Fermer

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Menu

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

Aménagement rural

Les ruraux, ces nouveaux adversaires de Valls

Publié le 10/04/2014 • Par Pablo Aiquel • dans : A la une, France

rural
Mellow10 - Fotolia.com
Les annonces fracassantes du premier ministre ont escamoté le colloque sur les nouvelles ruralités organisé le 9 avril au Sénat par des présidents de conseils généraux ruraux, qui ont réagi au discours de Manuel Valls et refusé de donner la parole à l’émissaire de Marylise Lebranchu.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

La présentation du rapport sur les nouvelles ruralités au Sénat, prévue de longue date pour le mercredi 9 avril, s’est transformée en un réquisitoire contre les annonces du premier ministre, Manuel Valls, la veille lors de son discours de politique générale.

« Le débat sera long et difficile. Le premier ministre a eu un mot pour la ruralité en affirmant qu’il mesurait le sentiment d’abandon des territoires ruraux. Nous allons lui demander de nous apporter des clarifications », a souligné le président de l’Assemblé des départements de France, Claudy Lebreton (PS), en rappelant que les départements représentent 4278 conseillers généraux et plus de 200.000 fonctionnaires territoriaux.

Vexés par l’absence de ministre – Les présidents des départements de l’Allier, du Cher, de la Creuse et de la Nièvre, qui portent cette réflexion depuis le lancement d’un manifeste en 2012, avaient obtenu – et apprécié – l’écoute d’Anne-Marie Escoffier, alors ministre déléguée à la décentralisation, la participation de l’ancienne ministre Cécile Duflot au colloque du 6 juin à Vichy et le discours positif sur le renouveau des espaces extramétropolitains de François Hollande à Tulle en janvier.

La ministre déléguée chargée à la décentralisation débarquée lors du remaniement, ils ont espéré dans un premier temps accueillir la nouvelle titulaire du maroquin de l’Egalité aux territoires, Sylvia Pinel. Excusée, elle devait être remplacée au pied levé par Marylise Lebranchu en personne. Puis finalement non. C’est son directeur de cabinet adjoint qui est venu la représenter.
« Nous méritions le passage de la ministre, c’est pourquoi nous ne vous demanderons pas de vous exprimer aujourd’hui » lui a sèchement signifié le président du conseil général de l’Allier, Jean-Paul Dufrègne (PCF) quand celui-ci s’est présenté dans la salle du sous-sol du Sénat où se tenait la rencontre.

Réactions à la douche froide – Quant à la douche froide qu’a représenté le discours de Manuel Valls, les réactions se sont succédé.

« Considérer que l’échelon le plus grand, le plus concentré est le plus pertinent c’est de la paresse intellectuelle. Les concentrations urbaine, bancaire, industrielle ont démontré que le marché ne fonctionne pas quand il y a concentration. Ce qu’il propose aujourd’hui est incompréhensible. Supprimer les conseil départementaux mais pas les départements, comme on a supprimé les conseils d’arrondissement et gardé les arrondissements. Il n’y aura simplement plus de capacité à porter un discours politique sur les territoires », a souligné Patrice Joly, président du conseil général de la Nièvre.

« Je ne peux pas me résoudre à ça. Nous sommes dans une démarche d’équilibre territorial. Nos territoires ont de l’intelligence. Manuel Valls est un urbain, il pense urbain, il vit urbain. Je ne suis pas certain qu’il ait pris la mesure de ce que représente le monde rural. Nous devons établir des rapports de force pour peser sur les politiques publiques de notre pays », a affirmé Jean-Paul Dufrègne (PCF).

« On ne nous a toujours pas fait la démonstration que l’on ferait des économies avec la suppression d’un échelon. Une nouvelle carte intercommunale, calquée sur des bassins de vie d’au moins 10.000 habitants, ne sera pas sans conséquences sur la lisibilité. D’autant plus s’il n’y a rien entre ces intercommunalités et une dizaine de grandes régions », a expliqué pour sa part le sénateur et président du conseil général de la Creuse, Jean-Jacques Lozach (PS).

Abandon de l’administration centrale – « Je regrette que le premier ministre ait donné des gages à des cercles parisiens qui ne connaissent pas nos territoires et n’ont pas franchi le périphérique autrement que pour aller en vacances », a dénoncé le président du conseil général du Cher, Jean-Pierre Saulnier (PS).

« Cela dépasse la gauche et la droite, c’est un clivage entre élus urbains et ruraux. On aurait pu penser qu’avec un président de la république qui avait dirigé un département rural cela pouvait être différent. Mais nous assistons à un abandon de l’administration centrale parisienne vis-à-vis de la ruralité. C’est important de s’organiser, sans polémique politicienne, sinon on aura des difficultés », a précisé le sénateur du Cher, Rémy Pointereau (UMP).

Lebranchu à Nevers ? – C’est le géographe Christophe Guilluy qui a apporté un peu de baume au cœur aux élus ruraux, en saluant le travail fourni dans leur rapport : « Le diagnostic des départements est irremplaçable. Aucune collectivité territoriale n’est capable de faire remonter des informations à une échelle très fine sur les dynamiques sociales. Ni les régions, ni les intercommunalités n’ont pu me fournir des données aussi détaillées. La qualité de ce travail dépasse bien des études réalisées dans les plus grandes villes de France ».

Les élus, que Claudy Lebreton appelle « les quatre mousquetaires » de la ruralité ont annoncé un « printemps des territoires » pour qu’ils « trouvent toute leur place et ne soient plus considérés comme la cinquième roue du char ou juste un lieu de villégiature », ainsi que la tenue d’un deuxième colloque, le 5 juin à Nevers, auquel ils inviteront les « élites de la nation » à discuter de la représentation qu’elles se font de la ruralité. Une date que Marylise Lebranchu pourrait bien marquer à son agenda…

Cet article est en relation avec le dossier

6 Réagir à cet article
marche online

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI

Aujourd'hui sur les clubs experts gazette

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Les ruraux, ces nouveaux adversaires de Valls

Votre e-mail ne sera pas publié

Denis

11/04/2014 02h16

un peu de retenu, les Élus ruraux.
« paresse intellectuelle… » , « le marché ne fonctionne pas quand il y a concentration… », « cercles parisiens qui ne connaissent pas nos territoires et n’ont pas franchi le périphérique « …..

avec tout ce « prêt à penser », c’est vrai que les territoires ruraux jouent dans la maladresse et doivent trouver d’autres argumentaires pour convaincre. le jeu de mot est facile, mais « cela vole juste au dessus des pâquerettes ».

les territoires ruraux font parti de la république, personne ne veut les oublier, « la république est une et indivisible » disaient les révolutionnaires. leur phrase reste d’actualité.
« le sentiment d’abandon des territoires ruraux. » voilà une phrase juste. cela reste un sentiment, et comme chacun sait, un sentiment n’est pas la réalité.

Urbarural

12/04/2014 12h13

@ Denis : est-ce simplement un sentiment, quand on lit le nouvel article L.123-1-5 du Code de l’urbanisme, issu de la loi ALUR-Duflot, alinéa II-6°, qui soumet à l’avis conforme de la CDCEA ou de la CDNPS tout aménagement de bâtiment existant en zone agricole ou naturelle, renforçant un ligotage insensé de l’espace rural au motif de lutter contre un étalement urbain inexistant dans nos montagnes paupérisées ? De qui se moque-t-on ???

ugottale

12/04/2014 05h32

combat d’arrière garde , il fait pourtant mieux vivre dans un village , s’il est fusionné avec la ville limitrophe , les villageois sont bichonnés par les services de la ville , et les impôts urbains sont justifiés !
mon village a été une commune autonome jusqu’en 1969 , et depuis , il est plus animé qu’avant , certes les 4 troquets ont disparu , le boulanger aussi , mais il y a encore 2 agriculteurs , les fêtes de la paroisse , de l’école , du foot et de la Saint Nicolas , les cloches de l’église , l’école , les coqs , les moutons , les jardins , les fleurs , les potagers et les moutons , la ligne de BUS , sans clients , parce que chacun a sa bagnole pour aller en courses à 1,5 ; 3 et 4 kms , ou aller bosser au LUXEMBOURG , à 15 kms ! un VTF a été créé dans le parc de 32 ha , du château du XV ème siècle , restauré par des passionnés , un centre socio éducatif avec cantine , un CAT , une usine de pointe , à la sortie ,
certes , il y a trop de voitures dans ce village lorrain , de plus en plus prisé par les promoteurs immobiliers de pavillons modernes ou de restauration d’anciennes fermes , ces « urbains » ont même retardé le début de la traite de 6h à 8h , à cause du bruit des tracteurs !?
avec INTERNET , et 300 chaînes de télé , les « vieux » , peuvent rester chez eux , plus longtemps avant d’avaler leur bulletin de naissance , comme ma belle mère à 92 ans , ma mère à 91 ans , aujourd’hui , fait encore des projets !
11 REGIONS , fusionnées avec les départements , dont seuls les conseils généraux seront supprimés , c’est bien , mais ça n’apportera des économies , que si 2500 COLLECTIVITES LOCALES , sont fusionnées avec les 36769 communes , dont les maires ruraux sont redevenus des garde champêtres ! mise en place de 2017 à 2027 , cette révolution fera passer à terme , le nombre d’élus de 550 000 à 80 000 et le nombre de fonctionnaires de 5,5 millions à 4,5 !
ce n’est pas un rêve , c’est ma conviction , après mes 10 premières années dans un village de 154 ha , de 1945 à 1955 , puis le remembrement d’un village lorrain de 1967 à 1969 , en tant qu’ingénieur géomètre-topographe , à la satisfaction du maire , de l’ingénieur en chef du génie rural et des agriculteurs , puis ingénieur des collectivités territoriales pendant 35 ans ( 3 villes de 80 000 hs et
2 départements )
dans une commune tous les habitants savent que le maire est le patron !
pendant 9 ans , dans 2 départements , je n’ai pas eu une seule réclamation d’un usagers des RD , encore sous l’emprise orange des DDE ,
qui menaient un combat d’arrière garde , DDE , pourtant conséquence de la décision de pétain de supprimer les conseils généraux le 25/10/1942 !
le subdi , d’ETAT , mal payé mais notable rural , avec son centre d’exploitation , loin de tout , sans RD , sans RN , a été remplacé par des DIR , dont les importants centres d’exploitation , sont sur les RN à 2 fois 2 voies , comme les centres des concessionnaires d’autoroutes , opérationnels depuis la création des dites autoroutes !
ceci dit la démocratie , peut permettre le retour au passé ,
car les 550 000 élus , n’arriveront pas à oublier leurs habitudes sclérosantes et leurs avantages acquis !
au mois de février 1998 , au cours d’un gueuleton inutile de la commission d’appels d’offres , dans le restaurant le plus cher de la préfecture , inutile parce que la commission avait terminé ses travaux à 11h30 , un conseiller général d’ âge canonique , et d’ IMc de 40 , nous a dit : « à la demande su PCG , j’ai trouvé un successeur plus jeune ( 63 ans ! ) , mais ce qui va me manquer , ce sont les gueuletons »

lols43

12/04/2014 08h13

100 % d’accord avec ces élus ruraux, une métropole peut remplacer d’autre collectivité et rester proche du territoire, ça ne peut pas être le cas pour un département rural car les échelles ne sont pas les mêmes, remplacer cela à par la région, c’est effectivement perdre une nécessaire proximité. Pourquoi pas, dans ce cas le remplacer par l’Etat, on ne verra pas de différence, sauf un recul de 40 ans sur la décentralisation.
Si Valls n’a pas d’affect pour la ruralité, c’est fort possible, mais attention, on récolte ce que l’on sème.
Quant au commentaire méprisant sur le fait que les ruraux se plaignent sans raisons, ils doivent venir de donneur de leçon qui ne doivent pas venir du même monde.

Urbarural

12/04/2014 11h01

Sans compter le peu de cas que fais du ton condescendant adopté à l’endroit des « élus ruraux », puis-je faire remarquer que loin d’être un « sentiment », la profonde méconnaissance du fait rural « d’aujourd’hui », et non issu d’un fantasme écolo néo-rousseauiste, est une réalité.
J’en veux pour preuve ce nouvel article L.123-1-5, alinéa II-6°, du Code de l’urbanisme, issu de la loi ALUR – Duflot, qui cadenasse définitivement toute chance d’innovation socio-économique en milieu rural, en soumettant à l’avis conforme de la CDCEA ou de la CDNPS tout aménagement de bâti patrimonial existant en zone agricole ou naturelle…
On sait comment se passent ces tribun… euh, commissions, étouffant du poids de leur soi-disante expertise toute tentative de revitalisation du milieu rural et montagnard, au nom du dogme de la lutte contre un étalement urbain bien difficile à discerner dans nos pauvres montagnes à vaches et à moutons…
Désolant…

hcp

18/04/2014 06h54

bonjour. je suis agent d’une grande collectivité depuis presque 30 ans et je trouve que « la proximité » mise en avant par certains n’a finalement qu’assez peu de réalité territoriale. cet argument n’est jusqu’ici pas assez bien étayée pour me convaincre…
bonne journée à tous.

Commenter

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement