Transport collectif

Les projets de transport financés par l’UE ne seraient pas assez performants

Par • Club : Club Techni.Cités

Le tramway de Strasbourg.

PackShot - Fotolia.com

Selon un rapport de la Cour des comptes européenne du 8 avril 2014, deux tiers des projets de transport collectif subventionnés par Bruxelles transporteraient moins de passagers que prévus. Le document préconise d’inclure des indicateurs de résultats dans les conventions de financement.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Les projets de mobilité cofinancés par l’Union européenne doivent, pour la plupart, revoir leur copie en matière de performance. Tel est constat établi par la Cour des comptes européenne dans un rapport intitulé « Efficacité des projets soutenus par l’UE dans le domaine du transport public urbain ». Le document, publié le 8 avril 2014, présente les résultats d’un audit réalisé sur 26 projets de transport urbain dans cinq états membres, dont la France, et subventionnés à hauteur de 5,3 milliards d’euros par l’UE entre 2000 et 2013.

Des lacunes dans la conception des projets – Si, en règle générale, les projets ont été mis en œuvre comme prévu, en répondant aux besoins des usagers, il s’avère néanmoins que « pour deux tiers d’entre-eux, les services étaient sous-utilisés » par rapport à ce qui avait été estimé avant leur lancement, considère l’institution. La principale raison à cela serait liée à « des insuffisances dans la conception des projets et dans la politique de mobilité », précise le document.

Exiger plus en amont – Pour éviter cela, il est préconisé que la Commission européenne exige, entre-autres, que soient mieux analysés le nombre de passagers estimés, que des outils de gestion contrôlant la qualité de service soient mis en place, et que des indicateurs de résultats soient inclus dans les conventions de subvention. Ce dernier point, qui rejoint la proposition faite en 2012 par Christian Proust, président du syndicat mixte des transports en commun belfortains, de financer les projets à hauteur de l’augmentation prévue de la fréquentation des transports, avait été, en France, très loin de faire l’unanimité…

Références

Efficacité des projets soutenus par l’UE dans le domaine du transport public urbain [PDF], rapport spécial, Cour des comptes européenne, avril 2014.

Commentaires

3  |  réagir

15/04/2014 01h52 - Paul Chérel - pas de pseudo

On en revient à l’absence d » »étude économique  » sérieuse pour tout projet élucubré par des élus ou des administratifs. L’exemple donné par Philippe Berthault est éloquent. Seule la société civile est en mesure d’évaluer les risques qu’elle prend en réalisant telle ou telle initiative. Lorsqu’un projet s’avère difficilement rentable en matière économique ou dont le retour sur investissement est très long, , mais d’une importance vitale pour un développement d’infrastructure dans l’intérêt général, Là il appartient à l’Etat ou à ses collectivités locales de donner « un coup de pouce ». Mais évidemment en dehors de considérations politiques et politiciennes. Paul Chérel
.

Signaler un abus
15/04/2014 11h04 - mati80

Qui dit transports collectifs, dit abandon du véhicule personnel.
Les habitudes prises de longue date guident encore le choix du transport individuel : faire ses courses sur l’horaire du midi, prendre et déposer les enfants au passage, en sont des exemples.
Pour gagner du temps, et de la sécurité, les femmes qui travaillent font bien souvent ce choix.
L’aide financière de l’employeur a convaincu certains, mais pas tous.
Ici il faut payer une place de parking pour pouvoir venir en voiture. Malgré cela, la voiture est préférée.
comment déclencher le changement des habitudes, qui coûtent cher à tous (carburant, parking, pollution ) ?
Pourquoi n’y a-t-il pas de campagne publicitaire pour montrer les avantages du transport collectif ?
La fréquence des lignes d’autocars sont insuffisantes pour desservir les campagnes … également.

Signaler un abus
12/04/2014 03h54 - berthault, philippe

c est l’exemple même de ce qui arrive dans la rade de LORIENT où l’on a inauguré en grandes pompes il y a quelques mois un bateau à propulsion électrique permettant aux passagers de traverser la dite rade. Au départ le coût de la construction était estimé de 900 000 euros, nous en sommes actuellement rendu a plus de 3 millions. Ce navire devait effectué deux aller et retour à une moyenne de 10 noeuds avant de recharger ses accus. A l’heure actuelle il arrive tout juste à faire un aller et retour à condition de ne pas dépasser les 8 noeuds et que la mer ne soit pas trop formée. De plus, il arrive que des passagers restent à terre par manque de places aux heures de pointe.
Quand on fait remarquer ces anomalies aux responsables du projet, il nous est répondu que nous devons être indulgents car il s’agit d’un prototype !!!!

Signaler un abus

Ajouter un commentaire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Conformément à la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous pouvez accéder aux informations vous concernant, les rectifier ou vous opposer à leur traitement et à leur transmission éventuelle à des tiers en écrivant à : Groupe Moniteur - Antony Parc 2, 10 place du Général de Gaulle, La Croix de Berny – BP 20156, 92 186 Antony Cedex ou en cliquant ici.

L'actu Technique

Offre découverte 30 jours gratuits !

dernières offres d’emploi

services

Thèmes abordés

menu menu

Club Techni.Cités : l'information pour les techniciens de la FP