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[Opinion] Culture

N’oubliez pas les archives des banlieues !

Publié le 14/04/2014 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

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Jean-Philippe Legois

Jean-Philippe Legois

Responsable du service Archives et mémoires de la ville de Sevran

A Madame la ministre de la Culture et Madame la ministre de la Ville (1)

Je me permets de vous écrire cette lettre ouverte. Pour ma ville, Sevran (Seine-Saint-Denis), pour un service municipal d’archives comme le mien, c’est un moment très particulier.
Certes, les élections municipales sont terminées et, comme toute commune, la ville doit « récoler » ses archives (2), mais, surtout, nous attendons la réponse officielle du ministère chargé de la Culture à notre demande de subvention pour l’aménagement de locaux pour les Archives.

Vu les « urgences » (y compris celles de la « culture ») dans une « commune pauvre » comme Sevran, vous pourriez trouver surprenant d’investir dans cette fonction « régalienne » et « support », certes règlementaire, mais pouvant sembler moins prioritaire que d’autres (tout ce qui est patrimonial est encore trop souvent réduit à la fonction de « supplément d’âme »).

Mais, permettez-moi, en ce début de mandat pour les exécutifs et décideurs municipaux, d’émettre quelques voeux pour ce domaine, mais aussi pour d’autres, en cette nouvelle phase d’approfondissement de la décentralisation.
C’est justement parce qu’une Ville comme Sevran est pauvre et est confrontée à de multiples problèmes, eux-mêmes décuplés, qu’elle doit encore plus veiller à sa bonne gestion dans tous les domaines. (Ré)inscrire ces « zones prioritaires » dans le droit commun, cela passe aussi par la bonne gestion des archives.

C’est justement parce qu’une Ville comme Sevran aspire à l’égalité territoriale et fiscale qu’il n’est pas anormal que l’Etat subventionne des projets structurants tels que l’aménagement ou la construction de bâtiments d’archives.
L’Etat doit être encore plus le garant d’une certaine péréquation financière : une véritable politique publique est nécessaire avec un système de subventions clair et transparent permettant une co-production des politiques publiques.

Un droit à la culture et à la mémoire – L’Etat a, depuis longtemps, organisé sa politique de soutien au développement de la lecture publique sur tout le territoire, y compris sur le plan municipal : après l’avoir fait pour le niveau national et départemental pour les Archives, il peut et doit le faire pour le niveau communal et intercommunal pour soutenir les « services constitués » (3).
C’est justement parce que ces « banlieues populaires » ont des difficultés qu’il faut investir encore davantage dans les cultures et les mémoires collectives. Vous deviez signer une convention commune inscrivant l’histoire et la mémoire des quartiers comme un des axes importants de coopération de « droit commun » de vos deux ministères : qu’en est-il ?

Et ce n’est pas parce qu’une Ville comme Sevran est pauvre qu’elle doit renoncer à ses droits à la culture et « à la mémoire ». Non seulement une telle convention doit être signée, diffusée, déclinée concrètement, mais surtout elle doit être explicitée : les services municipaux d’archives sont des acteurs à part entière de ce type de démarche. Ils l’ont déjà montré et s’organisent avec d’autres réseaux (4): qu’on le dise clairement !
Alors, oui, s’il vous plaît, n’oubliez pas les archives, les communes et leurs quartiers !!! Soutenez-les, reconnaissez-les ! Ignorer l’histoire et les archives, c’est (re)nier l’identité de ces territoires : qu’auraient-ils fait pour cela ?

Comptant sur votre soutien dans vos fonctions renouvelées ou étendues, je vous prie d’agréer, Mesdames les ministres, l’expression de mes salutations les meilleures.

