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Démocratie locale

Les ch’tis mettent leur alimentation sur la table

Publié le 20/03/2014 • Par Emmanuelle Lesquel • dans : Régions

Et qu'est-ce qu'on mange demain ? Le conseil régional Nord-Pas-de-Calais organise un grand débat régional sur l'alimentation. Lancé vendredi 14 mars 2014, le débat, qui va durer 3 mois et demi, vise à redonner plus de maîtrise aux acteurs locaux sur les systèmes d'alimentation.

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Une grande bouche ouverte. Sur les affiches annonçant les différentes étapes en région et sur le site « Et demain qu’est-ce qu’on mange ? », la bouche invite jusqu’au 27 juin au débat.

Diagnostic partagé – Objectif : élaborer un diagnostic partagé et identifier des pistes d’actions collectives permettant d’évoluer vers des des systèmes d’alimentation plus durable. Dans le Nord-Pas-de-Calais, qui possède une agriculture forte, le débat est de suite monté très haut. Prés de 200 agriculteurs de la fédération régionale des syndicats d’exploitants (FRSEA) sont venus manifester à la journée de lancement du 14 mars de ce grenelle régional de l’alimentation.

Premier débat houleux – « Les débats ont été un peu houleux au début. Puis petit à petit les gens se sont écoutés. Il est très rare de réunir en face à face agriculteurs, associations, distribution ou responsables de restauration collective », note Myriam Cau, vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais chargée du développement durable, de la démocratie participative et de l’évaluation.

Qualifier les participants – L’objectif de la méthodologie développée par la région au travers son instance de débat public (voir encadré) est d’obtenir un débat de qualité permettant de qualifier les participants. « Il s’agit de donner les moyens à chacun de pouvoir étayer son argumentation (ressources documentaire, experts, …). Les cahiers d’acteurs permettent notamment d’aller aller au fond choses, de passer au dessus des simples postures », explique Myriam Cau.

Représentants de la restauration collective – Pour rassembler les interlocuteurs la région a déjà fait un gros travail en amont. Par exemple pour avoir des représentants de la restauration collective, elle a mené un travail pour aider ces acteurs, souvent peu entendus, à se fédérer. « Le soin porté à la gouvernance du process par la région est très important. Il s’agit que tout le monde soit entendu. L’objectif n’est pas de définir ce que la région veut mais bien ce que veulent les acteurs du territoire », souligne Markéta Braine-Supkova, présidente de l’IUFN (International urban food network) et membre de la commission spécifique chargée de suivre les débats.

Dynamique internationale naissante – Unique en France à cette échelle, l’initiative de la région s’inscrit dans une dynamique internationale naissante. « De plus en plus de collectivités se ressaisissent de ces questions et constatent qu’elles ont tout à y gagner. L’alimentation est un fil rouge qui permet de donner de la cohérence aux politiques publiques », note Markéta Braine-Supkova.

Santé et alimentation et autonomie alimentaire – Santé et alimentation et autonomie alimentaire en région sont les deux thèmes retenus pour les débats. « Ces deux sujets représentent deux facettes inexplorées de l’alimentation sur lesquelles nous avons besoin d’intelligence collective et d’avis éclairés afin d’imaginer un nouveau système plus en phase avec les enjeux du développement durable », note Myriam Cau qui ajoute que la région collectionne malheureusement les records d’obésité, de maladies cardio-vasculaires ou de cancer.

 Circuits alimentaires de proximité – Réchauffement climatique, insécurité alimentaire, précarité des agriculteurs, … « Le systéme alimentaire actuel à atteint ses limites. L’objectif est de co-construire avec tous les acteurs une nouvelle politique permettant notamment un rééquilibrage des circuits alimentaires de proximité », résume Jean-Louis Robillard, vice-président en charge de l’alimentation, de la régionalisation de l’agriculture et de la ruralité.

En plus de la journée de lancement, 5 débats vont avoir lieu en région et un site internet est à disposition. A terme, la région espère pouvoir identifier les points convergents et ceux qui font désaccords afin de pouvoir monter une politique publique efficace et cohérente.

Le Nord-Pas-de Calais crée la première instance régionale du débat public

« Nous sommes la première région de France a avoir mis en place cette instance de débat public. Elle est calquée sur le fonctionnement de la commission nationale du débat public (CNDP) avec des commissions spécifiques au débat et des cahiers d’acteurs », explique Myriam Cau vice-présidente de la région Nord-Pas-de-Calais chargée du développement durable, de la démocratie participative et de l’évaluation. Contrairement au CNDP cette instance ne traitera pas uniquement de grands projets mais abordera aussi des sujets plus sociétaux comme celui de l’alimentation. Avant de lancer ce premier débat régional, l’instance s’est fait la main sur un premier débat de 4 mois, limité à un seul territoire, et dédié à l’usage du numérique. « L’instance a un budget suffisant pour organiser chaque année un, deux voire trois débats régionaux bien outillés », se félicite Myriam Cau.

Trois laboratoires territoriaux

Des travaux concrets sur ces thématique sont déjà menés en région. Trois « laboratoires territoriaux », soutenus à hauteur de 450 000 euros chacun par la région, mènent déjà diverses actions. Objectif : explorer des pistes d’amélioration du système alimentaire (sensibilisation à la consommation de légumes, lutte contre le gaspillage alimentaire, approvisionnement local, …). « Un référentiel de l’alimentation durable est aussi en cours de rédaction», ajoute Jean-Louis Robillard.

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