Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Santé

Le Plan maladies neurodégénératives aura-t-il les moyens de ses ambitions ?

Publié le 19/11/2014 • Par Catherine Maisonneuve • dans : France

Il n’y aura pas de quatrième Plan national Alzheimer mais un premier Plan national maladies neuro-dégénératives, présenté ce mardi 18 novembre. Associations et acteurs doutent que les financements soient au rendez-vous.

Il ne faut plus parler de « Plan national Alzheimer » – il aurait été le quatrième depuis 2001 – mais de  « Plan national  maladies neuro-dégénératives » ou PMND.  Aux 850 000 personnes atteintes d’Alzheimer,  viennent se joindre 150 000 personnes touchées par la maladie de Parkinson, et 85 000 par la sclérose en plaques. Le Plan annoncé ce mardi 18 novembre par  Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Geneviève Fioraso, secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Laurence Rossignol, secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie, cible plus d’un million de personnes sur la période 2014-2019. Présenté au comité de concertation qui réunit acteurs et associations, il n’est pas financièrement chiffré.

96 mesures – Ambitieux, le plan ne présente pas moins de 96 mesures articulées autour de 4 axes :

  • Axe 1 : soigner et accompagner tout au long de la vie et sur l’ensemble du territoire.
  • Axe 2 : favoriser l’adaptation de la société aux enjeux des maladies neuro-dégénératives et atténuer leurs conséquences personnelles et sociales sur la vie quotidienne.
  • Axe 3 : développer et coordonner la recherche sur les maladies neuro-dégénératives.
  • Axe 4 : faire de la gouvernance du PMND un véritable outil d’innovation, de pilotage des politiques publiques et de démocratie en santé.

Prise en charge – Un certain nombre d’annonces concrètes ont été faites sur la prise en charge :

  • Consolidation du  fonctionnement des 25 centres experts Parkinson et accompagnement de leur implantation sur le territoire.
  • Création de 24 centres experts pour la sclérose en plaque (SEP).
  • Développement de 20 à 30 nouvelles unités cognitivo-comportementales  (Alzheimer).

Accompagnement à domicile – En termes d’accompagnement, le PMND préconise de :

  • Identifier et responsabiliser des services « de référence » sur chaque territoire (services d’aide et d’accompagnement à domicile – SAAD – et services de soins infirmiers à domicile – Ssiad -) facilitant la bonne orientation de la personne malade ou de ses proches lorsque le besoin apparaît.
  • Favoriser le repérage des besoins dans le quotidien et la participation des SAAD à la prévention de l’aggravation de la perte d’autonomie ; poursuivre les efforts en matière de formation et de professionnalisation de ces services.
  • Créer 74 nouvelles équipes spécialisées Alzheimer (ESA), soit 740 places et 2 220 personnes accompagnées afin d’assurer une bonne couverture territoriale de l’offre d’ESA.
  • Expérimenter des interventions d’équipes spécialisées, sur le modèle de ce qui a été réalisé pour les ESA afin de répondre aux besoins des personnes touchées par une autre MND.
  • Expérimenter et évaluer sur la base d’une analyse de l’activité et du projet de Ssiad la mobilisation par le service d’un temps de psychologue.

Accompagnement en établissement- Pas d’annonces chiffrées sur ce point, hormis la création de 65 plateformes d’accompagnement et de répit supplémentaires. Le Plan recommande de :

  • Identifier, dans le cadre du diagnostic territorial porté par les ARS, des établissements «ressources» permettant de faciliter l’orientation des personnes et de leurs proches en fonction de leurs besoins et d’améliorer la qualité des réponses.
  • Adapter les projets d’établissement au bon accompagnement de toutes les personnes âgées touchées par une MND et assurer la continuité de la prise en charge financière de certains produits de santé.
  • Poursuivre le déploiement des Pôles d’accompagnement et de soins adaptés (Pasa) et des unités d’hébergement renforcé (UHR) en Ehpad (voir encadré).
  • Poursuivre le développement, adapter et mieux organiser l’offre en accueil de jour et en hébergement temporaire pour diversifier les solutions d’accompagnement en soutien du domicile.
Alzheimer

Flickr CC by sa *Ann Gordon

Les doutes des associations – Sur le plan médical, les regroupement des trois maladies est cohérent : toutes trois  affectent progressivement le fonctionnement du système nerveux,  et souligne-t-on du côté du ministère,  elles sont « très souvent invalidantes et, pour la plupart, dépourvues de traitement curatif même si des traitements (…) existent pour agir sur les symptômes et la qualité de vie ».

