logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/29224/les-trois-policiers-municipaux-dorange-suspendent-leur-greve-de-la-faim/

POLICE MUNICIPALE
Les trois policiers municipaux d’Orange suspendent leur grève de la faim
Emmanuelle Quémard | Actu prévention sécurité | Régions | Publié le 29/01/2010 | Mis à jour le 28/01/2010

Un vice de forme ayant été constaté dans l’arrêté municipal privant les trois agents de l’indemnité spéciale de service, le jeûne devant l’hôtel de ville est interrompu. Mais il pourrait reprendre lundi, puisque le maire prépare un nouvel arrêté.

Les trois policiers municipaux d’Orange (Vaucluse) qui observaient une grève de la faim devant l’hôtel de ville de la cité romaine depuis le 25 janvier, ont annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi « la suspension provisoire » de leur action.

Affaiblis par trois journées d’un jeûne accompli dans un froid glacial, les grévistes ont levé le camp et regagné leur domicile respectif. Accompagnés de plusieurs représentants du Syndicat national de la police municipale (SNPM-CFTC), les trois agents avaient été reçus, quelques heures plus tôt, par Alain Bessaha, le directeur de cabinet du préfet de Vaucluse, puis par Christophe Bironien, directeur général des services de la ville et Philippe de Beauregard, responsable du service juridique de la mairie.

D’après les syndicalistes du SNPM-CFTC, ces réunions auraient permis de mettre en évidence certains problèmes de forme – notamment de délais d’application – rendant caduque l’arrêté municipal pris le 22 janvier par le maire (MPF) Jacques Bompart.
Ce texte entérinait la décision de la ville d’Orange de ne pas verser aux trois employés communaux l’indemnité spéciale de fonction (ISF), d’un montant mensuel de 400 euros, en raison d’une baisse de leur notation administrative. Même si les responsables de la municipalité orangeoise estiment que, sur le fond, la position du maire reste légale, ils ont confirmé aux grévistes que l’indemnité leur serait versée pour le mois de janvier, l’application de l’arrêté municipal étant différée au 1er février.

Continuant d’affirmer que la baisse de leur notation résulte de leur engagement syndical, les policiers municipaux se déclarent prêt à rependre la grève de la faim « dès lundi » [1er février, ndlr] et à déférer devant le tribunal administratif d’Avignon tout nouvel arrêté municipal visant à leur retirer le bénéfice de l’ISF.
A ce jour, la pétition de soutien aux trois policiers que le SNPM-CFTC fait circuler parmi la population a recueilli près de 500 signatures. 

POUR ALLER PLUS LOIN