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Election

Municipales 2014 : Le tour des régions les plus emblématiques

Publié le 31/03/2014 • Par avec l'AFP Cédric Néau • dans : Dossiers d'actualité, France

Après le second tour des élections municipales, le 30 mars 2014, petit tour d'horizon des principales régions emblématiques de ce scrutin dévastateur pour la gauche.

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Corse

Cinglante défaite pour la gauche et victoire historique des nationalistes à Bastia

 La gauche a essuyé une cinglante défaite dimanche 30 mars aux élections municipales en Corse en perdant Bastia, deuxième ville de l’île, où le nationaliste Gilles Simeoni a emporté une victoire historique, tandis qu’à Ajaccio, la capitale insulaire, le maire DVG sortant a été battu par le jeune député UMP Laurent Marcangeli.

Dès l’annonce de la nette victoire de M. Simeoni sur le fils du maire sortant Jean Zuccarelli qui conduisait une liste PRG-PCF, des centaines de Bastiais en liesse agitant des drapeaux blancs à tête de Maure ont envahi le centre-ville.

Ce « séisme politique », selon l’expression de commentateurs insulaires, met un terme à 46 ans de pouvoir sans partage de la famille Zuccarelli et des radicaux de gauche alliés aux communistes à la mairie de la deuxième ville corse.

Fils du patriarche du nationalisme corse, Edmond Simeoni, l’avocat Gilles Simeoni, 46 ans, sera, après son élection, le premier maire nationaliste d’une grande ville corse.

Sa liste a gagné au second tour avec 55,4% des voix, contre 44,6% pour M. Zucarelli. 1.840 voix séparent les deux candidats.

Partisan d’un « nationalisme d’ouverture » basé sur la démocratie et le rejet de l’action armée clandestine, M. Simeoni avait été rallié au second tour par un candidat de gauche, François Tatti, et le candidat UMP-UDI, Jean-Louis Milani.

Ajaccio à droite – L’autre coup de tonnerre dans le ciel électoral corse a été la victoire dans une triangulaire à Ajaccio du député UMP Laurent Marcangeli sur le maire DVG sortant, Simon Renucci, qui n’effectuera donc pas de troisième mandat.

M. Marcangeli a obtenu 47,11% des voix contre 46,03% à M. Renucci et 6,86% au nationaliste José Filippi. M. Renucci, déjà battu aux législatives en 2012 par M. Marcangeli, a dénoncé dans la soirée « des irrégularités dans ces élections » avant d’annoncer qu’il se retirait de la vie politique.

Natif d’Ajaccio et conseiller municipal d’opposition jusqu’à présent, Laurent Marcangeli a mené une active campagne de terrain et a su unir la droite ajaccienne qui avait présenté trois listes en 2008.

Bretagne

la gauche perd Quimper mais conserve ses autres bastions

 La gauche a conservé ses principaux bastions en Bretagne, à commencer par Rennes, Lorient et Brest, essuyant toutefois une spectaculaire défaite à Quimper, jusqu’à présent fief du socialiste Bernard Poignant, un proche conseiller du président François Hollande.

M. Poignant, qui avait dirigé la ville entre 1989 et 2001, et depuis 2008, s’est incliné avec 41,81% des voix face au candidat UMP Ludovic Jolivet (58,19%). Le maire sortant a admis que la victoire de son adversaire est « nette et franche ».

Le statu quo a globalement prédominé dans les autres principales villes bretonnes, la gauche enregistrant toutefois un recul et le FN entrant dans certains conseils municipaux, comme à Lorient (Morbihan), Fougères (Ille-et-Vilaine) et Saint-Brieuc.

En Ille-et-Vilaine, Rennes a confirmé dimanche son ancrage à gauche, la liste conduite par la députée PS Nathalie Appéré remportant 55,83% des suffrages face au candidat de centre-droit Bruno Chavanat (UDI/UMP/Modem), qui confirme son statut de principal opposant, avec 44,17% des voix.

