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Pilotage

Grand Paris : le blues des DGS

Publié le 01/08/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : Dossiers d'actualité, Régions, Toute l'actu RH

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Flickr CC by sa russellstreet
Les directeurs généraux des services d’Ile-de-France s’inquiètent de la place qui leur sera réservée dans la future métropole du Grand Paris. Beaucoup redoutent toujours une mainmise de la « technostructure » d’Etat.

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Cet article fait partie du dossier

Grand Paris : un débat capital

« Certains, dans les ministères, se frottent déjà les mains. Il ne faudrait pas qu’il nous reste uniquement des postes de chef de bureau… » : à l’instar de Fabien Tastet, DGS du conseil général de l’Essonne et nouveau président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF), les directeurs généraux des services d’Ile-de-France ne cachent pas leur spleen.
Dans le staff de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris (MGP), les familiers des collectivités occupent, certes, une place de choix. Mais les purs produits des concours de la fonction publique territoriale ne sont pas légion. En dehors de Stéphane Le Ho, directeur adjoint, ils sont supplantés par les énarques.
Grand flou – « Le directeur de la mission François Lucas a besoin de nous dans le backoffice. C’est le moment d’affirmer notre rôle ! », contre-attaque Patrice Girot, le président de l’union régionale Ile-de-France du Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT).
Les 19 DGS des communautés d’agglomération situées dans le périmètre de la MGP et vouées à la disparition coordonnent leurs efforts sous l’égide de l’Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF). Ils ont été conviés, le 11 juillet, à échanger avec François Lucas. Les territoires de la MGP, destinés à succéder aux actuels EPCI à fiscalité propre, ont naturellement constitué le plat de résistance de cette rencontre. Des échanges de ce genre se renouvelleront chaque premier jeudi du mois. Pour quels résultats ? Le doute affleure chez certains participants. Beaucoup redoutent que les postes qui leur seront proposés à la MGP ou dans les territoires se situent en-deçà de leurs responsabilités actuelles.
Note « propositionnelle » – Les membres du « G19 » veulent, avant tout, échapper au pire. Pour ce faire, ils souhaitent que les territoires deviennent des structures plus étoffées. C’est-à-dire se transforment en des « intercos bis » au périmètre calqué sur les actuelles communautés d’agglomération.
Les deux nouveaux leaders de la délégation régionale Ile-de-France de l’ADGCF, Mélanie Lamant et Antoine Valbon, s’attellent à cette tâche. Les directeurs généraux des services des communautés d’agglomération de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) et de Seine-Amont (Val-de-Marne) préparent une « note propositionnelle sur les compétences des territoires et leur régime juridique ». Ce document sera présenté aux deux parties de la mission de préfiguration : l’Etat et les élus du syndicat mixte Paris Métropole. En jeu : les termes de la révision de l’article 12 de la loi du 27 janvier 2014, souhaitée, le 12 juin dernier, par Manuel Valls.
Haro sur le cumul – Pour Fabien Tastet, les territoriaux doivent être particulièrement présents dans ces débats : « Les experts, c’est nous. Ce n’est pas l’IFRAP d’Agnès Verdier-Molinié. Il nous faut fonder une fédération des territoriaux. »
Ce lobbying risque de se heurter à un obstacle de taille : le Parlement. Les députés et les sénateurs de province ne sont, selon une source proche du gouvernement, guère enclins à réviser l’article 12 à l’occasion de l’examen, cet automne, du second projet de loi portant réforme territoriale.
A leurs yeux, la loi du 27 janvier 2014 doit s’appliquer partout, y compris dans le Grand Paris. Ils veulent, avant tout, là, un EPCI puissant et non un empilement de structures intercommunales. La plupart n’entendent rien au concept de territoire.
« On crève de ces élus corporatistes » – Les présidents de conseils généraux des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne brouillent un peu plus les cartes. Pour Patrick Devedjian (UMP), Stéphane Troussel (PS) et Christian Favier (PCF), le périmètre des territoires doit être aligné sur les contours de leur collectivité, et non sur les actuelles communautés d’agglomération. Des déclarations qui ont le don de provoquer l’ire de Jacques Marsaud, figure tutélaire de la territoriale en Ile-de-France : « On crève de ces élus corporatistes qui ne font que défendre leur institution. »
Lors du congrès des DGS d’Ile-de-France, les politiques en ont souvent pris pour leur grade. Stéphane Pintre, président du SNDGCT, n’a, d’ailleurs, pas été le dernier dans ce registre : « Nous sommes face à la problématique du lobby des parlementaires-élus locaux. Tant que nous ne serons pas sortis de cette prise illégale d’intérêts ou de ce délit d’ingérence, nous n’aurons pas les moyens d’assurer une réforme sérieuse des collectivités. »