Notes

Note 01 A Madame Filippetti et Madame Vallaud-Belkacem, nouvellement nommée à cette fonction Retour au texte

Note 02 Katell Auguié & Agnès Dejob, Les archives se récolent, petit guide AAF, 2014 Retour au texte

Note 03 Notion encore à définir à partir de la circulaire 2004/004 du ministère de la Culture et de la Communication du 20 février 2004 relative à "l'aide de l'État aux collectivités territoriales et à leurs groupements en faveur de leurs bâtiments d'archives" Retour au texte

Note 04 En 2000, la section des archivistes municipaux de l'AAF (Association des archivistes français) avait organisé un colloque "Archives et politique de la ville". La même association professionnelle a constitué, à la fin de l'année dernière, un groupe de travail sur ces questions et organise, avec le Réseau Mémoires-Histoires en Île-de-France, une journée de rencontre inter-réseaux "Archives, histoire, travail de mémoire et politique de la ville : quels modes de coopération pour quelles politiques publiques ?", le 6 mai, à Paris. Retour au texte

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Commentaires

N’oubliez pas les archives des banlieues !

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Legois JP

14/04/2014 10h55

Un petit complément : étymologiquement, la banlieue est « mise au ban » de la ville-centre ; l’oubli patrimonial ajouterait une mise au ban culturel. D’où l’importance de l’histoire et des mémoires des quartiers (cf. rencontre du 6 mai 2014) : http://www.archivistes.org/rencontre-nationale-avec-pour

Archiviste

17/04/2014 12h45

Quelle tristesse et quelle démagogie…
Certes, on n’est jamais mieux servi que par soi-même… mais quand même…
Jean-Philippe Legois est le Président de l’AAF.

Appeler à l’aide une Ministre et généraliser à partir de son cas personnel n’est pas bien. Rien n’est facile mais beaucoup de choses se font et se sont faites en banlieue.

Avec cet appel et la manière dont il est rédigé, Jean-Philippe Legois stigmatise la banlieue. Toute demande de subvention nécessite un travail et, toutes les demandes, certes, ne sont pas satisfaites.

Mais beaucoup de choses passionnantes se font, en matière culturelle, de promotion de l’histoire et de la mémoire, en banlieue, et depuis longtemps.

Cacher cet état de fait pour monter au créneau avec avec un argumentaire misérabiliste et larmoyant montre une méconnaissance de la réalité du terrain.

Legois JP

18/04/2014 11h59

Autre complément rapide par rapport aux « propos » de l’ « archiviste » anonyme (qui a sévi également sur un autre site professionnel et où vous trouverez une réponse plus au « second degré ») :
– aucun misérabilisme dans cette « lettre ouverte » ; nous n’appelons pas à l’aide, nous avons déjà fait notre demande en cours d’instruction, nous pointons juste l’ « invisibilité » nationale des archives.
– nous n’avons pas attendu ces « conseils » pour travailler, y compris nos dossiers de subvention ; y compris, pour ma part, dans d’autres communes de banlieue
– cette tribune est bien signée en tant que responsable d’un service d’archives municipales, conscient des enjeux et défis d’une nouvelle municipalité et de l’ensemble d’une administration communale dans un contexte « difficile » (comme dans bien d’autres « banlieues populaires »)
– si des doutes sont à lever quant à ma fonction de président de l’Association des archivistes français (AAF), c’est bien sur le fait que je précise bien que la demande de subvention est faite pour et par la Ville de Sevran, mais en l’inscrivant dans une approche globale (politique publique concernant le réseau des Archives en France)et non pas dans une logique du « chacun pour soi » (ce qui ce serait traduit par une demande sans faire de vagues en jouant sur l’ambigüité de positions professionnelles et associatives, locales et nationales, en espérant récupérer une partie du « magot »)
– côté AAF, en tant que président, j’ai eu à m’exprimer par rapport au rapport Blanchard sur ce même site (http://www.lagazettedescommunes.com/204859/le-rapport-blanchard-15-recommandations-pour-changer-limage-des-
quartiers-concernes-par-la-politique-de-la-ville/). Et nous sommes de plus enp lus nombreux à nous mettre en réseau concrètement.

Si jamais vous levez votre anonymat et si vous êtes vraiment (ou pas) archiviste, j’aurai plaisir à entamer, avec vous et d’autres, une discussion réellement constructive.

Archivistiquement vôtre, Jean-Philippe Legois

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