Dans cette ville, le scrutin a toutefois été marqué par une forte abstention, à 46,60%.

A Brest, le maire socialiste sortant François Cuillandre a devancé de peu sa rivale de droite Bernadette Malgorn, avec 52,71% des voix contre 47,29%.

Le PS conserve également Lorient, ville longtemps dirigée par l’actuel ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, où Norbert Métairie (PS) est réélu avec 42,69% des voix à la faveur d’une triangulaire qui voit le FN recueillir 13,78% des suffrages, un score important pour la région.

La gauche conserve encore Lannion et Guingamp, dans les Côtes d’Armor.

La droite conforte de son côté ses positions à travers toute la région : Morlaix, Saint-Brieuc, Dinan, Fougères, Saint-Malo ou Vitré.

Lorraine

Stabilité à Nancy et Metz, le FN échoue à Forbach mais triomphe à Hayange

La Lorraine a été marquée par une globale stabilité au terme du second tour des municipales, notamment à Metz (PS) et à Nancy (UDI), alors que le FN a remporté la mairie de Hayange mais a échoué à faire élire son numéro 2, Florian Philippot, à Forbach.

Le PS a pu souffler à Metz, ville historiquement de droite où le scrutin était très ouvert, et dont l’UMP avait fait un enjeu national.

Finalement, le maire sortant socialiste Dominique Gros a conservé de justesse son siège. La victoire est également celle de la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui figurait sur la liste socialiste.

Le PS a par ailleurs enregistré des victoires surprise à Verdun (Meuse) et Longwy (Meurthe-et-Moselle).

Mais les socialistes ont échoué à remporter Nancy, où Laurent Hénart, l’héritier désigné d’André Rossinot qui avait renoncé à briguer un nouveau mandat, s’est facilement imposé avec près de 53%.

Le Front National s’implante peu à peu – Le Front national enregistre pour sa part un demi-succès dans cette région marquée par la crise et un fort taux de chômage.

Florian Philippot, numéro 2 du parti, a largement échoué à Forbach face au sortant socialiste, Laurent Kalinowski (48%).

M. Philippot a reconnu qu’il était « bien sûr » déçu, car il était là « pour l’emporter ». « Ce sera pour la prochaine fois », a-t-il déclaré.

Le vice-président du FN a récolté 35,17% des suffrages au second tour, légèrement moins qu’au premier tour (35,75%) où il était arrivé en tête.

En revanche, l’extrême droite s’est imposée à Hayange, une emblématique commune de la vallée de la Fensch qui abrite les hauts-fourneaux de l’aciérie ArcelorMittal Florange, aujourd’hui éteints.

Fabien Englemann, un ex-trotskiste cégétiste passé avec fracas au FN lors des cantonales en 2011, y a été facilement élu avec 34,7% des suffrages recueillis, devançant lors d’une quadrangulaire le candidat UMP (28,32%) le maire socialiste sortant (27,32%), et un candidat sans étiquette (9,74%).

Cet ouvrier municipal, qui a grandi dans un milieu populaire au coeur de la sidérurgie lorraine en crise, estime son grand écart politique « cohérent », disant être devenu « patriote avec l’âge » après avoir été « internationaliste ».

D’autres basculements ont eu lieu au bénéfice de la droite à Saint-Dié (Vosges), un bastion de gauche remporté par David Valence (UDI); à Thionville (Moselle), où la députée Anne Grommerch a mis en échec le maire sortant PS, et à Bar-le-Duc, remportée par l’UDI Bertrand Pancher.

Rhône-Alpes

Derrière Lyon et Grenoble, une cascade de revers PS

La réélection du socialiste Gérard Collomb à Lyon et la victoire de l’écologiste Eric Piolle à Grenoble masquent une cascade de revers pour la gauche en Rhône-Alpes, de Saint-Etienne à Chambéry en passant par Valence.

