgents. Avec la maîtrise d’œuvre de l’Etat qui a disparu, cette connaissance globale s’est évanouie », explique Bruno Cavagné, qui espère que cette initiative va essaimer.

« Faire des efforts ne signifie pas stopper tout investissement », a martelé Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment, lors des assises de la construction le 20 novembre à Paris. Un leitmotiv que s’échinent à répéter tous les représentants de ces corps de métiers qui travaillent au quotidien avec les collectivités territoriales.

Arbitrer, optimiser, tout en préservant le tissu économique, c’est la nouvelle équation des élus locaux.

Témoignages

« Un rôle contracyclique essentiel »

Jacques Chanut, président de la Fédération française du bâtiment

Les collectivités territoriales ont toujours eu un rôle contracyclique incontournable en période de difficultés économiques. L’incertitude sur les budgets a toujours été présente. Mais nous voulons expliquer avec pédagogie aux élus, surtout aux nouveaux, que le maintien de l’investissement est essentiel. Celui-ci n’est pas la seule variable d’ajustement, d’autres moyens existent pour optimiser les ressources. Il faut aussi faire preuve d’innovation pour trouver de nouveaux financements, par exemple en étant plus rationnel dans la gestion de son patrimoine, en cédant des bâtiments inutilisés, qui rapporteront ainsi des fonds propres. Depuis quelques semaines, nous constatons dans les territoires une prise de conscience de la gravité de la crise.

« Clarifier les règles »

Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics

Les collectivités – comme nous – ont besoin de connaître les règles pour s’engager sur des investissements à long terme. Il faut vite clarifier la réforme territoriale, les transferts de compétences envisagés, et régler les questions de financement. Idem pour les projets d’infrastructures : se focalise-t-on sur l’entretien ou lance-t-on de grands projets ? Et avec quel argent ? La taxe de deux centimes sur le litre de gasoil affectée au budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France n’est prévue que pour 2015, alors que les contrats de plan Etat-région 2014-2020 doivent en principe être conclus d’ici à fin décembre, avec un volet transports… Les TPE et PME étaient déjà affectées par la baisse des investissements mais, cette fois, même les grands groupes souffrent.

« Réseaux d’eau : débloquer une aide exceptionnelle »

Jacques Grizaud, président de Canalisateurs de France

Nous souhaitons que les agences de l’eau subventionnent à 50 %, à titre exceptionnel et durant deux ans, les investissements des collectivités dans le renouvellement des réseaux d’eau et d’assainissement. Doubler le rythme des travaux (aujourd’hui de 0,6 % par an pour l’eau potable, soit 160 ans pour un remplacement complet des canalisations) créerait ou préserverait 10 000 emplois. Le surcroît d’investissement (1,5 milliard d’euros) augmenterait de quelques centimes le prix de l’eau. En claironnant que le prix du mètre cube resterait stable, voire baisserait, les élus ont manqué de courage politique. Entretenir et renouveler le patrimoine requiert d’investir de façon lissée dans le temps pour éviter un rattrapage et une flambée des prix dans quelques années.

Un plan de relance en Franche-Comté

Le conseil régional de Franche-Comté et les conseils généraux du Doubs, de la Haute-Saône, du Territoire de Belfort et du Jura ont engagé un plan de relance du BTP, signé le 26 septembre. La Franche-Comté est la région française la plus touchée par la diminution de l’activité dans le secteur des travaux publics, dont le chiffre d’affaires (600 millions d’euros en 2013) devrait baisser de 38 % en 2014, selon la fédération régionale des travaux publics.

Ce plan, d’un montant de 35 millions d’euros, devrait avoir un effet levier de 210 millions, indique le conseil régional. Les départements se sont engagés, aux côtés de la région, sur des travaux qui pouvaient être bloqués par des difficultés de financement, de type entretien des voiries ou des réseaux d’eau potable. Lancés avant le 31 mars 2015, ces travaux bénéficieront de subventions pouvant atteindre 30 % de leur coût. D’autres territoires réfléchissent à de tels plans.

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Commentaires

Investissement : les entreprises du BTP alertent sur le rôle, menacé, des collectivités territoriales

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Henri Tanson

25/11/2014 10h18

Les budgets baissent. Les entreprises réduisent leur activité et cotisent moins… Du coup, les budgets publics baissent… C’est un cercle vicieux, sans fin. Et l’Etat se retrouve à devoir se séparer de ses biens: il le fait au niveau national en cédant, par exemple, au privé tous ses aéroports (actuellement Toulouse, Lyon et Nice), ses barrages hydro-électriques, etc. Les Monuments historiques y passent aussi. Les Collectivités y passeront à leur tour, par étapes. N’ayant plus d’Argent (et ce n’est pas près de s’arranger), elles céderont aussi leurs biens trop difficiles à gérer, mais aussi les services qu’elles pourraient confier au privé: céder la gestion de ses espaces verts? La gestion de sa voirie? Que d’économies à faire… Et c’est pas fini! Je vois notre avenir en noir et pas de bout de tunnel… Et je réalise que nous n’avons jamais connu une situation identique et que l’on ne trouvera pas de solutions déjà expérimentées: il nous faudra trouver une nouvelle solution, et d’abord comprendre ce qui nous arrive… Mais ce n’est pas en nous limitant au périmètre de notre pays que nous y trouverons des explications…
Les témoignages que vous nous proposez ne parlent que de bricolage, mesurettes… La solution ne se trouve pas à notre niveau.
Si je vous disais que vous devriez lire les traités européens pour comprendre ce qui se passe et qui ne s’est encore jamais passé avant… Le dernier ex-ministre à qui j’en ai parlé m’a dit que les traités, on en faisait ce qu’on voulait… On les a pourtant signés, à 28, et ils nous engagent, non? Beaucoup d’hommes politiques sont totalement incompétents et rêveurs………..

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