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Education

Un assouplissement de la réforme des rythmes scolaires : oui, mais lequel ?

Publié le 09/04/2014 • Par Stéphanie Marseille • dans : Dossiers d'actualité, France

Dans son discours de politique générale, le 8 avril, le tout nouveau premier ministre a tenu à évoquer la réforme des rythmes scolaires, annonçant un assouplissement de son cadre. Mais la diversité des besoins d'assouplissement laisse les acteurs locaux de l'éducation dans l'expectative.

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Cet article fait partie du dossier

Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix

Dans son discours de politique générale, le nouveau premier ministre Manuel Valls a annoncé un assouplissement relevant d’une concertation avec les parents, les enseignants et les élus.

Consulté par Le Monde, l’entourage du ministre de l’Education Benoît Hamon a relativisé, lui, bien des choses : « ni retrait, ni report, ni libre choix. L’assouplissement vise à l’application pleine et entière du texte du 24 janvier 2013 qui cadre la réforme des rythmes scolaires. »

Première inconnue : les collectivités font-elles les frais d’un autre « couac » de la « communication de combat » naissante ? « Il est un peu rouillé, cet assouplissement, il a la souplesse de la barre à mine !, se gausse Vannick Berbérian, président des maires ruraux de France. On ne change pas le calendrier, on nous force à une mise en place sans moyens… mais ce n’est pas une date-butoir qui va résoudre les difficultés des communes. Nous sommes convaincus de la nécessité de cette réforme, mais sans pérennité des moyens, que faire ? »

Du temps et de l’argent – Et pourtant… c’est peu dire que le mot « assouplissement » suscite des attentes dans les collectivités ! « Clairement, cette réforme a fait tomber un ministre. Or, de nombreux parents d’élèves hostiles à la réforme ont été élus et se retrouvent aux affaires scolaires. Nous nous attendons à une nouvelle vague de délibérations en conseil municipal contre la réforme, après les 2500 que nous avons déjà enregistrées », prévient Christian Schoettl, maire (NC) de Janvry (Essonne), élu à la tête des maires frondeurs qui prennent des délibérations en conseil municipal pour s’opposer à l’application de la réforme en l’état.

A Dunkerque, dont le maire a changé, la demande est aujourd’hui de reporter la réforme d’un an.

Présidente de l’Andev, Anne-Sophie Benoit en appelle cependant à la prudence : « l’Andev observe que de nombreux maires UMP prennent position pour demander un report de la réforme d’un an. Cependant, un report reviendrait à mépriser les 4000 communes qui se sont mobilisées dès 2013 et tous les techniciens qui oeuvrent depuis plus d’un an à la mise en place de la réforme, avec, souvent, peu de moyens ».

« Suite au discours de M. Valls, nous attendons une pérennisation des fonds », illustre, de son côté, Jean-Paul Carteret, maire (PS) de Lavoncourt, qui estime ne pas rencontrer de problème d’organisation.

A Elancourt, où la mairie prône le libre-choix des collectivités à appliquer, ou non, la réforme, on attend des clarifications : « a priori, l’assouplissement concernerait surtout les maternelles. Cela ne nous aide guère. Nos problèmes sont financiers et concernent le recrutement des animateurs » explique Anne Capiaux, directrice de l’Education.

Christian Schoettl, à Janvry, compte beaucoup sur une réécriture exhaustive du décret du 24 janvier 2013 : « Juridiquement, un décret est un décret et le premier ministre ne peut en faire une libre interprétation. Un assouplissement ne peut passer que par la réécriture du décret », argue-t-il.

La souplesse attendue par les collectivités – Christian Schoettl, qui demande à être reçu par Benoît Hamon en compagnie de maires socialistes et communistes (car la démarche transcende les appartenances politiques) se refuse à lister les assouplissements, mais appelle toutefois à « explorer tout ce qui a été laissé de côté, comme la longueur des vacances scolaires ou les 17 samedis matins qui pourraient être travaillés. »

L’Andev, non consultée sur le sujet pour l’instant, espère bien être associée à une réécriture « car ce sont les directeurs de l’éducation des villes, qui, en mettant en oeuvre les politiques éducatives locales, ont les mains dans le cambouis ».
Quels assouplissements le réseau des directeurs de l’Education des villes trouveraientils pertinents ? « La loi actuelle empêche d’organiser des après-midis de TAP, contraignant à respecter 5h30 de cours par jour et 3h30 le matin», détaille la présidente.