Vingt-trois des 92 villes de plus de 9.000 habitants que compte la région basculent à droite, qui en contrôle désormais 66.

A Lyon, M. Collomb, qui avait fait l’union entre les deux tours avec EELV, a finalement vaincu assez facilement le candidat UMP Michel Havard. Ce dernier échoue même à l’emporter dans le 5e arrondissement, où il se présentait.

Réélu pour un troisième mandat, le sénateur-maire PS pourrait bien avoir remporté une victoire à la Pyrrhus, car la vague bleue qui a déferlé sur l’agglomération lyonnaise risque de lui coûter la présidence de la métropole.

Plusieurs fiefs socialistes sont tombés dans l’escarcelle de l’UMP comme Saint-Priest, Rilleux-la-Pape où une guerre fratricide opposait le maire sortant PS et un dissident socialiste, ou encore Francheville.

A Grenoble, le candidat EELV Eric Piolle, allié au Parti de Gauche, a annoncé sa victoire, aux dépens notamment du premier adjoint sortant de la ville Jérôme Safar, auquel le PS avait retiré son investiture pour le second tour.

Si la gauche garde les deux premières villes de la région ainsi que la quatrième, Villeurbanne, elle abandonne en revanche Saint-Etienne, Valence, Chambéry, Roanne, Saint-Chamond, Romans, Albertville et Privas à la droite.

Percée FN dans la Loire – Dans la Loire, la liste d’union de la droite conduite par l’UMP Gaël Perdriau reprend Saint-Etienne au maire PS sortant, Maurice Vincent, refermant une parenthèse à gauche après 25 ans de règne de la droite.

A Roanne, l’ancien maire UMP Yves Nicolin reprend aisément son fauteuil à sa rivale socialise Laure Déroche, maire sortante, tandis que le divers droite Hervé Reynaud s’impose à Saint-Chamond et l’UMP Christophe Bazole à Montbrison.

Le FN, qui ne comptait aucun élu municipal dans le département, en remporte « une douzaine », selon sa présidente départementale Sophie Robert, malgré des scores en recul sensible au second tour par rapport au premier.

En Savoie, Chambéry s’offre au député européen UMP Michel Dantin après 25 ans de gestion par la gauche, tandis qu’Albertville revient dans le giron de la droite après être tombée de justesse dans celui du PS en 2008.

Même mouvement dans la Drôme, conforme à la tendance nationale, avec la victoire à Valence de l’UMP Nicolas Daragon, à la tête d’une liste d’union de la droite, et celle de l’UMP Marie-Hélène Thoraval à Romans-sur-Isère.

En Ardèche, l’ancien maire divers droite de Privas, Michel Valla, a récupéré son fauteuil au détriment du sénateur-maire PS sortant. A Aubenas, le maire-sortant UMP, Jean-Pierre Constant, avait été réélu sans surprise dès le premier tour.

Statu quo dans les principales villes de Haute-Savoie, où la droite se trouve confortée à Annecy et Thonon-les-Bains, ainsi que dans les Hautes-Alpes, où l’UMP Roger Didier conserve Gap et le PS Gérard Fromm garde Briançon.

Dans la principale ville de l’Ain, Bourg-en-Bresse, le maire PS Jean-François Debat avait été réélu dès le premier tour, rare éclaircie dans un ciel qui s’annonçait déjà menaçant pour les socialistes.

Picardie

La droite s’empare d’Amiens, le FN de Villers-Cotterêts

La droite a repris dimanche 30 mars à la gauche la mairie d’Amiens, la capitale picarde, tandis que le Front National a ravi Villers-Cotterêts, dans l’Aisne, à son maire socialiste.

Brigitte Fouré (UD-UDI), tête de liste de la droite et du centre unis, a remporté une large victoire à Amiens, que son mentor Gilles de Robien avait perdue en 2008 aux mains de Gilles Demailly (PS), qui ne se représentait pas.

Mme Fouré, conseillère municipale depuis 1989 et maire de la capitale picarde de 2002 à 2007 en remplacement de M. de Robien alors ministre, a remporté 50,39% des suffrages, contre 33,80% à Thierry Bonté (PS-EELV-UG), et 15,80% à Yves Dupille (FN).

Mme Fouré s’est félicitée d’avoir « une majorité absolue des suffrages », qualifiant d' »exceptionnel » ce résultat dans une triangulaire.

« Profondément déçu » par une défaite certes « attendue » mais pas avec « un écart aussi important », Thierry Bonté y voit « l’effet clair du rejet de la politique nationale par beaucoup d’électeurs, notamment de gauche ».

Le FN en embuscade – A Villers-Cotterêts, 10.000 habitants, dans l’Aisne, c’est le Front national qui a délogé le maire socialiste sortant.

Franck Briffaut, 56 ans, conseiller régional FN de Picardie, membre du comité central du FN et déjà conseiller municipal, remporte la mairie, avec 41,53% des voix, un score « au-dessus de ce qu’on attendait », a-t-il déclaré.

M. Briffaut a battu la liste du maire PS sortant Jean-Claude Pruski (34,66%) et la liste divers droite menée par l’UDI Jean-Claude Gervais (23,80%).

Deux listes qualifiées pour le second tour, de droite et sans étiquette, s’étaient pourtant retirées pour éviter de favoriser le FN par une pentagulaire.

Soissons, 29.000 habitants, bascule quant à elle de gauche à droite à l’issue d’une triangulaire.

Dans l’Oise, la liste de la maire sortante UMP de Beauvais, Caroline Cayeux, qui avait raté de peu une réélection au premier tour, sort largement en tête du second tour avec 57,44% des voix.

Noyon, pourtant convoitée par le patron du FN départemental Michel Guiniot, reste à gauche avec la réélection du maire socialiste sortant Patrick Deguise (42,38%), qui affrontait, outre M. Guiniot (19,56%), son propre frère aîné, Gérard Deguise (UMP, 38,05%).

Enfin, à Creil, 34.000 habitants, théâtre d’une triangulaire sans le FN, la liste du maire PS sortant Jean-Claude Villemain est elle aussi réélue avec 40,02% des suffrages, devant la liste divers gauche de Hicham Boulhamane et la liste UMP menée par Michaël Sertain.

Limousin

La gauche recule, débâcle historique à Limoges

Dans le Limousin, la gauche a subi un revers historique avec le basculement de Limoges à droite, réussissant toutefois à conserver Guéret, mais cédant Brive et Ussel en Corrèze.

L’UMP Emile-Roger Lombertie, psychiatre retraité de 63 ans, a créé un séisme en enlevant Limoges, bastion socialiste aux mains de la gauche depuis 1912. Il l’a emporté avec 45,07 des voix % face au sortant, le socialiste Alain Rodet (43,82%), maire depuis 1990 et contraint pour la première fois à un second tour.

Le député PS s’était effondré au premier tour, récoltant à peine 30% des voix, soit une chute record de plus de 25 points par rapport à son score de 2008. Cette débâcle l’avait contraint à s’allier pour la première fois avec les communistes, alors que les rapports PS-PCF relevaient dans la métropole limousine jusque-là plutôt de l’affrontement que de l’union.

Le basculement de Limoges dans l’escarcelle de la droite est historique dans cette ville historiquement enracinée à gauche: depuis 1912, elle n’a connu — sauf pendant la période vichyste de 1941 à 1944 — que des maires socialistes, à l’exception de la période 1944-1947 où les maires étaient communistes.

Brive et Ussel à droite – En Corrèze, les deux sous-préfectures, Brive-la-Gaillarde et Ussel, ont toutes deux été reconquises par la droite, alors que Tulle, ex-fief du président François Hollande, est restée dans le giron du PS avec l’élection dès le premier tour du maire sortant, Bernard Combes.

Dans la Creuse, le député-maire PS sortant de Guéret, Michel Vergnier, qui briguait à 67 ans un quatrième mandat à l’issue d’un second tour pour lui inhabituel, l’a finalement emporté dans une triangulaire face à l’UMP et au FN.

Basse-Normandie

Le PS essuie une sévère défaite à Caen mais sauve les meubles

Le recul de la gauche aux élections municipales s’est traduit dimanche en Basse-Normandie par une très nette défaite du maire sortant à Caen, une victoire de justesse du sortant PS à Alençon et moins confortable que par le passé à Cherbourg.

« On est dans un tsunami politique », a déclaré sur France Bleu Basse-Normandie, en versant quelques larmes, le député-maire PS de Caen Philippe Duron, juste après avoir proclamé les résultats à la mairie.

Sa liste PS-EELV-PCF-MRC-PRG n’a enregistré que 42,96% des voix -une défaite comparable à celle de Louis Mexandeau (PS) en 2001 (42,08%)-, malgré la fusion des listes écologistes (10,23% au premier tour) et PS-PCF-MRC-PRG (26,21%) entre les deux tours et la progression de la participation d’un tour à l’autre.

Pour l’édile sortant, les raisons de sa défaite sont avant tout nationales. « Nous avons peut-être un peu négligé la proximité », a-t-il toutefois jugé, interrogé sur France 3 Basse-Normandie.

A Cherbourg, fief du ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve, la liste du sortant PS Jean-Michel Houllegatte, 55 ans, a remporté le scrutin avec 51,81% des voix.

Une droite en chasse une autre – Saint-Lô de son côté reste à droite, mais le maire sortant UMP François Digard a été lourdement sanctionné: la liste menée par son poulain, où il figurait en troisième position, a fait un score de 13,9% des voix, à l’issue d’une triangulaire.

Et c’est la liste du conseiller municipal DVD d’opposition François Brière, 40 ans, qui l’a emporté avec 52,88% des voix.

Région Centre

La gauche en déroute à Tours, échoue à Bourges, humiliée à Châteauroux

 La défaite cinglante du sénateur-maire socialiste sortant Jean Germain à Tours signe la déroute de la gauche en région Centre, où une liste d’union PS-PC-Front de gauche a échoué à regagner l’ancien fief communiste de Bourges.

Jean Germain, sénateur-maire PS sortant de Tours a essuyé dimanche une cuisante défaite face à la liste d’union de la droite conduite par Serge Babary (UMP), qui a recueilli 49,75% des suffrages.

Le sénateur-maire sortant socialiste, pourtant donné favori pour un 4e mandat abordait le second tour en position défavorable avec 27,83% des voix dimanche dernier, contre 36,43% à son adversaire de droite.

De nombreux électeurs du FN se sont reportés sur la liste de M. Babary, faisant passer le FN de 12,93% à 8,56% des voix en une semaine. En revanche, l’alliance nouée au second tour entre la liste de M. Germain et celle d’EELV (11,30%) n’a pas suffi à empêcher la victoire de la droite.

Dans l’agglomération tourangelle, la courte défaite du maire sortant PS de Joué-les-Tours, M. Philippe Le Breton, par 43,41% des voix contre 44,84% à son adversaire d’union de la droite Frédéric Augis, a confirmé le basculement de l’agglomération. Là aussi, le FN a échoué à jouer les trublions, son score chutant de 18,13% à 11,73%.

Bourges et Châteauroux restent à droite – A Bourges, la gauche a échoué dans sa tentative de reconquête de cet ancien fief communiste, le centriste Pascal Blanc (UDI) l’emportant aisément avec 53,64% des voix pour succéder à son mentor, le maire sortant UDI Serge Lepeltier, qui ne se représentait pas. L’alliance nouée entre les deux tours par la liste de Mme Irène Félix (PS) avec la liste PC-Front de gauche menée par Jean-Michel Guérineau n’a pas suffi à convaincre les électeurs de redonner Bourges à la gauche.

De leur côté, les électeurs de Châteauroux ont durement sanctionné l’alliance du socialiste Mark Bottemine avec deux dissidents de la majorité municipale sortante de droite et ont donné la victoire à Gil Avérous, dauphin du sénateur-maire sortant Jean-François Mayet (UMP). Dans une quadrangulaire qui l’opposait à la liste de M. Bottemine, au Front de gauche et au FN, M. Avérous l’a emporté avec 48,97% (33,91% au 1er tour). La liste menée par M. Bottemine n’a attiré de son côté que 26,34% des électeurs.

Maigre consolation pour la gauche dans la région Centre, le maire PS sortant de Blois, Marc Gricourt, a conservé facilement la mairie du chef-lieu du Loir-et-Cher avec 57,55% des suffrages, devançant son challenger UMP Jacques Chauvin de près de 35 points.

En revanche, Vendôme, à gauche depuis 1989, a basculé à droite. La maire sortante socialiste Catherine Lockhart s’est inclinée dans une triangulaire avec 37,83% des voix face à Pascal Brindeau (UDI, 51,89%), qui n’a aucunement été gêné par un FN à 10,28% des voix.

Pays de la Loire

Angers, Laval et La Roche-sur-Yon ont basculé à droite

 Les grandes villes des Pays de la Loire comme Laval, Angers ou La Roche-sur-Yon ont subi de plein fouet dimanche la vague bleue tandis qu’en Loire-Atlantique les socialistes conservaient Nantes et Saint-Nazaire et que Le Mans restait de peu à gauche.

Dans le Maine-et-Loire le candidat UMP Christophe Béchu a mis fin dimanche à 37 ans de règne du Parti socialiste à Angers, en s’imposant face au maire sortant PS Frédéric Béatse, avec 54,36% des voix contre 45,64%.

La Roche-sur-Yon, conquise elle aussi par la gauche en 1977, n’a pas résisté non plus. Dans cette ville, l’UMP Luc Bouard a battu le maire socialiste sortant Pierre Regnault avec 53,90% contre 46,10% des suffrages.

Pour Jacques Auxiette (PS), qui avait cédé en 2004 le siège de maire qu’il occupait depuis 1977 pour prendre la tête de la région Pays de la Loire, « la perte de La Roche-sur-Yon, de Laval et d’Angers est un choc ». Selon lui, « ces résultats appellent des changements d’ampleur et immédiats à Paris ».

En Mayenne aussi, la ville de Laval, que le ministre de l’Agroalimentaire Guillaume Garot avait ravie en 2008 à la droite, a échappé dimanche aux socialistes avec la victoire de la liste d’union de la droite menée par le sénateur François Zocchetto (UDI).

C’est en Loire-Atlantique et, dans une moindre mesure, dans la Sarthe que les socialistes ont le mieux résisté.

A Nantes, sans surprise, c’est la jeune socialiste de 34 ans, Johanna Rolland, choisie par Jean-Marc Ayrault pour tenir à sa place les rênes de la ville qu’il a dirigée de 1989 à 2012, qui l’a emporté avec 56,22% des suffrages contre 43,78% à l’UMP Laurence Garnier.

Enfin, au Mans la liste du maire socialiste sortant Jean-Claude Boulard a remporté de peu le second tour dimanche soir avec 45,74% des voix face à la candidate UMP Christelle Morançais (42,71%) dans une triangulaire où le FN a obtenu 11,55%.

Champagne-Ardenne

La droite prend Reims et de Charleville-Mézières

La droite a confirmé son ancrage en Champagne-Ardenne dimanche au second tour des municipales, progressant dans chaque département, principalement dans la Marne où elle remporte la ville symbole de Reims et dans les Ardennes avec la prise historique de Charleville-Mézières.

Dans la Marne, le député UMP Arnaud Robinet à la tête d’une liste UMP-UDI-MoDem a emporté la mairie de Reims avec 46,20% des voix devant la maire PS sortante Adeline Hazan (42,76%) qui avait conquis la ville en 2008 et le candidat FN (11,04%) qui perd près de cinq points par rapport au premier tour.

L’ancien ministre UMP du Logement Benoist Apparu a été élu à Châlons-en-Champagne, préfecture de la Marne, avec 46,49% des suffrages lors d’une triangulaire qui l’opposait au PS Rudy Namur (34,42%) et à Pascal Erre, chef de file du FN dans le département (19,09%).

Le Parti socialiste parvient à conserver Vitry-le-François, ville prise à la droite en 2008, où le maire sortant Jean-Pierre Bouquet est réélu avec 47,25% des voix.

Les Ardennes virent de bord – La droite triomphe dans les Ardennes, où l’UMP Boris Ravignon emporte la ville de Charleville-Mézières, bastion historique de la gauche depuis la Libération, avec 54,94% devant le maire sortant Philippe Pailla qui réunit 33,88% des suffrages. La gauche perd également la ville de Revin, siège de l’usine Electrolux en pleine restructuration au profit du DVD Daniel Durbecq.

Carton plein pour la droite en Haute-Marne, après la victoire au premier tour de l’UMP François Cornut-Gentille, réélu avec 72,63% à Saint-Dizier. A Chaumont, la préfecture du département, Christine Guillemy (UD-DVD) qui a succédé en septembre 2013 à l’ancien ministre UMP Luc Chatel a été élue avec 52,27% et à Langres la DVD Sophie Lelong l’emporte avec 52,66% des suffrages alors que le maire UMP sortant Didier Loiseau, arrivé troisième au terme du premier tour, n’avait pas souhaité se maintenir.

 

 

 

Cet article fait partie du Dossier

Municipales 2014 : l’effet domino pour les DGS, les agents, les collectivités, sur fond de rigueur

Sommaire du dossier

  1. La droite va entrer en force dans les métropoles
  2. La moitié des grandes intercommunalités changent de tête
  3. Les associations d’élus vont, aussi, changer de tête
  4. Alternance : les rudes lendemains des DGS
  5. Fonction publique : vers un mercato d’envergure où les places vont être chères
  6. Alternance : étranges ambiances dans les services
  7. Mairies « FN » : le syndicat des directeurs généraux sera « vigilant »
  8. Municipales 2014 : Le tour des régions les plus emblématiques
  9. Municipales 2014 : quels enseignements tirer du vote (et non-vote) des banlieues ?
  10. « La campagne des municipales est marquée par une forte dépolitisation »
  11. Comment les communes se préparent aux nouveaux modes de scrutin
  12. Election des délégués communautaires : « C’est loin d’être limpide »
  13. « L’intercommunalité éloigne les candidats de la politique partisane » – Jean Pierre Sueur, sénateur
  14. A Hénin-Beaumont, les fonctionnaires territoriaux sur le qui-vive
  15. A Forbach, les fonctionnaires territoriaux face à l’hypothèse Front national
  16. Municipales : ce que les maires FN veulent faire en matière de sécurité
  17. Quand les fonctionnaires territoriaux deviennent des cibles électorales
  18. Municipales : les DGS engagés, forcément engagés…
  19. « Minimiser les problèmes d’insécurité fait le jeu du Front national » – Bernard Alidières, géographe
  20. Femmes têtes de liste pour les élections municipales : carton rouge aux formations politiques
  21. Campagne municipale : combien ça coûte ?
  22. L’emploi s’impose dans la campagne électorale
  23. L’interco, passagère clandestine de la campagne des municipales 2014
  24. Municipales : les impôts locaux, un thème prisé des challengers
  25. Municipales : la sécurité, un thème de plus en plus consensuel
  26. Comment les candidats se positionnent vis-à-vis de la lutte contre l’homophobie
  27. Municipales : les réseaux sociaux à deux vitesses
  28. Récolement post-électoral : les 7 erreurs à ne pas commettre

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