Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club finances

Première Guerre Mondiale

Comment les collectivités s’investissent dans le centenaire de la Grande Guerre

Publié le 10/11/2014 • Par Frédéric Ville • dans : A la une, A la Une finances, Actualité Club finances, France

Le monument aux morts de la Grande Guerre, à Saint-Cyprien (Dordogne).
Le monument aux morts de la Grande Guerre, à Saint-Cyprien (Dordogne). Flickr cc by Fif'
Les commémorations du centenaire de la guerre 1914-1918 se multiplient, financées notamment par les communes et les départements, avec l’appui de l’Etat et de sa mission du Centenaire.

Sur les 3 000 projets qui ont été déposés depuis 2013, 2 000 ont été labellisés à ce jour par la mission du Centenaire 14-18, groupement d’intérêt public créé en 2012 par le gouvernement afin de mettre en œuvre le programme commémoratif du centenaire de la première guerre mondiale.
« Toute la société civile est mobilisée : associations d’anciens combattants, sociétés savantes, entreprises mécènes, établissements d’enseignement scolaire, collectivités locales, etc », relève Damien Baldin, conseiller à l’action territoriale de cette mission.

215 millions minimum de dépenses publiques – Pour les collectivités locales, Damien Baldin constate que « les communes, qui possèdent les monuments aux morts, et les départements, qui ont leurs Archives et avaient des régiments à recrutement départemental, sont les plus actifs ». Les projets ont été labellisés, après examen des dossiers, par l’un des 104 comités départementaux sous l’égide des préfets : « Il s’agissait de s’assurer du sérieux des projets et du soutien effectif des collectivités locales (conseils généraux notamment) », assure Damien Baldin.

Au final, les projets labellisés, éligibles à des aides financières de la mission Centenaire, et demandeurs, ont reçu 4,5 millions d’euros en 2014. Les dépenses publiques totales de ces projets labellisés demandeurs représentent 215 millions d’euros.
Ce sont, d’une part, des investissements pour restauration ou construction d’équipements (musées, chemins de mémoire, mémoriaux, etc) qui concernent à 90 % les régions du front, et d’autre part des projets temporaires (expositions, spectacles, films, publications, etc) dans toute la France.

Sur le front, l’investissement bat son plein – Localement, les régions ont donc été peu présentes, sauf sur le secteur du front (Picardie par exemple) ou ponctuellement. Ainsi, la région Pays de la Loire a-t-elle organisé une exposition sur les monuments du souvenir dans les églises paroissiales, à partir d’une prospection de son service de l’inventaire. Coût de l’opération : 10 000 euros.
C’est sans commune mesure avec l’implication de certains départements ou communes, notamment ceux situés sur le front. Dans la Somme (570 741 hab.), le programme budgétaire ‘Devoir de mémoire’ aura coûté 3,3 millions d’euros (dont 1,45 millions de la région Picardie, de l’Etat et de l’Europe) : investissements (restructuration de l’historial de Péronne, chemins de mémoire), projets temporaires (fascicule sur la Grande Guerre dans la Somme distribué chaque année aux élèves de troisième entre 2013 et 2019, Biennales des ‘Rencontres internationales de la Somme’, concert ‘Visions de guerre’, meeting aérien avec répliques de l’époque, concours photo ‘La Somme a rendez-vous avec le monde’, etc).

A Reims (180 752 hab., Marne), durement touché par l’incendie de la ville en 1914 et les combats de 1918, l’ensemble du cycle a reçu le label de la mission Centenaire. Comme ailleurs, c’est l’investissement qui coûte le plus cher, avec 6 millions d’euros pour le réaménagement du fort de la Pompelle. En 2014, les commémorations auront coûté environ 500 000 euros : placardage des affiches de mobilisation générale les 2 et 3 août 2014, célébration intergénérationnelle du 3 août au monument aux morts, exposition franco-allemande d’art pendant la guerre, bientôt des chemins de mémoire, etcc.

Les dépenses comprennent aussi les subventions aux projets (inter)communaux ou associatifs. Dans la Somme, c’est 558 000 euros en plus. Pour les commémorations d’envergure, il faut ajouter le budget communication (campagne de presse, logo, site internet dédié, etc) : 247 000 euros par exemple dans la Somme pour 2012-14

Priorités, inventivité… et rentabilité – Est-ce à dire qu’on finance tout ? Non, on a vu le rôle de sélection du Centenaire. Localement, une ville comme Reims a un comité scientifique dont le recul historique permet la sélection. On a ici privilégié les commémorations en 2014 et 2018, eu égard aux évènements de 1914 et 1918. « Un film coûteux prévu par l’ancienne majorité a été abandonné », note Benjamin Develey, adjoint au maire en charge des commémorations. Selon ce dernier, le conseil général de la Marne a lui fait le choix de se concentrer sur ses missions sociales, laissant agir les communes.
« La Creuse, département rural, s’est elle associée au conseil régional et aux communes pour pousser deux grands projets », note Damien Baldin.

Dans de petites communes rurales, on a su parfois être inventif pour commémorer. A Izier (801 hab., Côte d’Or), le maire, Patrice Espinosa, bénéficie du mécénat de l’entreprise Gringos production, spécialisée dans l’agencement, avec à la clé une structure éphémère ‘100 ans, 100 arbres’ en kraft et résine, sur 100 mètres, le long de la route départementale 109, pour rappeler le centenaire. Elle sera installée le 9 novembre et jusqu’à la fin de l’année. L’opération n’aura rien coûté à la commune, si ce n’est un vin d’honneur pour environ 2 000 euros…

En outre, si ces commémorations ont le plus souvent un caractère purement symbolique et universel, les investissements visent aussi à développer le tourisme local. Ainsi, l’historial de Péronne relooké est-il passé de 70 000 visiteurs par an à plus de 100 000 aujourd’hui.
Le Conseil général de la Somme investit en ce moment à améliorer la voirie (3 millions d’euros dont 0,85 millions du conseil régional) pour mieux accéder aux mémoriaux de Villers-Bretonneux ou Péronne, très fréquentés par de nombreux pèlerins britanniques, australiens et néo-zélandais. Un coup de booster pour le tourisme de mémoire.

14 millions d’euros environ :

C’est le budget 2013-2018 alloué en Somme aux commémorations de la Grande Guerre, par le Conseil général et ses partenaires : investissements (y compris routiers), projets temporaires et communication. 15 dossiers samariens (sur 27 labellisés et sur 143 déposés) ont bénéficié d’une subvention de la Mission du Centenaire, soit 90 000 euros au total. Trois temps forts sont privilégiés : le début de la guerre (2014), la bataille de la Somme (2016) et la fin de la guerre (2018). « Le vote de ce budget n’a pas fait débat à l’Assemblée départementale », selon le président, Christian Manable.

 

Réagir à cet article

Aujourd'hui sur le Club finances

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Comment les collectivités s’investissent dans le centenaire de la Grande Guerre

Votre e-mail ne sera pas publié

Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement