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Handicap

André Montané, président du comité national du FIPHFP : « Pérenniser la dynamique d’insertion des personnes handicapées»

Publié le 24/04/2014 • Par Gaëlle Ginibrière • dans : A la Une RH, Dossiers Emploi, France, Toute l'actu RH

A l’occasion de la publication des résultats 2013, qui pour la première fois depuis la création du FIPHFP (Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées dans la fonction publique), démontrent que le montant des interventions du Fonds dépasse celui des contributions des employeurs publics, André Montané, président du Comité national du FIPHFP répond aux questions de La Gazette.

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EN PARTENARIAT AVEC sponsor du dossier André Montané, président du comité national du FIPHFP : « Pérenniser la dynamique d’insertion des personnes handicapées»

MONTANÉ

Quelle a été l’activité du FIPHF depuis votre accession à sa présidence il y a un an ?

Le Comité national a tout d’abord travaillé à renforcer l’établissement public, qui comptait alors 2,8 équivalents temps plein, un effectif insuffisant au regard de ses missions. Nous avions besoin d’un agent comptable, d’un secrétaire général, d’une personne dédiée à la fonction publique d’État, tous d’ores et déjà recrutés et d’un salarié en charge de l’innovation, qui devrait l’être prochainement. Nous allons parallèlement étoffer la déclinaison du Fonds sur l’ensemble du territoire : de 8 délégués interrégionaux au handicap (DIH), nous allons passer à 14, DOM-TOM compris. Nous avons également mis en place un comité scientifique, dont la présidence a été confiée à mon prédécesseur Didier Fontana : son rôle est d’alimenter le comité national de réflexions sur l’emploi des personnes en situation de handicap. Par exemple, l’accompagnement de la déficience psychique ou encore les passerelles à construire entre ESAT et fonction publique. Cela répond à notre ambition de ne pas être seulement un dispositif qui reçoit des contributions et les redéploie, mais d’être porteur d’une philosophie.

Quels sont les résultats financiers du FIPHFP pour l’année 2013 ?

Pour la première fois depuis la mise en place du Fonds en 2006, le montant des aides accordées, soit 160,8 millions d’euros, a dépassé celui des contributions au FIPHFP [versées par les employeurs qui n’atteignent pas le seuil de 6 % de taux d’emploi de personnes en situation de handicap], soit 148,7 millions d’euros. Cela témoigne d’une dynamique visant à amplifier les voies d’accès à l’emploi et à développer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

La FPT devance-t-elle toujours les deux autres fonctions publiques en matière d’emploi des personnes en situation de handicap ?

Le taux d’emploi de la FPT continue de progresser. Il s’établissait en 2013 à 5,6 %, contre 5,3 % dans la FPH et 3,5% dans la FPE. Ces bons résultats tiennent au fait que les collectivités ont un contact direct avec la population, sont maîtres de leur destin et répondent à une politique territoriale, aux valeurs d’élus. L’hôpital est un cas particulier car s’il compte peu d’emplois directs, ses efforts sont importants sur le maintien dans l’emploi. Quant à l’État, ses résultats sont liés aux chiffres bas l’Éducation nationale, qui s’expliquent notamment en raison du niveau de formation élevé de recrutement des enseignants.

A quelle échéance pourrait être atteint le seuil des 6 % de taux d’emploi de personnes en situation de handicap ?

D’ici 5 ans, le taux moyen devrait dépasser les 6 % dans la fonction publique, ce qui ne signifie pas que tous les employeurs auront dépassé ce seuil. Mais il faut être conscient que plus on se rapproche des 6 %, plus il devient difficile de progresser du fait des flux de départs à la retraite et de ceux des nouveaux entrants. Le rapprochement de cette échéance implique de revoir le dispositif, car moins d’employeurs en dessous des 6 % signifie aussi moins de contributions versées au Fonds. Le FIPHFP a la capacité financière d’accomplir ses missions pendant encore une dizaine d’années, mais il faut être prudent et asseoir la pérennité de son action.

Entre aménagement des postes de travail et sensibilisation au handicap des collègues et encadrants, où se trouve pour vous la priorité ?

Les deux combats doivent être menés de front. La personne en situation de handicap a besoin d’aide matérielle tout de suite, ce qui se traduit par des aménagements de postes ou par la prise en charge du trajet entre domicile et travail. Elle a aussi besoin qu’on l’aide à changer son regard sur ses propres capacités, à travailler, mais avant tout à poursuivre des études. Nous devons également accompagner le changement de regard de la société – dont la culture fondamentale judéo-chrétienne explique un passé caritatif fondé sur la charité et l’apitoiement. C’est à une évolution sociétale que nous devons nous atteler : ce n’est plus aux personnes dites handicapées de s’adapter à la société, mais à la société d’être adaptée et accessible aux personnes en situation de handicap.

Quelles sont les grandes orientations du FIPHFP pour l’avenir ?

La convention d’objectifs et de gestion du FIPHFP pour les années 2014 à 2018 découle des décisions du Comité interministériel du handicap (CIH) de septembre 2013. Le Fonds a joué ou devrait jouer un rôle notamment en matière d’accompagnement des jeunes handicapés vers le service civique ou dans l’apprentissage dans la fonction publique, d’évaluation de l’employabilité, de développement de passerelles entre ESAT et employeurs publics, d’harmonisation des modalités d’application de l’obligation d’emploi entre secteur privé et public… Le FIPHFP entend devenir une référence en termes d’accompagnement et de solutions innovantes.

Quel regard portez-vous sur le report des obligations en matière d’accessibilité des bâtiments publics ?

Il n’y a pas de report. La date du 1er janvier 2015 reste, mais du fait d’une certaine latence, force a été de constater que l’accessibilité n’a pas progressé au rythme souhaité. Il était difficile d’appliquer les sanctions que prévoyaient la loi. Des agendas d’accessibilité programmée ont donc été mis en place. Ils devront être engagés avant le 31 décembre 2014 et réalisés dans les trois ans. Certains gros bâtiments pourront aller jusqu’à 9 ans.

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