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Economie

Le label French Tech espère fédérer les écosystèmes numériques

Publié le 22/08/2014 • Par Sabine Blanc • dans : A la une, France

start-up
Flickr CC by jenny downing
Une quinzaine de territoires ont déposé un dossier pour obtenir le label French Tech, qui vise à favoriser l’émergence de champions français du numérique. Même en cas d’échec dès la phase de sélection, ce processus permet de rassembler des acteurs parfois épars. L’objectif : aller chercher du point de croissance avec les dents.

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Cet été, Rennes métropole a eu un petit coup de chaud qui n’était pas dû au soleil quand elle a reçu la visite de la mission French Tech, descendue de Paris examiner le dossier déposé pour candidater au label “Métropole French Tech”. Comme 17 autres territoires, Rennes tente sa chance pour obtenir ce label qui sera décerné une première fois cet automne, sans qu’un numerus clausus ait été déterminé. “5, 8, 11 ?, égraine David Monteau, le directeur de la mission. Le but est d’avoir une masse critique suffisante. L’écosystème ne se limitera pas à ces métropoles, elles serviront de noeuds de réseaux.” Un écosystème français déjà esquissé lors d’un festival de juin.

Accélérateurs privés – Pas d’argent à la clé directement pour les collectivités, les 200 millions de budget, inscrit dans le cadre du programme d’investissement d’avenir (PIA) et gérés par Bpifrance, seront fléchés essentiellement vers des accélérateurs privés censés aider à l’émergence de champions français du numérique d’envergure internationale. En outre, 15 millions sont destinés à promouvoir l’attractivité des entreprises à l’égard des investisseurs étrangers et des “talents”. En revanche, les retombées en terme d’emplois et plus généralement de dynamisme économique allèchent les collectivités. C’est la promesse aussi d’une opération de marketing territorial principalement à destination des “classes créatives” que cherchent à attirer les élus.

“On pourrait perdre plus à ne pas candidater” – Il y aura des perdants bien sûr, mais le temps passé à monter le dossier ne serait pas à perte : “c’est un prétexte pour rassembler l’écosystème” fait valoir David Monteau. Le slogan est d’ailleurs “tous unis pour nos start-ups”. “On pourrait perdre plus à ne pas candidater, indique Norbert Friant, ‎responsable du service aménagement et usages du numérique à Rennes Métropole, qui qualifie Rennes de “belle endormie”, jamais vraiment remise du Minitel. C’est une opportunité pour dépoussiérer l’écosystème et prendre le virage des usages. Il faut remettre une gouvernance locale, mettre de la confiance entre les acteurs.”

“Nous étions en silo, les structures n’avaient pas forcément l’idée de faire quelque chose d’aussi ambitieux. Nous nous sommes rendus compte que l’écosystème existait”, commente pour sa part Joëlle Calvar, directrice adjointe de la mission stratégie et prospective à Brest métropole, qui affiche dans sa signature de mail une bannière sur la candidature. En Lorraine, qui respire davantage l’acier que la fibre avec seulement 1,4 % de l’emploi total dans le numérique, la démarche “va jouer “le rôle d’accélérateur », explique un entrepreneur. A contrario, à Toulouse ou Lyon, la labellisation prendrait plus des allures de coup de pouce à des élèves déjà en haut du peloton. Quant à Paris, la question ne se pose pas, elle est labellisée d’office.

Danse avec les start-ups – Le cahier des charges invite en effet de façon très détaillée à faire la tournée des popottes numériques pour convaincre du potentiel de la chaine des acteurs impliqués, du privé au public : PME, TPE, parrains-marraines, stratégie à 10 ans, “gouvernance explicite”, “équipe dédiée, implantée à terme dans le bâtiment-totem”, etc. Ce bâtiment totem doit servir, comme son nom le suggère, de “noeud principal du réseau régional”, avec une visibilité “nationale et internationale” et doit “être a minima au stade de projet voté par les collectivités territoriales concernées”.

Commande publique – Les métropoles retenues mettront ensuite en place plusieurs programmes où “la mobilisation des collectivités locales est indispensable.” Les régions devront également être associées, au nom de leur compétence économique qui devrait encore se renforcer avec l’acte III de la réforme territoriale.

En promouvant “une politique d’achat public favorable aux startups”, le label sert au passage en quelque sorte de cheval de Troie de la modernisation de l’action publique, même s’il n’y a pas de ponts officiels avec le SGMAP : “un certain nombre de freins, souvent de nature administrative voire « culturelle », peuvent exister qui rendent dans les faits ce levier peu utilisé et la vente difficile à des acteurs publics pour des entreprises jeunes ou de taille modeste. […] Dans le cadre du projet, les acteurs publics impliqués, en tout premier lieu les collectivités, développeront une politique et mettront en place des actions concrètes (un cadre administratif adapté, etc.), qui favorisent l’achat public aux startups et entreprises de croissance, sur la base d’objectifs chiffrés. Ces actions pourront se développer et se renforcer dans la durée, mais une première phase devra obligatoirement être mise en œuvre au cours de la première année de labellisation.” Gare toutefois à ne pas foncer tête baissé dans l’innovation pour l’innovation, en cette période où la très marketée smart city fait son marché.