C’est auprès de l’Association des maires de France qu’on trouve les informations les plus à jour : « J’ai rencontré les membres du cabinet du premier ministre et nous devrions avoir une rencontre prochainement sur l’assouplissement du décret, car il faut se mettre d’accord sur ce que cela recouvre. Le décret actuel est trop rigide et sclérosant », énonce Jacques Pélissard, président de l’association des maires de France.
L’AMF attend donc des assouplissement sur les points suivants :

  1. L’exclusion des maternelles du cadre de la réforme, car « faire de l’éveil en TAP pour les maternelles alors que c’est l’objet même de la maternelle, c’est redondant ».
  2. La fin du critère des « 9 journées et demi » : « avoir plus de souplesse sur les horaires et le positionnement des temps d’activités périscolaires en semaine et en journée. Regrouper les activités sportives en une après-midi a plus de sens que de les imaginer en 45mn ».
    Traduction : s’il n’existe pas d’obligation d’avoir des TAP de 45mn tous les jours à la même heure pour tous les enfants, les communes pourront mieux mutualiser les équipes d’animateurs et les locaux. Et organiser des après-midis de découvertes culturelles ou sportives.
  3. Adapter la réforme au territoire : « ce sont les communes qui connaissent les besoins des enfants et les capacités financières dont elles disposent. Il faut respecter leur volontariat », demande Jacques Pélissard.
    Cela va-t-il jusqu’à permettre le libre-choix d’appliquer, ou non, la réforme ? « Tout dépend de leur situation financière ».

Anne-Sophie Benoit prévient cependant : c’est maintenant que se joue la préparation de l’application de la réforme pour la rentrée 2014. Tout retard ne peut qu’être préjudiciable aux collectivités. La concertation préalable au décret en tiendra-t-elle compte ?

Cet article fait partie du Dossier

Rythmes scolaires : les communes à l'heure des choix

Sommaire du dossier

  1. Temps périscolaires : les communes peu convaincues par le « Plan mercredi »
  2. Un nouvel outil pour accompagner le plan Mercredi
  3. Une rentrée scolaire sous le signe assumé du pragmatisme
  4. Rythmes scolaires: le retour en force de la semaine de quatre jours d’école
  5. Les conséquences du retour de la semaine de quatre jours d’école
  6. Retour à la semaine de 4 jours : vraiment une source d’économie pour les communes ?
  7. Rythmes scolaires : le décret d’assouplissement publié, malgré les oppositions
  8. Rythmes scolaires : entre remise en cause et stabilité
  9. Assouplie, la réforme des rythmes scolaires reste obligatoire
  10. Rythmes scolaires : une réforme génératrice d’inégalités ?
  11. Rythmes scolaires : clichés et contre-vérités passés au crible
  12. Les animateurs, grands oubliés de la réforme des rythmes scolaires ?
  13. Financement des rythmes scolaires : les mauvaises manières du gouvernement
  14. Rythmes scolaires : élus et techniciens mécontents de voir le fonds de soutien lié au PEDT
  15. Rythmes scolaires : le virage à 180 degrés du ministère de l’Education nationale
  16. Rythmes scolaires : sur le terrain, ce que vivent les équipes municipales, à quelques jours des vacances
  17. Bal tragique des rythmes scolaires : un enterrement
  18. Réforme des rythmes scolaires : un maire peut-il refuser de l’appliquer ?
  19. [Exclusif] Rythmes scolaires : « Je mesure la difficulté de la mise en œuvre de cette réforme pour de nombreux élus » – Vincent Peillon, ministre de l’Education
  20. Un assouplissement de la réforme des rythmes scolaires : oui, mais lequel ?
  21. Rythmes scolaires : selon leur taille, les collectivités n’ont pas les mêmes urgences
  22. Réforme des rythmes scolaires : le CNFPT enrichit son offre de formation
  23. Réforme des rythmes : les enseignements du colloque de la Gazette du 14 novembre
  24. Rythmes scolaires : combien va coûter la réforme aux collectivités locales?
  25. Réforme des rythmes : les ressources documentaires du colloque de la Gazette du 14 novembre
  26. Surcoût de 10 à 30% pour les communes qui ont appliqué la réforme des rythmes scolaires
  27. Transports scolaires, « le maillon oublié » de la réforme des rythmes scolaires
  28. Rythmes scolaires : les désillusions des animateurs périscolaires
  29. Réforme des rythmes : entre enseignants et animateurs, le fossé se creuse – interview croisée
  30. [Exclusif] Rythmes scolaires : le projet de décret détaille les critères d’attribution du fonds d’amorçage
  31. Projet de loi sur la refondation de l’école : l’Andev sur la réserve, le RFVE moins
  32. Rythmes scolaires : les premières annonces appellent des précisions sur les moyens
  33. Ressources documentaires
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Commentaires

Un assouplissement de la réforme des rythmes scolaires : oui, mais lequel ?

