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Elections municipales 2014

Municipales : les DGS engagés, forcément engagés…

Publié le 21/03/2014 • Par Laurence Denès • dans : Actu Emploi, France, Toute l'actu RH

Garants de la neutralité de l’administration, les dirigeants territoriaux réfutent tout engagement. Mais, en coulisse, le rôle de ces loyaux serviteurs de l’exécutif sortant est loin d’être anodin.

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Attention, sujet brûlant ! Ainsi qu’en témoigne le nombre d’interviews refusées, la place des dirigeants territoriaux dans une campagne municipale est loin d’être une thématique ordinaire. La question serait même, selon Pierrick Lozé, DGS à Melun (39 500 hab., Seine-et-Marne), « au cœur de toute la complexité de notre fonction, entre cette neutralité dont nous sommes les porteurs et le politique que nous servons, entre cette continuité de service que nous devons assurer et cette proximité de travail croissante que nous revendiquons ».

Un cap déjà tracé – Certes, « le directeur général des services a pour mission première le fonctionnement du service public, dans la sérénité et l’équilibre républicain », pose le DGS de Montluçon (38 200 hab., Allier), Franck Paulhe. Le cap semble donc tracé… Au DGS d’assurer ainsi le quotidien en cette période où temps politique et temps administratif ont tendance à se percuter.

A lui, également, d’organiser l’accès de l’opposition à l’information et la logistique qui lui sont, de droit, ouverts. A lui, enfin, de défendre les services pris à partie – et cela n’est pas rare – par les challengers. « Plus les directions générales conquièrent l’autonomie administrative, moins elles doivent être impliquées au plan politique », résume le DGS de Montpellier, Jules Nyssen.

Mais l’enfer est pavé des meilleures intentions. Et, très vite, la frontière peut se révéler nettement plus floue. Cela commence par le bilan de mandat. « Exercice normal, attendu et public d’une administration », comme le précise le DGS d’Antibes (75 200 hab., Alpes-Maritimes) et président du Syndicat national des DG des collectivités territoriales, Stéphane Pintre, mais aussi base du premier argumentaire d’un maire sortant.

Viennent ensuite les projections. Là non plus, rien de répréhensible, a priori, « une direction se devant de préparer la suite immédiate avec l’investiture et, plus lointaine, par un calendrier des enjeux et décisions relevant du futur mandat », détaille Anne-Claire Mialot, DGS de la communauté d’agglomération de Cergy-Pontoise (13 communes, 197 200 hab.). Mais que penser lorsque ces éléments fondent le programme de l’équipe en place, programme dont les projets se voient même étudiés, et donc crédibilisés, par les services ?

Enfin, si « le rôle du DGS est aussi de revisiter la gouvernance au fur et à mesure des besoins », ainsi que l’indique Stéphane Pintre, jusqu’où aller dans le contour des délégations susceptibles de s’y inscrire en cohérence ?

Continuité du service – Assurément, « la mission d’un DGS est de travailler jusqu’au dernier moment avec l’exécutif en place ; il ne faut pas confondre rôle et mission », assène le DGS de Saint-Herblain (43 100 hab., Loire-Atlantique), Thierry Gévaudan (lire p. 29). Certainement, « ce ne sont là que des notes techniques dont l’arbitrage et l’exploitation relèvent des élus », souligne Jules Nyssen.
« Assurer la continuité du service passe forcément par l’engagement de nouveaux chantiers et l’organisation de l’exécutif », soutient Marie-Francine François, DGS de pays de Montbéliard agglomération (29 communes, 120 000 hab.) et présidente de l’Association des administrateurs territoriaux de France. Néanmoins, « alimenter l’équipe en place et continuer à réfléchir à des projets est-il une aide à l’exécutif sortant ? La demande émanant d’untel est-elle celle de l’adjoint au maire ou du colistier ? », interroge Pierrick Lozé.
« Alors que la démocratie de proximité a régularisé les réunions publiques, à partir de quel moment s’y tenir relève-t-il moins de la collaboration administrative que d’une caution apportée à une liste ? », lance Stéphane Pintre.
« La vigilance est de mise pour ne pas se laisser “embarquer” », admet Franck Paulhe, tandis que pour Anne-Claire Mialot « ce que l’on fait compte moins que le moment où on le fait, avant ou après le scrutin ».

Ces atermoiements en agacent certains… « Stop à l’hypocrisie au nom de la réserve », clame ce dirigeant francilien qui revendique comme une nécessité (mais à couvert !) le partage des orientations politiques de l’exécutif qu’il sert.

Au-delà des questions calendaires existerait ainsi tout un volet « affectif », « dont le poids dépend du degré de complicité du couple mais n’échappe en réalité à aucun », convient de son côté Marie-Francine François.
« Lorsque l’on a partagé une vision stratégique, on se sent évidemment concerné par la sanction qu’elle recevra des habitants. Tout échec électoral recèle une part d’échec personnel », avoue cet autre.

« Comment se désolidariser soudain d’une équipe avec laquelle on a mis en œuvre un projet durant six ans ? », corrobore Pierrick Lozé, qui ajoute : « Le rôle affirmé du directeur général des services a eu raison du quant à soi administratif ! Il ne peut plus y avoir de mise en distance totale. » Et Marie-Francine François d’appuyer : « Aux DGS militants d’hier se substituent, aujourd’hui, des dirigeants plus stratégiques dont l’implication, moins visible, n’en est sans doute pas moins importante. » « Engagé, forcément engagé », aurait conclu Marguerite Duras…

Deux stratégies opposées

La tentation de l’élection

Michel Roussy, candidat à Arpajon-sur-Cère, DGS d’Aurillac.

Michel Roussy confesse que « le goût de l’intérêt général qui conduit son engagement associatif et professionnel depuis des années se devait de prendre un jour une tournure plus politique ». Depuis 2008 DGS d’Aurillac (27 300 hab., Cantal), l’homme est tête de liste à Arpajon-sur-Cère (6 100 hab., Cantal). « Afin d’exclure toute ambiguïté, j’ai pris trois mois de congés sur mon CET. » prévient-il.
Impossible d’être, dans le même temps, le garant de la continuité du service public et un acteur politique susceptible d’être, demain, vice-président de l’agglo.

Néanmoins, la décision pèse. Car si, en cas de victoire, il anticipera son départ à la retraite, quid de la défaite ? S’étant dévoilé devant les agents dont certains auront été ses soutiens, il aura été un temps un pair du maire sortant et l’adversaire de l’opposition actuelle. « Je ne reviendrai que pour les quelques mois qui me séparent de la retraite et je n’aurais pas fait ce choix plus jeune », admet Michel Roussy, préférant penser plutôt au succès et aux atouts que lui confèrent ses compétences professionnelles.

Le devoir de réserve avant tout

Thierry Gévaudan, DGS de Saint-Herblain

Pour Thierry Gévaudan, DGS depuis 2004 et actuellement à la tête de l’administration de Saint-Herblain (43 100 hab., Loire-Atlantique), la question ne se pose même pas : « Le rôle des dirigeants territoriaux dans une campagne municipale est, de fait, hors sujet puisqu’ils ne doivent aucunement s’impliquer », affirme-t-il d’emblée. Quelles que soient sa sensibilité et la connivence nouée avec l’élu en place, le cadre territorial, comme tout fonctionnaire, est tenu à un devoir de réserve dont il ne peut, à aucun moment, se départir et qui, de fait, conduit à un exercice professionnel sans aucun parti pris. Dès lors, il s’agit donc pour ce professionnel de conduire, en cette période, une action aux bornages très précis, à savoir : « Veiller à la continuité du service public quotidien et à ce que la campagne électorale se déroule dans les pleines conditions d’équité et d’impartialité requises par la République : location de salles de réunion, diffusion d’informations, communication, etc. » détaille Thierry Gévaudan. Et de conclure : « L’important est de ne surtout pas confondre, ici, rôle à jouer et mission à accomplir. »

Un jeu de chaises musicales se prépare

« Le temps des mouvements subis est fini. Désormais, les membres de direction générale acceptent le risque d’une mobilité post-électorale, nombre en font même un accélérateur de carrière. »
A la tête du cabinet de recrutement Raviat et Owen conseil, Sylvie Raviat observe le prémercato 2014. Bien sûr, quelques candidats l’ont déjà contactée afin de « trouver directeur général à leur pied » en cas de victoire. « Mais de très nombreux DGS et DGA m’ont surtout fait part de leur désir de mobilité, quel que soit le résultat dans leur commune », rapporte la professionnelle.

Et si, éthique oblige, ces cadres évitent pudiquement d’évoquer des postes occupés par des collègues, « cela s’agite beaucoup autour des villes dont on sait le DGS prochainement en retraite ».
Cabinets, candidatures spontanées, réseaux personnels… les cadres font feu de tout bois pour franchir l’étape, aidés en cela – et c’est une nouveauté – par une très forte médiation associative facilitant la dynamique par des rencontres avec les cabinets et le CNFPT-Inet, voire, pour le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales, des accords signés (lire « La Gazette » du 24 février, p. 9).

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Municipales 2014 : l’effet domino pour les DGS, les agents, les collectivités, sur fond de rigueur

Sommaire du dossier

  1. La droite va entrer en force dans les métropoles
  2. La moitié des grandes intercommunalités changent de tête
  3. Les associations d’élus vont, aussi, changer de tête
  4. Alternance : les rudes lendemains des DGS
  5. Fonction publique : vers un mercato d’envergure où les places vont être chères
  6. Alternance : étranges ambiances dans les services
  7. Mairies « FN » : le syndicat des directeurs généraux sera « vigilant »
  8. Municipales 2014 : Le tour des régions les plus emblématiques
  9. Municipales 2014 : quels enseignements tirer du vote (et non-vote) des banlieues ?
  10. « La campagne des municipales est marquée par une forte dépolitisation »
  11. Comment les communes se préparent aux nouveaux modes de scrutin
  12. Election des délégués communautaires : « C’est loin d’être limpide »
  13. « L’intercommunalité éloigne les candidats de la politique partisane » – Jean Pierre Sueur, sénateur
  14. A Hénin-Beaumont, les fonctionnaires territoriaux sur le qui-vive
  15. A Forbach, les fonctionnaires territoriaux face à l’hypothèse Front national
  16. Municipales : ce que les maires FN veulent faire en matière de sécurité
  17. Quand les fonctionnaires territoriaux deviennent des cibles électorales
  18. Municipales : les DGS engagés, forcément engagés…
  19. « Minimiser les problèmes d’insécurité fait le jeu du Front national » – Bernard Alidières, géographe
  20. Femmes têtes de liste pour les élections municipales : carton rouge aux formations politiques
  21. Campagne municipale : combien ça coûte ?
  22. L’emploi s’impose dans la campagne électorale
  23. L’interco, passagère clandestine de la campagne des municipales 2014
  24. Municipales : les impôts locaux, un thème prisé des challengers
  25. Municipales : la sécurité, un thème de plus en plus consensuel
  26. Comment les candidats se positionnent vis-à-vis de la lutte contre l’homophobie
  27. Municipales : les réseaux sociaux à deux vitesses
  28. Récolement post-électoral : les 7 erreurs à ne pas commettre

Thèmes abordés

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Commentaires

Municipales : les DGS engagés, forcément engagés…

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X.NELSON

27/03/2014 04h53

Les DGS qui ont agi sur leur collectivité dans un rôle de management effectif des services sont généralement pris à partie eux-mêmes par l’opposition au sortant … qui espère ainsi s’attirer les bonnes grâces d’une partie du personnel municipal. La solidarité avec le sortant est la règle non hypocrite de notre fonction : emploi fonctionnel sur un siège éjectable nous partageons évidemment le bilan du mandat qui par bien des aspects est aussi le nôtre.
Il faut donc rester dans une position de réserve car nous ne sommes pas élus, c’est une réserve formelle qui a son importance mais en aucun cas une neutralité . Nous ne montons pas sur la tribune, mais ne sommes pas non plus les muets du sérail … Le soir de l’élection nous vidons ostensiblement notre verre de champagne !

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