Seules ou plusieurs – Sur ce cahier des charges commun, chaque candidate dispose de sa propre stratégie, à commencer par celui du portage. A Rennes, le dossier est porté par la Cantine numérique, un espace de co-working et incubateur de start-up qui avait déjà ce rôle de rassembleur depuis 2010, et qui compte la métropole au sein de son conseil d’administration. Brest métropole océane pilote le dossier de sa voisine bretonne.
En Lorraine, les quatre communes du pôle métropolitain du Sillon lorrain ont candidaté ensemble, escomptant ainsi pallier leur faiblesse initiale individuelle. La masse critique accumulée fera peut-être leur force : « la prise de conscience est faite. Les agglomérations travaillent sans divergence de point de vue », indiquait Emilie Pawlak, chargée de mission au Grand Nancy numérique. De même, Aix-en-Provence et Marseille ou encore le Pôle Métropolitain Strasbourg-Mulhouse, quitte pour ce dernier à adopter un rythme plutôt Michelin que start-up.

David Monteau souligne que les plus mal dotés a priori ont leur chance car les candidats seront jugés à l’aune des degrés de maturité différents : “le potentiel, l’ambition et l’investissement collectif global sont importants. Il y a d’autant plus d’attentes que le territoire est riche.”

Concurrence loyale – Sur d’autres territoires, la question de la concurrence se pose par ailleurs. En Bretagne, Brest, Rennes, Nantes, Saint-Malo sont sur les rangs… dans un esprit cordial, assure Norbert Friant, “les dossiers ont été transmis entre territoires, on essaye de s’enrichir. Il y a des points communs entre nous.” “Nous appartenons au même réseau territorial, nos présidents se rencontrent souvent, renchérit Brest. Nous avons un accord, une couche supérieure qui permette d’échanger et d’ajouter de la valeur ajoutée dans les démarches qui se font écho. Il y a des domaines dans lesquels nous pourrons faire des choses ensemble, c’est déjà un grand pas, on ne s’affiche pas complètement concurrent.” Toutefois, si le dossier de Rennes est disponible, celui de Brest ne l’est pas pour le moment.

Et la mission French Tech promet de ne tordre le bras de personne : “il y a une cohérence à trouver ensemble, on ne l’impose pas a priori, je ne sais pas… “, assure David Monteau. Certains ont déjà des plans pour leurs concurrents, à l’image de Gérard Collomb, le maire de Lyon, pour qui « Saint-Étienne à vocation à rejoindre l’écosystème lyonnais ».

PIB et littératie numérique – Toutefois, la French Tech fédère une certaine vision du numérique, dont l’indicateur essentiel est le point de croissance, et ce indépendamment de toute vision politique du numérique. Une constante de tous bords : la start-up à succès de la Silicon valley reste un horizon indépassable à gauche comme à droite, peu importe le service ou le produit qu’elle vend, et le cuisant revers d’une immense majorité de ces jeunes pousses.
Sur 14 pages de cahier des charges de l’appel à projet, l’aspect sociétal occupe 5 lignes, pour la forme. Le mouvement était d’ailleurs une initiative de Fleur Pellerin, la prédécesseuse d’Axelle Lemaire, très orientée entreprises plutôt qu’usages.

“Les gens qui s’investissent vont définir comment elle va prendre corps”, avance Jessica Pin, responsable de la cantine de Brest. Nous avons des sujets privilégiés : les usages, le collaboratif, le logiciel libre, la santé, les objets connectés, l’appropriation sociale… “ “Ce n’est pas antinomique, renchérit Joëlle Calvar. Les start-ups doivent trouver des clients et nous menons une politique d’accès à Internet et d’appropriation sociale. Aujourd’hui les objets connectés relèvent souvent du gadget, mais il ne faut pas présager de ce que ce sera demain. Il y aura des déchets forcément, mais il faut faire confiance au public.” Elle souligne aussi que son territoire “porte ce discours : il y a des éléments de stratégie économique mais aussi la notion de littératie numérique et d’entrepreneuriat au sens large du terme, ce n’est pas uniquement la création d’emplois.”

“Il faut retravailler les indicateurs collectivement, poursuit Norbert Friant. A nous de fixer des indicateurs sociétaux, nous y serons vigilants. Entre les Wikipédiens et les modèles plus mercantiles, il faut placer le curseur de façon intermédiaire.” David Monteau l’assure : “Ce sera construit avec les territoires”, sans tordre toutefois le cadre global : “points de PIB et emplois” seront toujours les indicateurs en haut du totem.

Budget tangent

Début août, Les Echos ont rapporté les tensions sur la part du budget de la French Tech prévu pour la promotion, soit 15 millions d’euros. « Le conventionnement des 15 millions est encore en cours, leur indiquait ainsi David Monteau, le directeur de la French Tech. Tant que ce n’est pas signé, ce n’est pas fait, et il peut encore y avoir des arbitrages à cause de la tension budgétaire… Mais il ne faut pas affoler l’écosystème à ce stade. » Bercy affirmait que les fonds arriverait d’ici la fin de l’année. Argent ou pas, les territoires n’ont pas attendu pour organiser leurs démarches.

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