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[INTERVIEW EXCLUSIVE]

Rythmes scolaires : « La force de cette réforme, c’est d’associer les communes à la définition d’un projet éducatif local »

Publié le 27/05/2014 • Par Stéphanie Marseille • dans : A la une, Actu expert Education et Vie scolaire, France

A quelques jours de la date-butoir pour la remise aux Directeurs académiques des services de l'éducation nationale par les communes des projets d’organisation des nouveaux rythmes, le 6 juin 2014, la réforme et le second décret suscitent encore des oppositions. Réactions du ministre de l’Education nationale.

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La réforme a fait consensus jusqu’à… son entrée en vigueur. Cette réforme était-elle nécessaire ?

Les questions et tensions se concentrent beaucoup sur le périscolaire, mais la prérogative de l’Etat, et ma compétence de ministre de l’Education nationale, c’est de fixer le temps scolaire, et donc, le rythme des apprentissages. Or, le diagnostic était partagé par tous : les journées de classe sont trop longues, le niveau scolaire des élèves recule, nous sommes les champions de l’Europe dans le poids de l’origine sociale sur le destin scolaire des enfants. Dont acte. On est tous capables de dresser les diagnostics. Mais pour agir, il fallait mettre en place de meilleures conditions d’apprentissage en répartissant le temps scolaire sur 5 matinées et c’est ce que nous ...

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Rythmes scolaires : « La force de cette réforme, c’est d’associer les communes à la définition d’un projet éducatif local »

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franarn

28/05/2014 08h57

Bonjour,

Avant la semaine des 4 jours, les instituteurs assuraient eux-mêmes la 1/2 journée du samedi matin tout en terminant à 16h30 les autres jours. Pourquoi leur a-t-il été fait cadeau de 3 heures ?
Pourquoi les instituteurs n’assureraient-ils pas le temps péri-scolaire ; ceci éviterait bien des problèmes et ils referaient tout simplement leurs 3 heures comme avant.

Onizuka3112

28/05/2014 11h04

@franam Pour autant que je me souvienne, quand j’étais plus jeune, j’avais classe le samedi matin et je finissais l’école en semaine à 16h et non 16h30. Par ailleurs, il ne faut pas voir les instit comme des nounous ou animateurs de garderie. Leur travail ne se résume pas seulement au temps de présence en classe. J’ai moi même une épouse enseignante, et vous n’imaginez pas le temps qu’elle passe à préparer ses séances, à se former, assister à des réunions pédagogiques, etc…
Ce que je constate en tous les cas, et je peux le comprendre c’est que chaque entité défend son bout de gras. Les parents veulent le meilleur pour leurs enfants, en tenant compte de leur cas personnel. Les mairies, elles veulent payer le moins possible. Les organismes périscolaires veulent eux aussi limiter leurs coûts de fonctionnement. Et l’Etat veut imposer sa réforme, et ne peut plus revenir en arrière sous peine de perdre toute légitimité. Au milieu de tout ça, il reste les enfants, qui vont subir.
A titre personnel, ce ne sont pas les rythmes scolaires mis en place qui m’inquiètent mais plus le temps en périscolaire. Mon fils va passer encore plus d’heures en périscolaire et on ne sait pas trop aujourd’hui ce qu’il va y faire. Passées les activités d’art plastique et de cuisine, il reste quoi. Si les animateurs n’ont pas les agréments nécessaires pour faire plus d’activités (comme du sport), j’ai peur que les enfants s’ennuient vite.

Fab

28/05/2014 09h14

Cette réforme imposée va très clairement créer une rupture dans l’éducation des enfants entre les communes ayant les moyens d’organiser des activités intéressantes (je ne parle évidemment pas de « remplissage » d’heures à base de collage et/ou autres activités peu intéressantes) et celles, en milieu rural (donc la majeure partie des communes) qui n’auront pas les moyens de pouvoir le faire (pas assez d’argent, de personnel qualifié, de structures (accueil, sportives…).
Bref, une nouvelle fois une France à deux vitesse avec une réforme préparée par des citadins, sur les conseils de citadins et pour des citadins.
Je ne crois personnellement pas dans ces fameuses études qui stipulent que l’enfant sera moins fatigué avec 5 matinées à se lever tôt par semaine.
L’enfant devra se lever tôt une nouvelle fois et pour pas mal d’entre eux, très tôt afin que les parents puissent les amener en structure d’accueil avant d’aller travailler (garderie, nounou…).
Cette réforme, de plus, n’a pas du tout prévu les situations de tous ces parents qui finissent le travail à 18h (ou plus) et qui laissent leurs enfants à la garderie.
Les enfants vont donc se retrouver avec des journées à rallonge avec des « cours » finissant à 15h30 et ….de la garderie ensuite (pour toutes ces communes qui ne pourront pas organiser d’activités dignes de ce nom.
Se pose les questions également du mercredi pour les enfants dont les parents travaillent: Que fait t-on l’après-midi? Comment emmène t-on les enfants vers les centres de loisirs? La commune?
Bref, une multitude de problèmes qui n’ont pas été pris en compte par ces grans penseurs dans leur tour d’ivoire….

Pierre Dupont

28/05/2014 10h04

Encore un ministre trop loin de la vraie vie.
Les jeunes enfants ont besoin de cette pause et pour ceux qui avaient une activité le mercredi ou samedi matin (musique, sport, ….) vont devoir faire cette activité à la rentrée le soir en semaine : et ils pensent qu’ils seront moins fatigués ??? FOUTAISE
A l’heure où il faut faire des économies pour les mairies (cantine, ..), les conseils généraux (pour le transport scolaire par exemple), cette réforme aura un énorme coût qui sera répercuté une fois de plus sur les famille et les contribuables.

La droite est revenue à 4 jours, la gauche à 4,5 jours : faire et défaire, c’est toujours travailler !

mamouchka

28/05/2014 10h36

une reforme oui mais l faut pensera l’enfant rien qu »a l’enfant mais helas l’enfant Dieu a une vie d’adulte et il est oblige d’avoir une vie collective plus importante que leurs parents et ils me semble que rever et s’ennuyer est une etape importante a la construction de la vie de l’enfant

poilagratter

28/05/2014 12h05

Tout cela est très bien mais n’était pas plus simple et surtout plus juste et équitable que l’éducation nationale prenne en charge la réforme?intervenants, périscolaire etc…..par l’éducation nationale et les communes auraient prêté les locaux nécessaires et entretenu ce qui est déjà un certain coût.

poilagratter

28/05/2014 12h09

Parce que eux aussi ont droit à des temps de réunion de préparation en commun et c’est ce qu’ils font le samedi matin .
Par ailleurs me semble t’il si on avait école le samedi le mercredi non. Tout ça c’est bien quand on peut garder son enfant à la maison, que donc on ne travaille pas ou avons les moyens de le faire garder à domicile. Sinon c’est école ou centre aéré, dans les 2 cas pas farniente, ni grasse matinée.

aden

28/05/2014 01h41

Et pour les enfants handicapés ??? les GRANDS oubliés de cette réforme !! comment cela va se passer ??
Ces élèves particulièrement fatigables se lèvent plus tôt que leurs camarades pour prendre le taxi qui doit les accompagner dans la CLIS qui les accueille en général loin de chez eux. Ils rentrent plus tard que les autres, ajouter une demi-journée de travail en milieu de semaine cela va de toute évidence les épuiser.

· Qu’en est-il des rendez-vous médicaux et autres prises en charge qui ne peuvent pas être assurés par les centres de soins et qui sont programmés en général le mercredi ?

· Les animateurs seront ils formés aux handicaps ? Comment vont ils communiquer avec les enfants sourds par exemple si ils ne connaissent pas un minimum de langue des signes ? Quelles seront les activités proposées ?

· Les enfants ont des soins toute la semaine : Comment cela va t’il s’accorder avec leur rééducation ? Au niveau des transports assurés actuellement par les taxis, le surcoût a t’il été pris en compte, est-ce que le STIF va financer ces voyages supplémentaires? Comment cela va se gérer le mercredi ?