L’autonomie fiscale des territoires en question

Lors du congrès des DGS d’Ile-de-France, Serge Morvan, directeur général des collectivités locales et directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la réforme territoriale, André Vallini, s’est voulu rassurant. L’ancien DGS du conseil général de Saône-et-Loire, puis de Seine-Maritime a fait part de son « bon feeling » sur la révision de l’article 12 de la loi du 27 janvier 2014. Serge Morvan a, de lui-même, mis en exergue, le plaidoyer, le 7 juillet, de la maire de Paris en faveur de l’octroi d’une autonomie fiscale aux territoires. « Les déclarations d’Anne Hidalgo nous amènent à réinterroger cette question », a-t-il déclaré.
Une prise de position de la maire de la capitale qu’a, au contraire, fort peu goûté le politologue Patrick Le Lidec : « Les résultats des municipales ont renforcé les égoïsmes locaux. Le risque, désormais, c’est d’avoir la bureaucratisation sans la redistribution. Il nous faudrait une métropole du Grand Paris recentrée sur la construction de logement. »

Cet article fait partie du Dossier

Grand Paris : un débat capital

Sommaire du dossier

  1. Grand Paris express : les immenses enjeux qui attendent les quartiers des gares
  2. Grand Paris : les départements sauvent leur peau
  3. Les mégas-projets du Grand Paris
  4. Grand Paris : le bras de fer pour la gouvernance
  5. Grand Paris : les principaux acteurs du projet
  6. Grand Paris : un schéma fiscal en deux temps pour la métropole
  7. Grand Paris : entre fiscalité partagée et modeste fonds métropolitain
  8. Métropole du Grand Paris : l’impact sur la péréquation en Ile-de-France
  9. Grand Paris : des retombées économique colossales attendues
  10. Grand Paris Express : une bataille politique, une victoire de la banlieue
  11. Grand Paris : situation d’urgence pour le logement social
  12. [Exclusif] Grand Paris : les leçons du Grand Londres
  13. Le Grand Paris en data (3) : des inégalités sociales entre l’est et l’ouest de la métropole
  14. Le Grand Paris en data (2) : quelle répartition des richesses au sein de la métropole ?
  15. Le Grand Paris en data (1) : des dynamiques de l’emploi contrastées
  16. Métropole du Grand Paris: « une première étape nécessaire, mais à renforcer »
  17. Les offices HLM entraînés dans la tourmente du Grand Paris
  18. Gagner la bataille du foncier : une course contre la montre ?
  19. Grand Paris : « L’émiettement des pouvoirs locaux favorise la ségrégation » – Patrick Le Lidec
  20. « Grand Paris : les ayatollahs de la métropole ont perdu la bataille » – Patrick Devedjian
  21. Grand Paris : le blues des DGS
  22. Métropole du Grand Paris : les agents dans l’attente de réponses
  23. [Frise interactive] Le Grand Paris, un chantier en cours depuis un siècle et demi

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Grand Paris : le blues des DGS

