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Formation

Ecoles de service public : la professionnalisation et la diversification des recrutements pour feuille de route

Publié le 11/04/2014 • Par Martine Doriac • dans : A la Une RH

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alphaspirit - Fotolia.com
Modes de recrutement, offre pédagogique, nouveaux défis, nouveaux métiers : le colloque sur les écoles de formation administrative organisé vendredi 11 avril 2014 au Conseil d’Etat, par les Cahiers de la fonction publique (éditions Berger-Levrault), associés à l’Institut français des sciences administratives, a été pour les directeurs des principales écoles de service public l’occasion d’échanger leurs pratiques qui vont vers davantage de professionnalisation et de diversité des recrutements.

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Si Bernard Pêcheur, auteur du récent rapport sur l’avenir de la fonction publique et président de la section de l’administration au Conseil d’Etat a, en première partie du colloque sur les écoles de formation administrative, plutôt fait appel à l’histoire et à ses souvenirs pour évoquer la professionnalisation des hauts fonctionnaires, il a fallu attendre les tables rondes pour entrer dans le vif du sujet et mesurer le chemin parcouru par les différentes écoles de service public. Quand Michel Debré réussit à convaincre le général de Gaulle de créer l’Ecole nationale d’administration (Ena), il lui donne aussi pour objectif de moderniser le service public par la création du corps des administrateurs civils qui permet la mobilité et l’unification des recrutements, exigence qui sera suivie par d’autres corps. « L’Ecole nationale supérieure de la police est un vecteur d’unification de la police » a ainsi souligné Bernard Pêcheur. Plus récemment, c’est la diversité des recrutements qui a été visée, un objectif plus ou moins atteint selon les écoles de service public depuis la création, impulsée par Nicolas Sarkozy, de classes préparatoires intégrées.

Le concours : un « acte de recrutement » – A propos du mode de recrutement qu’est le concours, la directrice de l’Ena, Nathalie Loiseau, a rappelé que c’était encore ce qui servait le mieux le principe de neutralité des fonctionnaires. Il reste très attractif, à l’Ena, avec un record historique dans le nombre de candidats et un taux de sélectivité, en 2013, de 5 %. « Le concours d’entrée n’est pas un concours de beauté. C’est un acte de recrutement. Je ne suis pas sûre que l’on en ait eu dans le passé une conscience suffisante » a estimé la directrice de l’Ena, se félicitant de l’excellence des élèves tout en regrettant leur manque de diversité. « Sommes-nous en train de recruter les meilleurs, ou les enfants et petits enfants des meilleurs d’autrefois ? » a-t-elle lancé à la centaine de hauts-fonctionnaires présents. Dans l’école qu’elle dirige, pour contrebalancer la vérification de connaissances académiques du concours d’entrée très sélectif, un professionnel des ressources humaines est désormais systématiquement membre du jury afin de valider des compétences jugées nécessaires au futur haut fonctionnaire .

Une mise en situation pour remplacer le grand oral- A l’Ecole nationale de la magistrature, la volonté de vérifier des compétences s’est affirmée, depuis le scandale d’Outreau, de manière encore plus innovante. Son directeur, Xavier Ronsin, expliquait dans son intervention qu’une épreuve de mise en situation permet au jury d’aller plus loin dans son jugement qu’avec un exercice de grand oral. Les candidats sont observés durant 30 minutes dans un débat au cours duquel une décision doit être prise sur un cas, non juridique, mais de la vie courante. Ce jeu de rôle permet de voir comment le candidat se comporte dans des relations de travail collectives. Il est ensuite reçu individuellement par le jury et interrogé sur ses motivations et son parcours. A l’Ecole nationale supérieure de police, c’est un « parcours de stress » qui a été instauré. Il s’agit de mettre le candidat en difficulté avec des facteurs de stress extérieurs à la situation qui se conjuguent à des questions intellectuelles auxquelles il faut répondre en temps réduit. « C’est assez compliqué. Cela révèle un talent personnel que l’on a ou que l’on n’a pas » explique Hélène Martini directrice de l’Ecole nationale supérieure de la police. Ces nouvelles épreuves, qui resserrent les mailles du filet, permettrait d’éviter de rater des recrutements. « Un homme de dossier n’a pas forcément sa place dans la police où le travail se fait en équipe » a précisé la directrice de l’ENSP qui préside actuellement le réseau des écoles de service public (RESP).

Des objectifs de diversité à plusieurs facettes- Au sein de ce réseau qui regroupe 39 écoles de service public, la volonté de promouvoir l’ascenseur social est présente dans la plupart des établissements, mais n’est pas toujours suivie d’effets. Si 28 classes préparatoires intégrées ont été créées, et si 50 % de leurs élèves ont réussi un concours de la fonction publique en 2012, leurs lauréats continuent à ne pas refléter l’étendue et la variété de la société française. « A l’ENSP, la population que nous recrutons ainsi est issue d’une population modeste rurale, mais pas forcément des zones sensibles. Nous réfléchissons à améliorer ces recrutements ». D’autres exigences de diversité apparaissent dans ces recrutements, comme celle de la parité, inégalement atteinte selon les écoles, ou l’apport que représente les candidats externes ou de troisième concours est apprécié.


