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[VU D'AILLEURS] SANTÉ

Sanitaire et social : le Québec recentralise

Publié le 25/03/2016 • Par Solange de Fréminville • dans : A la Une santé social, Dossier Santé Social

Drapeau Québec
D.R.
Disparition des agences régionales de santé, fusion des établissements et des services… une profonde réorganisation a démarré en 2015 au Québec. Elle suscite de nombreuses critiques.

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La réforme du système de santé, entrée en vigueur le 1er avril 2015, a enclenché un processus de fusion administrative inédit au Québec. Une sorte de big bang à l’envers pour regrouper et centraliser l’ensemble des entités.

Dans chaque région, un seul établissement public réunit les hôpitaux, les services sociaux, les centres d’hébergement et de soins de longue durée, les établissements dédiés au handicap, etc., y compris l’agence qui assurait la gouvernance régionale, l’attribution et le contrôle des fonds. Seule exception, Montréal, où cinq centres se répartissent les activités. Ainsi, sont nés vingt-deux centres intégrés de santé et de services sociaux (CISS). Leur mission est de coordonner efficacement un ensemble jusque-là émietté et d’assurer la complémentarité des établissements.

Réduction des établissements de santé

Cette opération de centralisation n’est qu’un élément d’une réforme plus large, qui déploie le paiement à l’activité dans les hôpitaux, revoit la rémunération des « médecins de famille » traitants (médecins traitants) en fonction du nombre de patients reçus, met en place des réseaux universitaires intégrés de santé, etc. La réforme confère également des pouvoirs inédits au ministre de la Santé, notamment la nomination des membres des conseils d’administration des établissements régionaux.

Le ministère compte également faire des économies très substantielles, en diminuant le nombre d’établissements de 182 à 28, en supprimant les agences régionales de santé, et en réduisant la part des cadres administratifs.

Mais l’enjeu n’est pas que financier. Il s’agit avant tout d’améliorer l’accès aux premiers soins et de fluidifier les parcours des patients dans des systèmes entièrement intégrés. « Il y avait un accès difficile aux professionnels de première ligne, c’est-à-dire aux médecins qui répondent aux problèmes de santé courants. Les délais d’attente aux urgences et en chirurgie pouvaient être très longs », précise Damien Contandriopoulos, enseignant et chercheur en santé publique à l’université de Montréal.

Coupes budgétaires et réduction du personnel dans la santé publique

« En réalité, cette réforme s’est doublée de coupes budgétaires dans la santé publique, de 28 à 40 % selon les régions, et de nombreuses suppressions de postes », déplore David-Martin Milot, président de Jeunes médecins pour la santé publique et administrateur de l’Association pour la santé publique du Québec, qui se sont mobilisés contre la réforme. « Il y avait besoin d’une simplification et d’une optimisation du système de santé, mais on aurait pu le faire de manière plus chirurgicale en intervenant là où il y avait des problèmes, et en assurant une meilleure représentation des citoyens et des professionnels de santé. »
 

Damien Contandriopoulos, professeur à la faculté des sciences infirmières et chercheur à l’Institut de recherche en santé publique de l’université de Montréal

« Ce type de réorganisation ne permet pas de gagner en efficacité et en qualité »

« Selon les enquêtes internationales, le système québécois est l’un des moins performants, d’où la réforme décidée en 2015 : fusions d’établissements, centralisation administrative… Mais des recherches scientifiques sur la création de systèmes de santé intégrés, par des compagnies d’assurance, aux États-Unis, et la mise en place de méga établissements dans la province d’Alberta, au Canada, ont montré que ce type de réorganisation ne permet de gagner ni en efficacité ni en qualité. On court plutôt le risque d’une plus grande lourdeur bureaucratique. Le processus de fusion prend beaucoup de temps et d’énergie aux équipes. En outre, la recentralisation déconnecte l’offre de soins des demandes locales. Il n’existe pas de système idéal, mais il est préférable, par exemple, de renforcer l’informatisation du système pour que chaque patient ait un dossier médical numérique, de manière à faciliter une trajectoire cohérente. »

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