Nous aimerions que le ministre réponde à toutes ces questions et que surtout les journalistes les posent.

zozito

28/05/2014 04h37

franarm,
en tant qu’enseignante, je peux vous dire qu’on ne nous fait cadeau d’aucune heure, à côté de nos heures d’enseignement ,nous avons 108 heures dans l’année à faire réparties de différentes manières (heures de réunion, conseil d’école, aide personnalisée: APC, heures de « formation » le mercredi après-midi.
Je ne peux pas laisser dire ce genre de chose, je peux vous dire également que beaucoup de nos heures sont « bénévoles »car même si nous dépassons et nous le faisons tous nos heures de réunion (entretien avec les parents, orientation des élèves…), rien ne nous est payé ou récupéré.
Il faut se renseigner avant de critiquer, nous sommes beaucoup trop souvent attaqué, à tort, j’ai des enfants en âge scolaire et ils ne me voient pas plus que lorsque je travaillais dans le privé.

langrune

28/05/2014 05h31

pi-peau pi-peau …. vous pouvez toujours choisir ce que vous voulez, les DASEN l’ont dit il n’y a pas de choix, ils se chargent de controler et de proscrire le regroupement des heures sur le vendredi … Comme quoi voter ne sert pas à grand chose dans cette magnifique démocratie qui « fonctionne » avec « l’inertie », « le cause toujours » et « le tu m’intéresses: « ça nous concerne, je te concerte, je me concerte et … je t’embrouille!

mamounette

28/05/2014 08h24

je suis une mamy et le mercrdi est la seule journee ou je peux voir mes petits enfants et avoir des loisirs avec eux
je me mets a la place des parents qui travaillent , problemes d heures , de nounous , la plus part des parents qui ont la chance d avoir la mamy a disposition pour garder les enfants et qui leurs permet de ne pas payer de nounous , sans oublier que les enfants peuvent se reposer chez papy, mamy , il faut compter que sur 4h en plus le mercredi il ny aura que 2h d etudes , entrée 8h30 le temps de se deshabiller , sortir les affaires deja 15 mns de passer, recreations 20mns remonter dans la classe se redeshabiller, s installer encore 10mns , voila reste en gros 40 mns de cours , car les profs arretent le cours 15 mns avant l heure de sortie se qui est normal le temps de ranger les affaires , s habiller , se mettre en rang et sortir
pourquoi envoyer son enfant pour 2h de cours , alors qu il serait plus simple de faire entrer les enfants a 8h et sortir a 17h et lzurs laisser les mercredis pour se reposer

Pad

30/05/2014 10h43

C’est dans votre ville de Trappes, Monsieur le Ministre, que je me suis penché sur les rythmes scolaires en… 1993 ! Délégué de parents d’élèves, je me suis intéressé aux biorythmes de l’enfant en lisant un ouvrage sur la chronobiologie. J’ai ensuite élaboré plusieurs solutions et mené une enquête dont j’ai transmis les résultats à l’IEN, lequel a été favorable de mener une expérimentation. Elle n’a pas eu lieu, la Ville opposant des difficultés logistiques (cantine). A l’époque, il n’était pas question de TAP et les vacances d’été pouvaient être raccourcies jusqu’à deux semaines. 20 ans plus tard de silence sur ce sujet d’importance, ce sont les TAP qui créent la pagaille, focalisant le débat sur l’implication financière des communes. Est-ce bien cela les RS ?

BLAC0347

03/06/2014 05h34

Outre l’aménagement des rythmes scolaires, cette réforme préconise une prise de conscience par les Maires de la necessité d’avoir une véritable réflexion éducative pour les enfants de leur commune: veulent-ils les voir partir ou rester sur leur territoire?
veulent-ils participer à une amélioration globale du niveau d’intégration des enfants dans notre société?
Beaucoup s’en foutent, parce qu’ils ne sont pas capables d’imaginer leur rôle dans le developpement global des individus.

Enfin, comment avoir osé supprimer la formation des maîtres et négliger celle des éducateurs (cf précédente législature)? Pour laisser la plupart de nos enfants dans une précarité intellectuelle propice à une gouvernance par les nantis, un peuple docile aux ordres d’une élite… qui craint les contre-pouvoirs?
Quand seront aplanies les querelles financières, il sera opportun d’admettre le bien fondé de la démarche actuelle.

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