Mais du côté des associations, si l’on reconnaît la nécessité d’une synergie, notamment en matière de recherche, la question des financements est d’emblée posée, y compris chez les « nouvelles venues ». Ainsi, si France Parkinson accepte le principe d’une mutualisation des moyens, elle déplore que « dans sa rédaction finale, le Plan se refuse à reconnaître les spécificités de chacune des maladies, volontairement gommées » et que « cette confusion permet de diminuer le niveau d’engagement autour des seules mesures mutualisables, et risque de négliger voire de réduire les mesures adaptées aux vraies difficultés des malades de Parkinson ». L’Union pour la lutte contre la sclérose en plaques (Unisep) craint, elle, qu’un amalgame ne soit fait entre les différentes maladies, alors que les âges, les symptômes et les mécanismes varient radicalement. Enfin, pour France Alzheimer, « élargir à d’autres maladies neurodégénératives, c’est une bonne idée si l’on se donne les moyens de développer ce plan en respectant les singularités de chaque pathologie. »

Du côté des acteurs,  l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), première à réagir, est pessimiste : «  compte tenu du contexte économique, il y a fort à craindre, comme pour ses deux prédécesseurs, que ce plan recycle les crédits déjà prévus pour les personnes âgées, sans aucun moyen nouveau ». Elle ajoute que le Plan Alzheimer précédent avait prévu des crédits qui n’ont été dépensés qu’à moitié compte tenu des choix de l’État (voir encadré), « ce qui a conduit à des détournements, comme ceux du Lundi de Pentecôte, de la CNSA ou de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (Casa) ».

Le bilan de la CNSA

Fin 2013, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), chargée du suivi du plan Alzheimer, avait délégué aux agences régionales de santé la quasi-totalité des crédits destinés à la création d’unités d’hébergement renforcées (UHR), au financement des places de pôles d’activités et de soins adaptés (Pasa) et d’équipes spécialisées en Ssiad, ce qui représente le financement de 10 000 places supplémentaires depuis 2012. Dans son bilan à fin 2013, la Caisse note que « les ARS ont autorisé plus de 3 000 places et, une fois l’autorisation accordée, les structures se sont rapidement installées ».  Moins d’un tiers !  « Le décalage constaté concernant les autorisations s’explique par les exigences du cahier des charges des Pasa, les contraintes foncières et architecturales dans les zones urbaines ou encore les difficultés de recrutement d’ergothérapeutes et de psychomotriciens » commente la CNSA qui ajoute :  « l’année 2013 a permis de concrétiser les projets financés depuis 2010 et d’ouvrir 4 206 places supplémentaires en Pasa, plateformes de répit, Ssiad spécialisés et UHR, pour atteindre un total de 17 721 places installées depuis le début du plan Alzheimer ».

Par ailleurs, fin 2013, six communes françaises sur dix étaient couvertes par un dispositif de Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (Maia) – rebaptisé « Méthode d’action pour l’intégration des services d’aides et de soins dans le champ de l’autonomie » dans le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement. Autrement dit, sur ces communes, les acteurs (mairie, centres locaux d’information et de coordination, hôpital, réseau de santé, conseil général…) travaillent selon la méthode de l’intégration, afin de simplifier le parcours des personnes âgées de plus de 60 ans qui s’adressent à eux.

L’état des lieux de la Fondation Médéric Alzheimer

La Fondation Médéric Alzheimer a réalisé en 2013, au moment où s’achevait le 3ème Plan Alzheimer, un recensement des dispositifs de prise en charge et d’accompagnement des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et d’aide aux aidants familiaux. Son enquête  permet de mettre en évidence une stabilisation du développement des dispositifs de prise en charge « historiques » comme les accueils de jour, les lieux de diagnostic, les lieux d’information ou de coordination gérontologique, et la montée en puissance des nouvelles structures introduites par ce plan : Maia, Pasa et UHR.

Références

Le plan PMND

Réagir à cet article

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Le Plan maladies neurodégénératives aura-t-il les moyens de ses ambitions ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement