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Décentralisation

André Vallini : un secrétaire d’Etat de combat, pour une nouvelle réforme territoriale

Publié le 11/04/2014 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : A la une, Dossiers d'actualité, France

Deux fois moins de conseils généraux, fusion des départements et de la région en Bretagne, « compétences communales majeures » confiées aux intercommunalités… : le nouveau secrétaire d’Etat à la réforme territoriale André Vallini a multiplié les idées-chocs ces dernières années. Pas tout à fait les mêmes, cependant, que celles avancées par Manuel Valls le 8 avril.

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Les présidents de conseils généraux, rassurés par la désignation de l’un des leurs au secrétariat d’Etat à la Réforme territoriale, risquent d’en être pour leurs frais. Patron (PS) du département de l’Isère, André Vallini n’a jamais fait dans le corporatisme.
Membre du comité « Balladur » pour la réforme des collectivités locales en 2008-2009, il n’est pas le dernier à vilipender « ces élus qui ont l’idéologie de leur fauteuil ». « Je dis attention aux dérives des potentats locaux », cingle-t-il, confessant un certain tropisme jacobin.

André Vallini se fait, alors, le porte-voix d’une idée portée jadis par le gaulliste Michel Debré. Il prône deux fois moins de départements. « Dans le Sud-Est, on remarque que les départements s’emboîteraient facilement deux par deux : le Rhône avec la Loire, la Savoie avec la Haute- Savoie, l’Isère avec les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence avec les Alpes- Maritimes, les Bouches-du-Rhône avec le Var… », illustre-t-il.

Moins de régions – Contrairement au Premier ministre Manuel Valls dans son livre « Pouvoir » de 2010, puis, dans son discours de politique générale du 8 avril 2014, André Vallini ne figure pas parmi les partisans déclarés de la suppression des départements.A l’occasion d’un entretien accordé au Monde le 3 février 2014 (« En finir avec  » le jardin à la française  » des collectivités »), il affiche son pragmatisme :

Il n’y a pas de règle absolue. On peut très bien redessiner la carte territoriale française en sortant de l’uniformité sans préjudice pour l’unité de la République. En Bretagne, certains élus envisagent de fusionner les départements et la région : bravo !

Au sein du comité « Balladur » en 2009, il vote la proposition destinée à réduire, sur une base volontaire, « le nombre actuel de régions à une quinzaine ». Dans son discours de politique générale, Manuel Valls se montre plus volontariste. Il entend diminuer de moitié le nombre de régions. En clair : il veut atteindre un chiffre de onze.

A l’occasion de son entretien au Monde du 3 février 2014, André Vallini ne semble plus très loin de cet étiage : « La Catalogne, la Lombardie ou la Bavière sont des régions autrement plus puissantes que la plupart des régions françaises. Pas seulement parce qu’elles ont plus de compétences et plus de ressources, mais aussi parce qu’elles ont des superficies et des populations plus importantes. »

Austérité budgétaire – Comme le Premier ministre dans son discours de politique générale, il milite de longue date en faveur de la spécialisation des compétences du département et de la région.
En revanche, André Vallini s’oppose à l’instauration d’un élu commun à ces deux échelons, approuvée par la majorité des membres du comité « Balladur ». Unique patron d’exécutif local au sein de ce cénacle, il ne se sent pourtant pas isolé, loin s’en faut. « J’adore Balladur. C’est un homme exquis. Les débats sont de haute volée », confie, à cette époque, André Vallini.

Il se pose en réformateur, n’hésitant pas à se faire l’apôtre d’une certaine austérité budgétaire. En fin d’année 2013, il ne fait pas de quartier au conseil général de l’Isère. Face à la raréfaction des deniers publics, il annule les cérémonies de vœux ainsi que le repas de Noël des conseillers généraux.

De la commune à la mairie d’arrondissement – Dans son interview au Monde, il pointe du doigt l’absence d’économie d’échelle au sein du bloc commune-intercommunalité. Et André Vallini de préciser ses vues : « Il faut aller plus loin avec des intercommunalités qui absorberont les compétences communales majeures : il n’y aurait donc plus qu’un seul niveau de gestion budgétaire, de planification urbaine et de prélèvement de la fiscalité ».

Dans le même mouvement, il défend une conception maximaliste des métropoles. Pour lui, les nouveaux ensembles intercommunaux nés de la loi du 28 janvier 2014 ont vocation, non seulement, à absorber les compétences départementales mais aussi municipales, « en transformant là aussi les communes en mairies d’arrondissement ».

André Vallini pourra-t-il mener tous ses desseins à bien ? Pas sûr, tant des poches de résistance apparaissent sur tous les bancs du Parlement. Une certitude à ce stade : ce secrétaire d’Etat-là, chargé non d’un secteur, mais d’une réforme, n’entend pas jouer les figurants.
Qu’en pense sa ministre de tutelle Marylise Lebranchu ? La cohabitation entre ces figures du PS, l’une hollandiste, l’autre aubryiste, pourrait faire des étincelles.

Cet article fait partie du Dossier

Acte III de la décentralisation : la réforme pas à pas

Sommaire du dossier

  1. Acte III de la décentralisation : la réforme pas à pas
  2. Grandes régions un an après : une réorganisation des services à la carte (1/5)
  3. Grandes régions un an après : les échelons infrarégionaux prennent de l’étoffe (2/5)
  4. Projet de loi NOTRe : ce qu’il faut retenir du texte du Sénat
  5. Projet de loi NOTRe : ce qu’il faut retenir du texte de l’Assemblée
  6. Réforme territoriale : opération résurrection à l’Assemblée
  7. Fusion des régions : les nouvelles règles relatives aux élections régionales 2015
  8. Grandes régions un an après : l’équilibre budgétaire reste lointain (3/5)
  9. Réforme territoriale : les recettes venues d’ailleurs
  10. Depuis la loi Notre, la compétence tourisme se divise entre coopération et compétition
  11. « Acte III » de la décentralisation : les agents territoriaux n’y voient toujours pas clair
  12. Réforme territoriale : gros plan sur les contre-propositions des départements
  13. André Vallini : « 14 milliards de transferts des départements aux régions »
  14. Nouvelle carte des régions : quelles conséquences financières ?
  15. Réforme territoriale : un projet de loi qui muscle l’interco et « dévitalise » le département – Décryptage
  16. Réforme territoriale : les départements pointent quatre idées reçues
  17. Quand le Conseil constitutionnel écrit sa propre réforme territoriale
  18. Exclusif réforme territoriale : la nouvelle version du projet de loi sur les compétences
  19. Réforme territoriale : les DG des associations d’élus s’engagent
  20. Réforme territoriale : la riposte des départements a commencé
  21. Manuel Valls veut rayer le département de la carte
  22. Face à la réforme territoriale, l’AMF vend ses « communes nouvelles »
  23. Décentralisation : ce qu’il faut savoir en 8 points clés sur le deuxième projet de loi Lebranchu
  24. Décentralisation : vers le retour du conseiller territorial ?
  25. «Supprimer le département est impossible sans révision constitutionnelle»
  26. Fusion des régions : des économies accessoires face à l’ampleur des enjeux
  27. La suppression des départements ne garantit pas des économies
  28. Aboutissement ou fin de la décentralisation ?
  29. André Vallini : un secrétaire d’Etat de combat, pour une nouvelle réforme territoriale
  30. Serge Morvan, homme-orchestre de la réforme territoriale
  31. Les 9 principales dispositions de la loi « métropoles » dans le détail
  32. Décentralisation : la loi « métropoles » validée, le prochain texte précisé
  33. Décentralisation : le Haut conseil des territoires à la trappe, les métropoles consacrées
  34. Décentralisation : « La grande innovation, c’est l’instauration de métropoles » – Jean-Marc Ayrault
  35. « Les tenants du big bang territorial vont être déçus » – Béatrice Giblin, géographe
  36. Énergie et climat : les régions en chefs de file
  37. Le pays trouve un avenir avec les pôles territoriaux d’équilibre
  38. Mutualisation des services : « Il y a un travail pédagogique à mener auprès des agents », selon Anne-Marie Escoffier
  39. Le projet de loi de décentralisation n°2 veut simplifier la gouvernance de l’emploi, de la formation et de l’orientation
  40. Décentralisation : les professionnels de la culture se préparent à travailler selon des repères territoriaux différenciés d’un territoire à l’autre
  41. Décentralisation : pourquoi l’acte III bloque sur l’interco
  42. Action sociale : l’articulation entre départements et communes pose question
  43. “Le chef de file n’a absolument aucun pouvoir de contrainte” – Géraldine Chavrier, professeur de droit public
  44. Mutualisation des services : tout le monde descend !
  45. Le tourisme à nouveau ballotté entre tous les niveaux de collectivités
  46. L’encadrement des collectivités au cœur des dispositions financières
  47. Projets de loi de décentralisation : le département futur « ingénieur en chef »
  48. Gestion des milieux aquatiques : un pilotage en eaux troubles
  49. Démocratie participative dans le projet de loi décentralisation : « la réforme manque d’ambition » – Marion Paoletti, Maître de conférences
  50. Les maisons de services au public : un « objectif de présence territoriale »
  51. 30 ans de décentralisation en 1 infographie
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Commentaires

André Vallini : un secrétaire d’Etat de combat, pour une nouvelle réforme territoriale

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bill95

12/04/2014 10h13

Cela fait deux ans que les gouvernements sont de combat (combat contre la crise, le chômage, la complexité réglementaire etc). Ils ont combattu la réforme territoriale pour dire que finalement il faut revenir en arrière …

Après deux ans de combats qui ne laissent que des ruines, à quoi faut-il s’attendre sinon plus de ruines.

Ras le bol du terme de « combat ». Qu’ils réfléchissent et soient constructifs d’abord.

Denis

14/04/2014 10h16

« « ces élus qui ont l’idéologie de leur fauteuil ». », bien rembourré, avec accoudoirs et dossier inclinable. ils sont bien nos Élus, au chaud, en attendant que leur carrière se finisse…. surtout ne changeons rien ou uniquement pour les autres.

monsieur André Vallini, secrétaire d’ État, va devoir, après ce diagnostic de certains « fauteuillard », qui doivent être aussi des « cumulards « , encourager toutes les initiatives de fusion, comme celle de la Bretagne, ou Lyon, et renforcer la cohérence de gouvernance en fonction des territoires.

CHABLAIS

14/04/2014 11h53

Je pense qu’André Vallini est vraiment un élu capable de faire quelque chose d’intelligent car il volontaire, travailleur, et suffisamment iconoclaste pour résister à tous les arguments que vont lui opposer tous les élus de droite comme de gauche. car il faut être clair, plus réfractaire au changement que les fonctionnaires et les enseignants, ça existe, ça s’appelle des élus locaux. Moi, je suis plutôt d’accord avec lui, il ne faut pas avoir une position tranchée comme celle du 1er ministre: moitié moins de régions, plus de départements,etc.. Il faut être pragmatique, mais il faut aller vitre, très vite. Par contre, il ne faudrait pas que dans 3 mois il soit nommé garde des scaeux une fois exfiltrée Mme Taubira.
je précise que je n’ai pas ma carte au PS , ni ailleurs, et que je ne travaille pas au Département de l’Isère.

shura153

15/04/2014 09h27

Le discours de M. VALLINI est particulièrement intéressant : enfin un élu qui n’a pas la langue de bois. Pour combien de temps ? dès qu’il va vouloir se mettre à la tâche et réformer, il v a y avoir une levée de boucliers, du genre : « touche pas à mon département » « touche pas à ma région ». et ça finira comme d’habitude : trois petits tours et puis s’en va…

Ecureuil24

02/05/2014 05h02

Oui à une véritable réorganisation politique et administrative de notre territoire :
– plus de commune à moins de 1500 habitants ( communes associées aux communautés de communes ou d’agglomération)
– suppression des conseils généraux en milieu Urbain
– diminution du nombre des régions avec compétences spécifiques : économie – emploi – formation professionnelle – déplacement ferroviaire – maritime et fluvial ( y compris les personnels ) – emploi – université
il est urgent de préciser de manière opérationnelle la méthode et les contenus ainsi qu’un échéancier détaillé( fusion rapide des régions terminée 2016 )
Mise en place d’un fin juin 2014 d’un Comité National de la Réforme des Régions de France sous l’autorité du secrétaire d’Etat à la Réforme des Territoires
Ce premier acte de la nouvelle réforme des territoire doit être menée à bien rapidement pour ensuite prolonger celle des conseils généraux et des communes

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