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ugotale

10/04/2014 03h15

après le mariage pour tous , les rythmes scolaires pour tous , vont entrainer vociférations et défilés , pour rien !
il est scandaleux que des lois ne soient que des règlements de compte droite/gauche , au détriments des élèves qui n’en perdent pas une miette
pour être candidat aux élections , il n’ y a aucun test d’aptitude à réussir pour prouver l’aptitude à toujours défendre l’intérêt général !
pour être élu , il ne faut pas être technicien qui perturbe les services ,
pour être élu , il faut faire de la politique , il faut écouter les parents d’élèves , les enfants mais surtout , les enseignants , de préférence aux ronds de cuir du ministère , qui n’ont jamais enseigné , puis il faut se forger une conviction , en imaginant les coûts supplémentaires des communes , au lieu de faire des effets d’annonces démentis dans le 1/4 d’heure qui suit !
est-ce à l’ETAT de fixer , les rythmes scolaires et du patronage pour les élèves dont les parents n’ont pas les moyens d’offrir des cours de judo , de natation , de tennis , de danse ?
ce que veulent les parents , c’est que leurs enfants réussissent leurs examen , pour avoir le meilleur boulot possible , mais pas qu’ils soient pris en otage entre la droite et la gauche

moi74

10/04/2014 07h37

juste un petit mot souligner un oubli encore et encore!!!!!! ce sont sont les techniciens de l’animation qui mettent en place cette foutu réforme !!! et dans l’animation il y a les animateurs bafa sans qui cette réforme n’aura lieu. et il y aussi des animateurs territoriaux qualifiés qui encadrent ces temps périscolaires. je suis animateur territorial (B+ bac +4) on parle toujours de l’enseignement comme interlocuteurs et NOUS alors !!!!

Romain Mazon

11/04/2014 09h57

Bonjour,
Et bien justement, la Gazette des communes s’est attachée à faire remonter les appréciations et analyses des animateurs périscolaires et de leurs représentants syndicaux sur la réforme scolaire dans plusieurs articles, visant à expliciter le rôle de ces agents dans cette réforme. Vous les trouverez ici notamment :

http://www.lagazettedescommunes.com/221939/la-reforme-des-rythmes-met-les-animateurs-en-danger/

http://www.lagazettedescommunes.com/218575/la-reforme-des-rythmes-scolaires-vue-par-le-secteur-associatif/

http://www.lagazettedescommunes.com/217399/la-participation-des-atsem-est-elle-obligatoire-dans-le-cadre-de-la-mise-en-place-des-nouveaux-rythmes-scolaires/

http://www.lagazettedescommunes.com/215854/limpact-des-nouveaux-rythmes-scolaires-est-non-negligeable-pour-les-associations/

http://www.lagazettedescommunes.com/198714/rythmes-scolaires-les-desillusions-des-animateurs-periscolaires/

En outre, le dossier à paraître le 14 avril dans notre magazine est exclusivement centré sur le recrutement, la formation et les enjeux de professionnalisation des animateurs dans le cadre de cette réforme.

Cordialement

moi74

11/04/2014 03h20

merci pour tous vos liens.
je me suis peut être emportée mais ce ressenti vise de manière générale, les médias mais aussi et surtout les politiques.
je vais juste donner 3 chiffres concernant cette réforme dans la commune où je travaille. c’est édifiant .
en septembre 2014, un enfant qui participera (et il y en a beaucoup) à tous les accueils périscolaires (garderie matin et soir, TAP et cantine) sera dans la même structure (ben oui on n’a pas d’autre solution que de tout faire dans l’école) 52h45 !!!!! 24h d’école et 28h45 de temps périscolaire!!! même des boutchoux de 3-6 ans!!
aucun adulte n’aimerait resté sur son lieu de travail 52h45. je persiste en disant que notre profession est vraiment sous estimée dans ce débat et au quotidien aussi d’ailleurs de la part des parents, des politiques….
et en plus M. Valls qui nous annonce un assouplissement ! la c’est le pompon. il pense peut être que l’on prépare cette rentée 2014 en juin? cela fait un an et demi qu’on travaille dessus avec ma collègue!! les enseignants aussi! alors il prend une décision et il ne change plus tous les 5 min!!!

Stéphane D

13/05/2014 11h50

Réforme des rythmes scolaires à Dunkerque : Impossible de reporter à 6 mois sans bouleverser également en cours d’année les plannings des associations qui accueillent les enfants le samedi matin aujourd’hui : Il faut reporter à septembre 2015 !

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