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Fabien

04/08/2014 08h59

« On crève de ces élus corporatistes qui ne font que défendre leur institution. »
Bien, ils vise les propos des trois présidents de conseils généraux de petite couronne et leur proposition de calquer les territoires sur les départements.
Que dire des DGS et de leur association, qui souhaite rédiger une « note propositionnelle » qui a pour but de calquer les territoires sur les epci actuels, et tout cela pour s’assurer que LEUR poste et LEURS attributions seront les mêmes ?
Si ce n’est pas du corporatisme… On ne crève pas, on rêve…
Vivement que l’état reprenne la main sur ce sujet, et décide autoritairement de secouer le cocotier : suppression immédiate des départements de petite couronne qui n’ont pas la moindre justification (autre que le partage territorial entre gaulliste et communiste il y’a un demi siècle…).
Suppression immédiate des communautés d’agglomération qui enferment la population du Grand Paris, qui existe de fait déjà pour les habitants et travailleurs, chacune dans « son » EPCI : les tarifs des piscines viennent à peine d’être uniformisés dans certaines CA, la Ville de Paris en manque désespérément, le financement de celles de banlieue est vacillant, et l’équipement national attendu pour…. 2012… n’est pas près de voir le jour, chacun refusant de porter le moindre centime des coûts d’exploitation future…
Les abribus sont gérés par chaque CA (et les juteux marchés de pub qui vont avec), alors qu’un appel d’offre « grandparisien » réduirait – évidemment – les coûts… Et ce pendant que les transports sont gérés par la RATP… sous l’égide de la Région !
Fort heureusement les services « parisiano-centrés » restent intégralement sous la coupe de la Ville de Paris (faute de mieux…) comme les Vélib ou Autolib (on a vu la réussite fanfaronnante des Velcoms de Plaine Commune, qui aurait mieux fait de s’abstenir !)
Oui, il est grand temps que TOUS les acteurs du Grand Paris ravalent leur petite fierté et au delà des mots, se mettent réellement dans les actes au service de la population qu’ils représentent ou administrent, en oubliant leurs intérêts personnels et en faisant primer l’intérêt général (et en faisant montre du minimum de bon sens) : supprimer totalement départements et CA, et calquer à l’échelle de la MGP un mode de fonctionnement équivalent à l’administration actuelle de la Ville de Paris. (Avec au passage, rétablissement de la Ville de Paris en tant que simple et unique Ville, au sein de la MGP), et en transformant feux les CA en communes. Celles-ci pourraient au nom de la « proximité » (qui a bon dos sur le papier, mais est totalement inexistante dans les faits, ni plus, ni moins qu’à Paris, que ce soit au niveau de la Mairie Centrale ou d’une Mairie d’Arrondissement) continuer à conserver des « conseils de quartier » pour cultiver sa base électorale.
Enfin, faire une réforme, une vraie, et écraser tous ceux qui s’opposent au nom de leur strict intérêt personnel à l’émergence d’une vraie métropole de Paris.
Heureusement que lors de l’annexion des faubourgs par Paris certains on eu le courage de ne même pas prendre la peine de laisser la parole aux petits barons, sinon, en 2014, on en serait encore à un éclatement encore plus improbable qu’aujourd’hui, pourtant indigne d’une métropole (encore une fois, de fait) mondiale.
Qui en dehors des élus et DGS oserait dire qu’un habitant d’une commune de première commune n’est pas dans les faits « grandparisien » ? Les trajets pendulaires quotidien de millions de francilien le prouvent, les analyses sociologiques aussi, avec un verdict ici extrêmement simplifié car sans appel: cadres supérieurs habitent Paris et travaillent dans les sièges de banlieues, employés habitent en banlieue et travaillent dans Paris…
Et pourtant les parisiens paient bien moins d’impôts locaux que les banlieusards, qui supportent les charges et investissements de leurs communes pour pouvoir accueillir toujours plus de sièges sociaux délocalisés, sans qu’ils en tirer le moindre profit.
C’est donc ça qu’il faut à tout prix sauvegarder ? Chacun chez soi ?

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