Des tensions entre professionnalisation et parcours diplômants- Autre tension à l’œuvre, le fait que ces écoles dites « d’application » ne conduisent pas à priori à des diplômes, à la différence des universités et grandes écoles qui s’insèrent dans le processus de Bologne et son triptyque licence-master-docotorat (LMD). Les écoles de service public se trouvent contraintes de s’adosser à des universités pour proposer des épreuves de master afin d’offrir un niveau de formation et de recrutement équivalent. Mais elles se trouvent écartelés entre les exigences de professionnalisation et de formation diplômante.

Le classement de sortie toujours d’actualité- Numéro deux, en tant que directeur adjoint, de la direction générale de l’administration et de la fonction publique, Thomas Campeaux, soulignait d’autres tensions présentes dans les concours quand ils sont suivis d’un classement de sortie. Le principe d’égalité d’accès aux emplois publics et l’exigence de représentation équilibrée du corps social s’en trouvent là aussi réduits. Mais le classement réintroduit, selon lui, une liberté de choix du recruteur. Depuis deux ans, à l’Ena, il est assorti d’une professionnalisation de l’affectation des élèves selon un nouveau dispositif de sortie. « Les entretiens sont parfois un peu tendus. Les élèves ne comprennent pas que l’on puisse parler de profils de compétences, notamment les élèves externes » a expliqué Thomas Campeaux qui soulignait que 880 voies d’accès à la fonction publique ont été réformées et que pour 512 d’entre elles, des épreuves de reconnaissance de l’expérience professionnelle ont été introduites. « Malgré la souveraineté d’un jury, l’administration peut lui demander quels profils elle souhaite recruter en précisant des critères (diversité, parité) ».

Inet : la diversité sociale n’est pas au rendez-vous- Invité pour la fonction publique territoriale, Jean-Marc Legrand directeur de l’Institut national des études territoriales, s’est dit satisfait de la parité réalisée depuis une dizaine d’année à l’Inet tout en regrettant lui aussi le manque de diversité sociale des lauréats. 50 à 60 % d’entre eux ont en effet des parents cadres ou exerçant une profession libérale, et deux tiers des élèves ont suivi les cours d’un Institut d’études politiques. Dans cette école, un conseil de professionnalisation, qui inclut des représentants de l’Etat, permet d’accompagner les élèves administrateurs et de transmettre des savoir faire et des savoir être qui contribueront à leur professionnalisation. Les élèves ont en outre la possibilité de choisir leurs stages, d’animer des tables rondes ou des enseignements. « Il ne s’agit pas de recruter les meilleurs mais les plus capables, les plus aptes à exercer certains métiers » a résumé Bernard Pêcheur, qui suggérait au cours de ce colloque, pour recruter de nouveaux profils parmi les plus « capables » de créer un partenariat entre Pole-Emploi et les écoles administratives.

Décloisonnement, recherche et ouverture à l’international- Dans cette avancée vers la professionnalisation, l’initiation voire l’incitation à suivre des parcours individuels, à s’ouvrir à l’international mais aussi à faire de la recherche constituent autant d’approches développées par l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), dont 10 % des effectifs du corps des directeurs d’hôpital effectuent un parcours de formation doctorale. Ce décloisonnement permet d’approfondir des savoir faire professionnels. Il se fait aussi à travers des partenariats nationaux et internationaux et à travers les communautés d’universités. « C’est très important de coller à la réalité de l’exercice professionnel de nos futurs collègues. Le monde mouvant que nous connaissons nous impose encore plus qu’avant de coller à la réalité du terrain » précisait dans son intervention Philippe Marin, directeur de l’EHESP.

Apports scientifiques, alternance, évaluation des capacités, tutorat- Autre exemple de professionnalisation des écoles de service public, le savoir scientifique et des contrats de recherche font partie de l’offre pédagogique de l’Ecole navale. A l’Education nationale, c’est l’alternance entre la classe et les nouvelles écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) ainsi que le tutorat qui sont privilégiés, tandis que les Instituts régionaux d’administration, notamment à Nantes, ont instauré un « carnet de professionnalisation ». A l’école nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), c’est l’évaluation des capacités qui a été retenue pour éviter le fait que des candidats réussissent un concours parce qu’ils ont la moyenne de notes qui peuvent être très disparates et ne sont pas capables d’exercer leur métier. « Avec le système des capacités, on arrive à faire autrement » a décrit Philippe Pottier, directeur de l’Enap qui dispose d’un bâtiment de simulation et où les formateurs sont amenés à se transformer davantage entre les séances de formation en tuteurs, accompagnateurs et aidants y compris durant les stages, avec un enseignement plus interactif. « Repenser le travail des formateurs va nous prendre encore du temps » a-t-il conclu.

Ecoles administratives recherchent nouvelles modalités pédagogiques- Dans ce paysage des écoles de service public amenées, comme les invite le dernier comité interministériel pour la modernisation de l’action publique, à encore évoluer pour rationaliser leurs outils et implantations, dans la contrainte des 50 milliards d’économie à trouver, d’autres modalités pédagogiques se font jour, comme les campus numériques et les MOOC (cours massifs ouverts et en ligne). D’autres restent à trouver, en particulier pour former aux exigences du service public une génération Y ou « génération d’après » qui rechigne à apprendre par cœur et qui, comme le soulignait l’ancien ministre de la défense et sénateur du Val d’Oise Alain Richard, a les plus grandes difficultés à rédiger un rapport construit ou une note de synthèse « académique ».

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