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Modernisation de l'action publique

Le pilote à la tête des SI de l’Etat peut enfin mettre les gaz

Publié le 29/08/2014 • Par Sabine Blanc • dans : France

Le décret du 1er août 2014 relatif au système d'information et de communication de l'Etat met les systèmes d’information (SI) sous l’autorité du Premier ministre et renforce les pouvoirs de la direction interministérielle des systèmes d'information et de communication (Disic). Meilleure efficacité et économies sont attendues de cette réforme.

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C’est devenu un cliché : un décret paru dans la torpeur des vacances qui aura un impact profond. Les passionnés de la chose ne l’ont pas manqué, le décret du 1er août relatif au système d’information et de communication de l’Etat place, et c’est inédit, les systèmes d’information sous l’autorité du Premier ministre et renforce la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication (Disic), actuellement dirigé par Jacques Marzin. Il s’inscrit dans la continuité du décret du 21 février 2011 créant la Disic, le Cimap du 18 décembre 2012 annonçant la volonté d’”accélérer la transition numérique” et plus récemment le cadre stratégique commun du système d’information de l’Etat, défini par la circulaire du 7 mars 2013. Seule la Défense et les SI traitant des informations classifiées en sont exclues.

 

Modernisation de l’action publique – Loin de n’être qu’une affaire de techos barbus dans un sous-sol, ce changement fait partie des mesures clés de la modernisation de l’Etat. Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat en charge de la réforme de l’Etat et de la simplification entend s’appuyer massivement sur le numérique pour dérouler son action. La réflexion sur “l’Etat de demain”, qui va avoir lieu de septembre à janvier, comprend trois parties, parmi lesquelles la transformation numérique, et consubstantielle à cette dernière, la mise en œuvre des transformations.

Parmi les projets à venir, “des plates-formes mutualisées entre les administrations de gestion des données et de l’interopérabilité”, pour lesquelles 30 millions seront demandés au budget de l’année prochaine.

Le décret était donc indispensable pour mettre en oeuvre de façon efficace ces programmes. “Certains systèmes interministériels se mettent déjà en place, comme le RIE (le réseau interministériel d’Etat, nouveau réseau sécurisé fibré), nous créons l’organisation qui va avec, analyse le DSI d’un ministère. En cas de problème, l’organisation sera naturellement adaptée.”

L’objectif est aussi d’aller vers davantage de mutualisation sur les services standards, comme la bureautique ou l’hébergement. “Les directions départementales interministérielles sont aussi concernées”, précise-t-il encore.

Finies, du moins sur le papier, les chapelles de ministère qui complexifiaient les échanges : en cas de désaccord sur les projets interministériels, la Disic tranchera. Et avant même de trancher, elle joue un rôle de pilote, via le conseil du système d’information et de communication de l’Etat, également créé par ce décret.

Dirigé par Jacques Marzin, il réunit au moins deux fois par an une belle brochette de responsables : les secrétaires généraux, le directeur des services administratifs et financiers du Premier ministre, le directeur général des systèmes d’information et de communication du ministère de la Défense, le directeur général de l’administration et de la fonction publique, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANTS), le directeur du budget, et le directeur du service des achats de l’Etat. Et chaque mois, une instance composée de membres nommés par ce comité fait un point technique.

La Disic prend aussi le dessus sur les DSI ministériels en émettant un avis conforme sur les projets de chaque ministère.

“Ce cadre d’information commun permet de normer les échanges d’un point de vue technique, on met en place un système plus fluide, indique encore un développeur qui connait bien le monde de l’administration. Le monde va plus vite, c’est un enjeu d’échanger vite. Certains standards se diffusent déjà d’ailleurs comme SAP (utilisé pour Chorus, le SI financier de l’Etat).

Cette organisation commune se manifestait déjà aussi par les réunions régulières du conseil des SIC et le comité technique des SIC, lancés en 2011.

20 à 40% d’économies en 3 à 5 ans – L’enjeu économique est énorme : Jacques Marzin parlait de 20 à 40% d’économies en 3 à 5 ans sur un budget annuel global “de 1,8 milliard d’euros pour la masse salariale et 2 milliards pour les prestations, les matériels, les logiciels, les réseaux, les télécommunications (téléphonie comprise). Ces chiffres concernent l’ensemble des budgets ministériels, donc pour les administrations centrales et déconcentrées, sans inclure les établissements publics et autres entreprises publiques ou organisations parapubliques”, et ne concernent pas les “systèmes opérationnels de commandement relevant de la Défense Nationale.” Des chiffres à prendre avec recul, dans un contexte de restrictions budgétaires contraintes où chacun doit montrer sa bonne volonté dans l’effort.

“Cela permettra d’éviter des doublons dans les appels d’offre, commente encore le développeur. Il sera aussi possible de déployer de façon synchronisée des projets. La gestion sera aussi plus agile.” Selon lui, les véritables économies viendront surtout du gain de temps permis par les nouveaux services développés qui permettront de “se concentrer sur des tâches à valeur ajoutée”, côté agents comme usagers.

Une étude récente estimait qu’une réduction de 25% des charges administratives permettrait une augmentation du PIB de l’UE de 1,1% à court terme. Mais l’e-administration peut aussi se traduire en réduction des effectifs, soit autant de chômeurs potentiels…

Toutefois, “il ne faut pas oublier les coûts de mutation (liés au passage d’un système à un autre, ndlr), indique le DSI du petit ministère, l’amortissement est plus ou moins rapide.” Il relève l’avantage pour une structure réduite comme la sienne : “les plus petits ont intérêt à la mutualisation, car la mutation est moins complexe. Chez nous, le RIE impacte 4 personnes, contre 1000 dans d’autres ministères.”

Sur le papier, il s’agit bien d’éviter des échecs aussi patents que celui de l’Opérateur national de paye, qui devait gérer les fiches de paye de 2,5 millions d’agents de l’Etat, avec des économies de RH à la clé, mais qui a fini par être abandonné : explosion du coût initial et usine à gaz. La tendance semble plus aux projets agiles, courts et peu coûteux, les “start-ups d’Etat”, menés par le SGMAP, dont Marché public simplifié est un exemple.

L’objectif est aussi d’intégrer en natif des bases de données exploitables, dont certaines finiront en open data, dans l’idée de mieux guider les politiques publiques en s’appuyant sur la donnée, un travail que mènera le futur administrateur général des données. “L’open data en natif, nous n’en sommes pas encore là”, sourit un bon connaisseur du dossier.

Contacté, Jacques Marzin a indiqué : “Nous ne communiquons pas cette semaine sur le sujet. Merci de patienter un peu.”

 

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