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BUDGETS 2010
Le Loir-et-Cher fait le choix d’un recours plus important à l’emprunt
Jean-Jacques Talpin | Actualité Club finances | Régions | Publié le 17/12/2009

Le conseil général de Loir-et-Cher a adopté, le 14 décembre, son budget primitif 2010 qui s’équilibre à 369,9 millions contre 352 millions d’euros l’an passé.

L’assemblée, présidée par Maurice Leroy (Nouveau Centre), a décidé de ne pas accroître la fiscalité sur les ménages et donc de recourir davantage à l’emprunt, tout en limitant les charges.

Dépenses
Les dépenses de fonctionnement (274,1 millions) progressent de 2,9% et les dépenses de personnel (57,3 millions) de 2,4%. La principale dépense concerne l’aide sociale, avec 145 millions, en hausse de 3,7%. Les dépenses de communication, documentation et logistique reculent par rapport à 2009.

Les dépenses d’équipement progressent de 1,4% (61 millions d’euros dont 41 millions pour les investissements directs et 19,9 millions pour les subventions aux territoires). Les plus gros projets porteront notamment sur la restructuration lourde de quatre collèges.

Recettes
Globalement, les recettes sont maintenues (357,7 millions) avec 113,6 millions de produit fiscal (+2.1% par rapport à 2009) alors que les compensations de l’Etat sur la fiscalité locale devraient reculer pour atteindre 5,1 millions.

Mais c’est avec la fiscalité indirecte que la crise fait déjà sentir ses effets : les droits de mutation (18 millions) sont en recul de 30% avec une perte estimée de 9 millions d’euros. D’autres recettes (23,8 millions de TIPP et 17,6 millions de taxe sur les conventions d’assurance) affichent de leur côté le même niveau qu’en 2009.
Le conseil général pourra encore compter sur 67,8 millions de DGF qui n’évoluera que de 0,6% et sur 5,6 millions du FCTVA.

Emprunts et dette
Face à cette situation, le conseil général devra emprunter davantage (33,1 millions contre 31,4 millions en 2009), ce qui entraîne notamment un recul de 12 % de l’épargne brute et une hausse de la dette à plus de 60 millions d’euros, avec une capacité de désendettement passée de 1,8 an en 2008 à 5 ans fin 2010.